Qui est le véritable Auteur et observateur?
Publié le 18 Juin 2025
Le muable (ce qui change) ne peut être perçu que par l’immuable (ce qui ne change pas). L’être, muable en toutes ses qualités, ne peut être perçu que par l’immuable Êtreté, qui, en ArkhêoHiéroKosmogamie, est "l'Éveillé qui a éprouvé l'Onction divine, métaphysique, c'est à dire, la Connaissance". Cela signifie que tout ce qui change (le corps, les émotions, les pensées, les phénomènes du monde) ne peut être véritablement connu, reconnu ou perçu que depuis un point de vue qui, lui, ne change pas. Si l'observateur lui-même changeait constamment, il ne pourrait établir la moindre continuité ou compréhension du changement. Il faut donc une conscience stable qui traverse la conscience ordinaire, classique que tout le monde connaît (la même chez tout le monde), une présence immuable, pour voir le mouvement. L’individu, dans ses aspects psychologiques, physiques ou existentiels, est constamment en transformation : il pense différemment, ressent différemment, change de corps, de perception, etc. Il est donc muable dans toutes ses qualités, jamais exactement identique à lui-même d’un instant à l’autre. Nous l’avons exprimé à maintes reprises, le terme "Êtreté" renvoie à un principe ontologique fondamental, au cœur même de l’être individuel : une forme d’être pur, stable, non conditionnée et permanente.
Seule cette Êtreté, immuable et silencieuse, peut réellement voir les changements de l’être, parce qu’elle ne participe pas elle-même à ces changements. Tragédie ou Comédie ? L’idée d’être n’est pas l’actrice ni l’observatrice de l’ensemble des changements. La connaissance véritable du changement exige un fondement qui, lui, ne change pas. Nous ne pouvons être conscients de notre propre transformation (physique, mentale ou spirituelle) que parce qu’il existe, en nous, en deçà de nous (et non pas "au-delà), au cœur du cœur biologique, une présence qui reste elle-même immobile et intemporelle, l’immuable Êtreté imbibée de l'Être, Lui-même émanant du Non-Être. C’est ce regard intérieur, silencieux, non affecté, qui perçoit tout sans jamais être modifié.
Qui voit le photographe qui photographie un photographe ? Qui est avant ?
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