Publié le 29 Juin 2021

hiérokosmogamie

Le problème de la langue écrite.

La plupart des textes que je suis appelé à rencontrer n’ont pas été révélés en français, mais en hébreu ou en araméen puis transcris en grec ancien, puis en latin et par suite dans l’ensemble des langues de l’humanité. Certains termes ne trouvant pas d’équivalents ou tout du moins d’échos d’une langue à l’autre, les traducteurs, pour pouvoir transposer dans la langue cible, devaient soit Entendre en eux la résonnance la plus proche, ce qui demandait de s’effacer derrière la traduction, soit forger un nouveau terme avec plus ou moins de réussite, soit dévier le terme en l’employant tel quel ou à quelques nuances près. Méthode qui interdisait toute compréhension réelle de ce terme qui, par définition, n’existait pas dans la langue en laquelle il apparaissait. Ce fut notamment le cas avec la traduction française de certains termes grecs.

S’il a été souvent difficile pour les traducteurs sérieux de définir un mot de force et de nuance égales au terme originel, la nécessité était de ne pas briser le rythme général et l’inspiration première.

C’est ce problème qui se pose dans l’emploi que je fais de certains mots ou que je ferai par la suite dans ce blog. Ils peuvent paraître hors de propos pour une personne à distance de la Hiérokosmogamie. Ce n'est indépendant de ma volonté et en aucun cas un désir de complexification. Je pense notamment aux mots « Aujourd’hui », « Naturel », « Amour »…en réalité, je tente d’approcher au plus près la genèse des termes les plus importants, de rejoindre leur lieu d'accouchement et de tenter d’en Entendre le Souffle, la résonnance, la vibration. 

Mais,

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Publié le 28 Juin 2021

La part inconnue en l'être humain.

…Moïse entre en relation avec JE SUIS, mais il n’est pas Mashiyach, il ne devient pas Christ, il n’est pas « Oint du Seigneur ». Il y a une distance entre Moïse et Je Suis. L’unification Père/Fils/Fils/Père n’est pas accomplie. Il faudra attendre l’apparition de Yéchoua/Jésus pour que cela survienne et que la « méthode » (grec méta « sur », et odos « voie ») nous soit livrée. Mais l’apparition de Yéchoua ne pourrait être révélée si n’était pas révélé avant lui le dernier Prophète annonciateur : Jean le baptiste.  Jean le baptiste est le pont, le médiateur entre « l’ancienne » et la « nouvelle » Alliance. Il est le premier à annoncer un nouveau possible d’émergence, la Malkoutah di Schémaïa (la Royauté du Ciel), la réalisation du point culminant, le zénith de la Raison d'être : le Mashiyach, le Christ en l’être devenu Êtreté en tant que Fils de l'Être Suprême.

C’est bien cela, dans un nouveau langage et une nouvelle fonction opérative adaptée à notre temps, l’hypothèse proposée par la Hiérokosmogamie : il y a bien un Principe Primordial/Substance Naturelle sans début et sans fin qui émane une Intention Naturelle porteuse d’une Information Naturelle parcourant -par sensibilisation- ce qui est nommé « évolution » jusqu’à l’être et, quelques fois, jusqu’à l’Êtreté-Christ Total, Universel, Cosmique. L’Homme-Êtreté qui se mire dans la Substance Naturelle et qui se reconnaît comme étant l’Intention Naturelle même. Jusque-là, la descendance génétique (générationnelle) est l’unique Alliance. Ce point lumineux où deux états ne sont plus différenciés nous ne le trouverons pas à l’extérieur.

L’état Mashiyach/Khristos/Christ/Fils en l’Homme Total en tant qu'Êtreté est le nouveau germe d’un nouvel épi. Le secret enchâssé dans cette éternelle question « pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien » réside dans l’universalité éprouvée de l’Homme.

L’Homme à une double filiation :

La première filiation, qui paraît bien être unique, est biologique et génétique et institue la continuation des corps informés par des messages contenus dans l’ADN et l’ARN. Il y a réception d’informations corporelles et psychiques constituant la famille humaine d’une part et la famille sociale en ses différents degrés d’autre part. Cette réception d’informations influe fortement sur les us et coutumes. Il y a donc « continuation des corps » et « continuation psychique ». Les parents transmettent à leurs enfants une information rigide et non ouverte, une transmission dont il sera difficile de se dégager. Cette information psychophysique ne pourra dévoiler sa nécessité d’être que par l’intromission d’une Information qui lui est supérieure : la deuxième filiation, "l’ADN Intention Naturelle" en tant que sensibilisation du Principe Primordiale/Substance Naturelle. Une communication qui passe d’une raison éduquée à une Intelligence profondément intuitive. À la différence de la première filiation, cette filiation porte l’Homme entier, Total, vers un nouveau niveau de fructification. Son action libératrice passe par l’Écoute et l’Entendement. Non pas l’écoute et la copie de ce qui est écouté, mais l’Écoute de ce qui est Entendu qui s'élève des abîmes "intérieures". Or, dans ce cas, ce qui est Entendu est neuf. La transmission directe de l’Information Naturelle produite par l'Intention Naturelle produit en la vastitude de l'esprit une pensée impersonnelle qui engendre des capacités nouvelles. 

                                     © Serge Simonotti

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Publié le 26 Juin 2021

La surprenante perception de la Vérité

dans la Hiérokosmogamie.

La Vérité dont je parle est une sortie de l'oubli de soi, non un dogme -sens moderne du terme- se rapportant à une chose qui ne peut changer. Elle est un dévoilement, au sens propre, une levée des voiles qui opacifient le regard en l'arrêtant aux contours du monde. Nous prenons ces contours pour réel en tant que synonyme de vérité (sens banal du terme), nous regardons à distance, chosifions la perception en la nommant, nous tombons dans la fascination pour le spectacle, qu'il s'agisse du monde dit extérieur ou de notre monde dit intérieur. Ce que nous sommes intimement s'oublie, se dilue dans le spectacle. La Vérité, comme le révèle le grec ancien aléthéia, est non-oubli. Si la fascination pour le spectacle endort l'homme dans un sommeil oublieux, la Vérité, en tant que non-oubli, est réveil et reconnaissance de l'identité originelle. Elle est saisissement, bascule du regard en lui-même, Vision neuve.

Mais cette sortie de l'oubli est un paradoxe : le retour en soi est également oubli de l'aimantation imposée par les éléments fluctuants du monde, il est retour dans un espace sans temps, sans mémoire, sans concepts d'un monde de localisations, sans concept moi/je ! Une vastitude dans laquelle on a l’impression de tomber alors qu’il s’agit d’une expansion sans limites.

L'oubli de soi par la fascination du monde vient d'une sorte de mouvement de translation qui nous déporte vers l'objet dont le sens étymologique est ce qui est placé devant, donc à distance. Le déplacement subtil qui s'opère dans cette distance fait que l'on perd le ressenti de la vastitude sans contours que nous sommes. Celle-ci étant remplacé par une considération de soi, une idée d’être et notamment d’être sujet face à des objets.

Pour percevoir ce déplacement, cette translation, il faut avoir "ressenti" l'espace à partir duquel il s'opère, la légère tension, la contraction qu'il génère et d'autre part ressenti l'aimantation générée par un "objet" (désir, besoin, possession...); quand la translation, l'aimantation cesse, l'être ne cherche pas à prendre, à garder, à identifier ce qu'il perçoit. 

La Vérité n’est pas stagnation. Elle fait apparaître clairement les constructions mentales, elle donne à ressentir de façon palpable le déplacement, le mouvement de translation qui s'opère en soi (aimantation) et qui fait tomber dans l'oubli de soi. Autrement dit, il révèle ce que nous ne sommes pas. Elle est "non-oubli", car elle crée une Trace, un fil que nous pouvons tenir pour passer d'une habitude de séparation à un nouveau mode d'être.

Le premier stade du non-oubli est de rester ancré dans l'Intuition qui s'élève naturellement en soi  et qui émerge de l'au-delà du mental, de l'intellect, de l'acquis. En somme, l'apparition d'une donnée "étrangère". 

aletheia (ἀλήθεια) : vérité - [dévoilement, dés occultation, découvrement] (en grec, a- est un préfixe privatif)

                                      © Serge simonotti

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Publié le 25 Juin 2021

Art du Vivant

Art de peindre

Le chant pictural intérieur

Nous voici en présence d’un moment particulier, la mise en relation de l’Art du Vivant et de l’Art de peindre. Appelons cela  une Philosophie de Vie nouvelle. Cette philosophie n’est pas « nouvelle » en soi, mais peut-être est elle nouvelle pour vous. Et l’art de peindre servira ici d’exemple. Mais ce sera plus à l’intérieur des notes et réflexions des peintres que des peintures elles-mêmes que nous trouverons ce trésor que recherchent les fidèles en pure spiritualité ; la force d’âme (Souffle de vie non palpable: hébreu Neschemah qui est l’enthousiasme qui nous fait accepter "l'inconnu profond". Cet enthousiasme qui fait pénétrer souvent dans une sorte d’inconscience de soi-même tant la nécessité de l'œuvre, par la profonde fascination intuitive que nous en avons, nous remplace en nous-mêmes. L’impression intérieure devient notre visage, et ce visage se reflète à l’extérieur. En réalité, nous n’y sommes pour rien. La mouvance de l’acte se suffit à elle-même, la mouvance du pinceau est l’éclair de l’Esprit qui souffle où il veut. Un vaste Silence, un vaste repos tient le mouvant pinceau, le mouvant outil, quel qu'il soit. Certains peintres, écrivains... artistes le savaient.

Il en va ainsi pour tout ce qui à travers la plus ou moins grande clarté de l'être se manifeste.

L’important est là : être présence respectueuse envers la Présence qui œuvre. C’est tout le sens que j’accorde aux Rencontres organisées autour de la Hiérokosmogamie. Et cela transparaît en plusieurs articles. Il y a en cela Foi et Religiosité si ce terme est accepté dans son sens premier, c'est-à-dire, non-humain.

Les fondements d'une Métaphysique de Vie Nouvelle ne sont pas une spéculation intellectuelle ou philosophique, mais, selon l’ancien terme, l’Art du Vivant. Et si l’art, comme nous le concevons, est un démarchage intérieur, l’Art du Vivant est une marche en soi, une descente dans les profondeurs de l’être jusqu'au dépassement de ses propres enfers pour une remontée en pleine Lumière.

Le paradoxe de cet Art tient en ceci ; c’est une qualité  d’Intention interne déterminée (préétablie) qui éveille le démarchage intérieur et donne naissance à un climat - saisissement influent et élan global, non dirigé - qui imposera sa signature dans l’agir extérieur. Dans le cas de ce texte, une peinture. Mais identique qualité d’Intention dans le cas d'une intimation spirituelle véritablement sincère (lucide). Cette mouvance, perçue en tant que vastitude, est un vase clos dans lequel intérieur et extérieur (totalité de l’être) se contemplent, étant à la fois producteur et consommateur d’une transmutation : l’être s’offre en nourriture à lui-même. Comme le grain lors de sa descente en terre. Une descente portant en elle les prémisses de l'élévation vers l'épi. 

Cette « Trinité », Art du Vivant/Art de peindre/Œuvre, mais également Art du Vivant/Art de Vivre/Agir-Œuvre, naît d’un espace unique et primordial, le fond commun à toutes individualités, l’Êtreté voilée (si peu révélée). Y a-t-il une séparation entre ces trois éléments ? Du point de vue de l’intellect, de la raison et des sens dont  leur  véritable fonction est détournée par les conditionnements, la réponse est « oui ». Du point de vue de l’Êtreté, dont tous les parfums sont intuitifs, et dont est déraciné l’aveuglement dû à la forme, la réponse est « Non ». Ce "Non" se doit d'être Entendu en tant que porteur d'un "OUI inconditionnel".

Dans la série les meules, le peintre Monet ne propose plus ce qu’il a vu par les sens ordinaires, mais la sensation (impression que la scène a éveillée en lui). Ce qui est donné à voir est la manifestation d’une sensation profonde, active, envahissante et jaillissante. Suffisamment jaillissante pour s’emparer de l’originalité  « Monet ». Par un au-delà des sens ordinaires, le motif, un paysage et une meule de foin à une certaine heure de la journée, est, en quelque sorte, éloigné de sa forme, rendu translucide, laissant avantage à la Substance Naturelle qui la compose.

Monet; les meules, effet de gelée blanche 1889.

Il en va ainsi pour celui qui, en lui, laissant libre cours à la sensation vertigineuse, s’efface pour qu’elle puisse tirer profit de son absence, pour qu’elle puisse porter l’agir ordinaire -raisonnable- dans la lumière tranchante de la Présence qui œuvre

Dans ses carnets de notes, Monet écrira :

« Je poursuis un rêve, je veux l’impossible. Les autres peintres peignent un pont, une maison, un bateau…et ils ont fini. Je veux peindre l’air dans lequel se trouvent le pont, la maison, le bateau. La beauté de l’air où ils sont, et ce n’est rien d’autre que l’impossible. »

Et c'est bien cet impossible pour les sens et l'intellect dont le chercheur spirituel sincère à soif.

Si aujourd’hui « l’œuvre » est une peinture, cette « œuvre » peut prendre la forme de l’action qui s'établit d'elle-même. De l’acte le plus simple de notre existence quotidienne à l’acte le plus fort, éplucher des pommes de terre, écouter vraiment ses enfants, marcher dans la rue ou  marcher sur un fil entre deux falaises, c’est l’état de l'esprit, la qualité de l’Intention interne -personnelle ou impersonnelle- qui fera que l’acte est un simple acte composé d'un début et d'une fin (c'est-à-dire étriqué) dans la continuité de la journée ou dans la continuité des désirs, ou qu’il est le résultat (chef-d’œuvre) d’une liaison entre l’invisible sensation parfumée et la raison ( la visible et palpable technicité par la logique) qui Écoute, Entend, Voit et laisse se produire. Dans ce cas, le terme "raison" disparaît remplacé par d'Esprit. Comme dans le cas de Monet, l’œuvre manifestée est « l’objet dans le miroir », le reflet de notre climat intérieur et de notre véritable qualité d’Intention.

 

  Kandinsky; Carrés et cercles concentriques (1913).

Kandinsky, à sa façon, exprimera mon ressenti :

« La faiblesse du manque d’âme avec le temps empire et devient de plus en plus apparente au point d’ôter absolument toute valeur à des œuvres qui techniquement peuvent être très satisfaisantes.» Oui! Et ceci vaut pour toutes œuvres, c’est-à-dire, tout Agir quel qu’il soit. Il s’agit donc bien là de la vision du danger de la banalité, de la rémission des Forces Naturelles et de la victoire de l’artificielle logique raisonnante dans laquelle la Naturalité (l’Originel) est étranglée. Si logique, raison et règles avaient été les « conducteurs » du climat intérieur et de la qualité d’Intention interne à Monet, Kandinsky ou Cézanne, quelles œuvres nous auraient-ils laissées ?  Kandinsky vivra intérieurement cette absolue nécessité de la liberté sans laquelle rien de neuf, aucune Métaphysique de Vie Nouvelle ne peut naître : « Quelque chose ne pourra croître que sur un sol libéré… Seule la liberté nous permet d’accueillir l’avenir. »

Quant à Cézanne, l’Art de Vivre et son Élan, il les vivra et les exprimera ensuite :

« Si ma toile est saturée de cette vague cosmique qui m’émeut, moi, qui me rends meilleur, elle ira les toucher en un point peut être qu’ils ignorent de leur sensibilité.»

Cézanne est avance sur son temps, mais il ne le sait pas. Par cette Intuition naturellement intervenue, il est métaphysicien ou physicien quantique: il réduit le temps et l'espace et englobe tout! Peut-être pense-t-il à ces contemporains; mais cette vague cosmique, elle m'émeut au même titre que lui. Cézanne me connaît, je suis potentiellement en lui, il est potentiellement en moi. Nous sommes une Totalité 

C’est une approche de cet Art de Vivant que je propose aujourd’hui lors des Rencontres articulées autour de la Hiérokosmogamie: Osez laisser le champ libre, ne  plus faire par soi-même, c'est-à-dire par l’état ancien, le vieil homme de Paul de Tarse, laissez la Liberté impersonnelle nous élever au-dessus du connu carcéral. Osez l'expérience du repos de soi, d'une simplicité isolée du soi connu.

                                      

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Publié le 23 Juin 2021

L’Homme Mashiyach/Khristos/Christ/Fils.

 

Il est admis aujourd’hui qu’il y a eu un début, un point initial, un point d’expansion en lequel tous les éléments d’une fructification à venir se maintenaient en suspension, en promesse. Il est admis qu’ensuite il y eut apparition d’éléments contenus en substance dans la promesse, une fructification ininterrompue. Ce processus ne peut être assimilé à une relation de cause à effet, mais à ce que je nomme propriétés émergentes

B étant déjà en latence dans A d’une part, et C déjà en latence dans B, ce qui soutient que C est déjà déterminé dans A, donc, tout est déjà déterminé en A.

Une sortie/entrée en vue d’une nouvelle sortie pour une nouvelle entrée. Croire le contraire serait vouloir oublier que le processus de mort intervient toujours avant le processus de vie. Il faut bien que, lors de la formation d’un nouveau corps humain, un ensemble de cellules meure pour qu’une main apparaisse en lieu et place de ce qui n’était qu’une boule de matière. Il faut que la plante soit broyée si l’on veut concevoir un élixir guérisseur et il faudra fouler le raisin pour obtenir, après un lent processus, le vin. Il faut qu’une crucifixion soit expérimentée avant que ne s’installe un processus de résurrection. Il est essentiel que la semence meure pour que puisse apparaître le germe puisque, en fin de compte, elle est l’unique réserve de nourriture. L’existence qui nous incombe de vivre pleinement est l’unique nourriture dont nous disposons pour Naître, Croître et Être Nouveau. Ceci est le secret de toutes interrogations sur les éléments de l’existence qui incombent à chaque être: l'être doit se consommer lui-même s'il ressent la mystérieuse nécessité de ce qu'il ne peut nommer encore -puisqu'il ne l'est pas- l'Êtreté.

La Hiérokosmogamie ne partage donc pas le concept de commencement ce qui obligerait à admettre un concept de fin. A serait le commencement, et Z la fin, une fin sans rapport avec A. Dans ce cas, il faudrait oublier toute notion de Totalité d’Unité. L’être -à sa façon- est en constante genèse, en constant commencement, une constante « potentialité étirée en avant », et qui se voit manifesté dans l’Aujourd’hui. À l’instant où cela apparaît cela était déjà dans un Aujourd'hui de toute éternité, puis cela s'établit en un temps décisif. Un temps où passé et futur (toujours hypothétiques) sont obsolètes.  

La finalité, ce n’est pas l’être dans sa relation avec l’ensemble de la typographie ADN et ARN qui incombe en partie au corps, en partie au psychisme, pas plus que l’être dans sa relation psychofamilial par les liens du sang, c’est l’Êtreté, l'Homme Total, Entier, Universel dont le visage se ré envisage dans le Visage de ce que je nomme (avec le plus grand respect) Principe Primordial/ Substance Naturel -aussi nommé Père- en tant que point de naissance. C’est l’Homme dont la Mémoire Originelle s’est déliée des mémoires psycho-mythiques saturées d’historicité. La finalité sans cesse renouvelée c’est l’Homme-Origine, c’est l’Homme qui Connaît, qui Reconnaît, qui Voit et se trouve imbibé de cette Re-Connaissance au point de la devenir. Il est le Verus homo vero unitus Deo, le véritable Homme véritablement uni à Dieu. C’est l’Homme-Mashiyach, l’Homme-Khristos/Christ/Fils. C’est l’Homme-Semences dont les graines nouvelles (Paroles/Agir) annoncent une nouvelle émergence de la loi spirituelle, de nouvelles propositions, une nouvelle façon d’Être en soi et d’Être au monde. Il était corporel il y a 2000 ans, il est spirituellement Vivant en l'Aujourd'hui de toute éternité.

Le Principe Primordial-Substance Naturelle inconnaissable en lui-même, se dédouble, s’emporte sans se quitter et se sensibilise (apparition d’une étendue en fructification constante) avec son Secret -son état le plus supérieur qu'il puisse offrir   à chaque instant, l’Homme Oint, l’Homme Mashiyach/Khristos/Christ/Fils, pour peu que l'être psychique, l'âme psychique se détourne de se aimantations diverses et distrayantes et regarde dans sa "direction".

Le dédoublement et la sensibilisation évoqués constituent l’acte même d'instauration (terme préféré à création) de tout ce qui est. Non en premier lieu l'instauration du monde, mais l’omnipresentia du Sentiment d’Êtreté, de l’état d’Être, cette Connaissance sans cesse expérimentée que Je Suis sans qu’aucun autre mot puisse se surajouter à cela. Connaissance tellement présente qu'elle en paraît normale, ordinaire.  Le Sentiment d’Êtreté était là avant la conscience conventionnelle instaurant la pluralité du monde. Mais il fallait une contrepartie, un « monde », un ensemble d'évènements, de corps doués d’une ingéniosité complexe et d’une mouvance continue pour pouvoir pressentir un Repos, un Silence, une Simplicité propre au Sentiment d’Êtreté Témoin de la multiplicité et des fluctuations qui se dévoilent, se manifestent, se créent constamment devant lui.

 

    © Serge Simonotti

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Publié le 23 Juin 2021

Le respect fondamental de l'homme envers lui-même est de vivre dans la foi de ce qui s'est authentifié naturellement dans ses entrailles au-delà de toutes contingences.

La Hiérokosmogamie, je l’ai déjà dit, est présentée comme une hypothèse. C’est pour cette raison qu’elle est mère de toutes les émergences possibles en l'être qui la regarde et l'Écoute. C’est dans ces émergences dénuées d'extériorités étrangères que se tient l'aléthéia intuitive. Quand "l'étranger" survient et entre dans la maison psychique, il installe des vérités stagnantes plastifiées qui, d'autre part, ne peuvent atteindre les racines propres de l'être. L'être qui en tient compte se déracine lui-même!

La méthode de la Hiérokosmogamie est Simple: 40% d'Écoute extérieure; 60% d'Écoute intérieure; Silence contemplatif de ce qui s'est élevé; expression complète de ce qui a été contemplé.

L’aléthéia de la Hiérokosmogamie est Fidès Foi, fidélité, fermeté, constance en ce qui s'est élevé naturellement en l'être. C'est cet "éprouvé" intime qui soutient ce que je nomme Qualité d’Intention en tant qu'écho de la pureté de l’Intention Naturelle.

En vérité je vous le déclare, si un jour vous avez la foi et ne doutez pas…Évangile de Matthieu 20, 21 TOB.

Le verset de la Peshitta est plus explicite : Amin, je vous le dis, si la foi est en vous, et si vous ne vous désunissez pas…

On ne doit avoir Foi quand la conviction pénétrante de l’existence d’une réalité éprouvée confidentielle et indépendante de toutes les émanations extérieures. Cette réalité devient flagrante lorsqu’elle se déverse hors de nous lors de son animation en paroles ou actions. À ce stade, c’est cette réalité que nous sommes, qui est notre nouvelle identité, une réalité devenue identité et dont les actions qui la définissent sont notre Signature, notre Nom véritable. C’est elle qui est à la fois le socle animant et la force propulsive, le refuge et l’élan. J’ai en cela, de façon à la fois voilée et révélée (ce qui reste mystérieux), une confiance absolue et indéracinable :

la Foi est l’apparition, l’émergence d’un climat qui vient à l’existence, puis d'un état déclaré. Elle est la preuve cruciale de l’omniprésence qui a fait naître.

 

 © Serge Simonotti  Simon-Pierre et Jean courant vers le tombeau de Jésus. Eugène Burnand (1850-1921). Musée D'Orsay, salle 55.

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Publié le 22 Juin 2021

Le passage de la vision portée à l'extérieur (localisation/idée d'être)

à la vision tournée vers l'intérieur (globalité/raison d'Être).

L’idée d’être: grec idéa; «image d'un objet ou d'un être tel que les sens la perçoivent». Or, l’idée n’est pas la Connaissance et l’idée de soi, la considération qu’a de lui-même l’être particulier n’est pas la Connaissance d’un tout-soi impersonnel. La Connaissance EST le véritable Être réel, la Véritable Êtreté réellement indissoluble d’un Principe Primordial-Substance Naturelle Lui-même indissoluble de l’Êtreté.

La Raison d’Être: une Intention Naturelle engendre en l’être psychique (l'âme psychique) le désir de se connaître au-delà de ce qu’il perçoit de lui-même. Connaître la véritable Raison de son existence au-delà (ou en deçà)de la conception ordinaire. La Connaissance charnelle (éprouvée) de la Raison d’Être -l’Êtreté- permet de Voir l'ivresse des passions, les sentiments papillonnants, les désirs duplicateurs et le calcul mental (mental calculateur). La Connaissance charnelle de la Raison d’Être est seule capable d’engendrer -en réalité- «l’ordre des priorités» et «la qualité  d’intention» que j’ai déjà eu l’occasion de proposer dans une note antérieure.

   © Serge Simonotti

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Publié le 22 Juin 2021

 

La non-productivité au sein de l'hypothèse Hiérokosmogamie.

Une sorte de Shabbat.

 

La philosophie propre à la Hiérokosmogamie paraîtra probablement ringarde face à la prolifération d'un marketing proposant des cours accélérés, des leçons spirituelles prédigérées et préenregistrées orchestrées la plupart du temps par des éveillés autoproclamés... il y a quelques personnes sincères, c'est à dire dont l'essentiel est l'Autre et non des raisons personnelles conscientes ou inconscientes. Il n'y a pas ici de jugements ou un quelconque grincement de dents. Tout est maître. Je le rappelle, la Hiérokosmogamie se doit d'être une hypothèse non une certitude. Elle n'apporte rien sinon la soustraction possible de la considération de l'idée d'être que l'on a dans l'aujourd'hui et dont toute l'existence découle si un bâton n'est pas placé dans sa roue.

Alors que les maîtres-mots devraient être simplicité naturellenon-productivitélenteur; ils se voient remplacés la plupart du temps par achats/ventes, productivitéefficacité, rapidité, mise en avant (percevoir des changements rapides en vue d'un bien-être la plupart du temps)  et, ce qui est probablement le plus nocif, l'exemple à suivre, ce que l'on nomme aujourd'hui les influenceuses et influenceurs!!! L'influence prouve que la racine essentielle en soi est coupée d'une part, et d'autre par que l'enracinement psychique -l'âme personnelle- est sec. Nous sommes dans ce cas face à une des contingences de la société moderne, le volontarisme lié à un ou des buts bien précis à atteindre pour soi. Pourtant, le fondement essentiel, le principe de base dont tout découle paraît être, a contrario, la non-productivité, c'est-à-dire un épanouissement naturel ( dans le sens de "inné", non produit par les sens ou l'intellect et sans caractère héréditaire: ce qui est Originel et présent à la naissance en l'âme, à ce stade encore Âme du Monde, universelle) qui se voit être simple. Il n'y a ici aucun vouloir productif et aucune intention programmée.

Bien qu'il y est Rencontres régulières, la Hiérokosmogamie n'enseigne pas, si l'on s'en tient au sens de "transmettre un savoir de façon scolaire". A contrario, elle propose à l'esprit-Esprit en chacune et chacun de ne rien anticiper, de ne rien tenter de maîtriser, mais d'entrer dans une Écoute profonde et naturelle. Ce qui oblige à renoncer à toute ambition psychomythique -recevoir- et de se laisser trouver par la plus grande simplification présente en soi. Nous sommes bien ici en présence d'un Shabbat dans le sens exact de ce terme: se reposer (de soi), cesser (l'extériorité).

Le Temps Universel de la Hiérokosmogamie est une cessation du fonctionnement ordinaire, ce temps qui nous paraît justifié.

   © Serge Simonotti

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Publié le 20 Juin 2021

 

 

Des rencontres vivantes sans faux-semblants.

 

 

                                           © Serge Simonotti

 

Tous les moyens actuels de "communication" ne remplacent pas un face-à- face pratique, physique. Un Regard à travers le regard de l'autre et vice versa. Une véritable approche de l'intériorité. Cela prend du temps. Les murs du carré égotique étant très épais.

Paroles extérieures... lenteur... silence... et soudainement élévation d'une "parole intime" qui nous paraît étrangère, ou d'une image, un symbole bouleversant. Ce qui est essentiel lors de Rencontres c'est le vécu Naturel qui s'élève en l'Écoutant. Les louanges ou les médisances accordées à l'originalité des Rencontres n'ont aucune chance d'atteindre leurs buts.

 

Je rappelle que la Hiérokosmogamie est une hypothèse dans ses aspects les plus profonds, c'est-à-dire qu'elle est indomptable, non domesticable par l'intellect ou une quelconque conviction de "savoirs". Elles ne peut pas être transformée ou raturée, mais approfondie. Proposer une certitude me paraît inconvenant: cela ne permettrait l'émancipation d'aucun espace en l'Écoutant. C'est pourtant lui qui est essentiel  dans l'espace volumineux de la Rencontre. Pourquoi? Parce que la Hiérokosmogamie est déterministe, et donc, toutes les Rencontres ne sont absolument pas le fait du hasard ou (pire), un choix personnel qui ne serait, somme toute, que l'écho d'une résonnance psychique.

 

Par conséquent , la Hiérokosmogamie ne ratisse pas large. Elle n'est pas à la recherche de membres et ne soutient pas le concept de clientélisme. Je l'ai dit, la Hiérokosmogamie étant liée à un déterminisme "ouvert", les Rencontres ne sont pas fortuites tout en n'étant pas liées à un illusoire et superstitieux libre arbitre. 

Ces propos ne sont pas assujettis à quelques imaginations sans racines, ou à quelques croyances sans vérifications destinées à des sphères autosatisfaites. La Hiérokosmogamie, issue d'expériences et d'impériences vécues, est un laboratoire d'intériorisations continues, véritables explorations en profondeurs pour chacune et chacun placées sous le joug du "doute lumineux", en direction du "Mystère de l'Êtreté". 

La Hiérokosmogamie ne fait pas d'efforts dans le but de se faire "connaître"; elle est déjà "connue", préétablie de façon dissoute en celui ou celle prédestinés à cristalliser cet état dissous. L'Intention Naturelle est préétablie en tout être, mais audible pour l'un, inaudible pour l'autre: il ne peut y avoir d'efforts de participation parce qu'il n'y a pas de libre arbitre et de volonté personnelle.

Bien entendu, ceci paraîtra inacceptable pour l'entendement de beaucoup.

 

 

 

Serge Simonotti est à la disposition des associations, groupes privés, ou organisateurs de conférences qui coïncident avec l'esprit proposé dans mes articles.

Dans ce cadre, une conférence d'une journée avec appui d'un Powerpoint suivi d'un entretien est offerte moyennant la prise en charge des déplacements, hébergements et repas pour 2 p

                                        Pour toutes entrées en relation

                             ultimemoisson@yahoo.fr

                             Objet: Hiérokosmo.contact conférences.

 

 

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Publié le 18 Juin 2021

                         © Serge Simonotti

De l'oiseau les deux ailes sont une.

Jésus a dit : les jours où vous voyez votre forme, vous vous réjouissez. Mais lorsque vous verrez vos modèles qui au commencement étaient en vous, qui ne meurent ni ne se manifestent, ô combien supporterez-vous. Évangile de Thomas, logion 84.

Bien qu’en français les termes « …au commencement… » et « …qui ne meurent ni ne se manifestent » soient difficilement acceptables, les « modèles » dévoilés sont pour nous, à la fois, le modèle des formes en propriétés émergentes constantes prenant l’apparence d’une mouvance, et le modèle de la stabilité du Principe Primordial/ Substance Naturelle (communément nommé Dieu). C’est lors de l’effondrement du Champ Naturel inné et intuitif en la conscience standard, c’est-à-dire en la conscience conventionnelle psycho mythique magico superstitieuse, que les contours des formes sous l’influence de l’Amour, liant d’unité sans affect, cessent d’être, à la fois, utilitaires et interprétées.

Il y a véritablement établissement de la Connaissance quand ses deux aspects, conscience conventionnelle et Champ Naturel inné et intuitif, sont imbriqués l'un en l'autre comme, si l'on peut dire, les deux ailes de l'oiseau. Leurs imbrications passent par leurs distinctions. L'aspect psychique est mouvant et lié au particulier, au localisé et surtout à l'attrait ou la répulsion. Il faut ajouter ici que la neutralité paraît être la fille timide de la répulsion. Le Champ Naturel est global, sans mouvance. C'est lui qui s'effondre, s'intègre en l'aspect psychique, et c'est pour cette raison qu'à l'instant de l'effondrement une résistance au sein du psychisme se fait ressentir. L'ancien fonctionnement usuel et accepté tient absolument à garder son rang, comme s'il s'agissait d'un droit d’aînesse.

 

 

                           © Serge Simonotti

 

A la Ressemblance du 

Principe Primordial/Substance Naturelle inconnaissable.

 

Celle ou celui qui « cherche » à Entendre la Substantia Natura ne l’Entendra pas s’il sépare l’aspect l’ésotérique (intériorité) de l’exotérique (extériorité). Quand la scission s’annule, c’est être immédiatement non pas en liaison avec un Repos, un Vide plein de potentialités étalées en une intégralité dont nous sommes l’image renversée, mais Être ce Repos, ce Vide même. Ce Vide n’est ni intérieur ni extérieur. Étant en tous concepts religieux, spirituels, scientifiques, philosophiques ou artistiques, il accepte tous les noms, toutes les formes. Cette vision intime atteste le concordisme de la Hiérokosmogamie.

 

Voir au-delà du sens de la vision, Entendre au-delà du sens de l’ouïe, parce que les brumes du savoir ont été traversées sans rien emporter. Un passant qui passe en se gardant vide. Celui-là n'est pas une caravane. Le savoir est intelligence qu’à la condition d’être friable, qu’à la condition qu’il se rompe facilement et sans regret, qu’à la condition d’être empreint de modération et de prudence. Il n'y a jamais certitude, juste une constante hypothèse. Ce qui résume la fondation même de la Hiérokosmogamie : 

la Connaissance innocente sans lendemain se veut sphérique.

 

 

 

   

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Publié le 16 Juin 2021

La fondation du concept de localisation.

Il y a localisation, limitation, c'est à dire temps et espace, tant que l'idée (bien ancrée) d'observateur et d'observé est conservée comme unique possible de connaissance. Le "commencement" de cette idée-réalité est la sensation "moi" suivie immédiatement du pronom je personnifiant l'identité "j'existe, je suis conscient". Tout cela parait bien être du domaine de la certitude. Cela n'est pas certain... une profonde intériorisation reste possible permettant de voir poindre, par à coup, une vision pure et désintéressée.

                                     © Serge Simonotti

 

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Publié le 14 Juin 2021

        Le Pèlerinage intérieur

L'Impérience perçue comme un VOIR.

Une modalité en vue de céder l'espace intérieur à une 

Connaissance et à une Vision nouvelle se révélant soit par intrusion, soit par Intuition Naturelle. En fait, l'Intuition Naturelle étant jaillissante et son propos si déconcertant pour la raison ordinaire, qu'elle paraît être une véritable intrusion.

 

L'Impérience est l'inverse de l'expérience (du latin classique experientia « essai, épreuve, tentative »). L'Impérience est l'apparition spontanée de l'Intuition Naturelle -innée-. Elle n'est pas liée à une vision extérieure, mais à une impression -sens propre- interne profonde non situable dans un espace et un temps. L'Impérience est sans contours, elle ne peut donc être possédée par la raison ou l'intellect, elle ne peut donc être expliquée. Nous ne pouvons pas la voir, c'est Elle qui nous Voit...et nous fait.

 

 L'impérience n'est pas l'expérimentation d'une discipline donnée en vue de la constatation de

résultats supposés.

 Elle est un champ  s'ouvrant sur une Intuition Naturelle, c'est à dire non produite par la raison ou une association d'idées.

 La qualité naturelle de l'impérience est liée à la qualité du climat intérieur "apaisé" ou "non apaisé" en la conscience en l'être.

   Comme l'évolution technologique du microscope est produite en premier lieu en la conscience  par l'intense  désir d'observer et de comprendre de façon nouvelle, la qualité de l'impérience sera égale à l'aspiration naturelle en l'être.

 

"Il nous faut Vivre à la pointe de ce que nous avons éprouvé de plus élevé, de plus bouleversant." 

Vivre et Être en filiation avec l'Aperception, l'Intuition Naturelle ou l'intrusion la plus bouleversante, la plus salvatrice. C'est un effort qui incombe uniquement à l'être habillé d'un OUI inconditionnel, prêt à passer de "l'idée d'être" liée à l'image-moi, à l'unique Raison d'Être. Identité Nouvelle en vue d'une identification impersonnelle globale. Seule la Raison d'Être compte. Elle Est l'ultime motif de toute la mouvance qui nous incombe."

 

C'est bien en ces quelques lignes que ce tient le possible, qui ne peut être qu' intérieur, d'une reconsidération de l'idée d'homme.

Se laisser VOIR,
par la
Raison d'Être.

                                       © Serge Simonotti

 

 

Suite à l'onglet

 

 

 

 

 

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Publié le 14 Juin 2021

Trois qualités qui ouvrent la porte à une nouvelle

considération de soi.

Un paradoxe: la prédestination implique la participation. Il existe trois qualités essentielles que tout aspirant à la Connaissance devrait authentifier s'il veut s'offrir une chance de laisser s'émanciper les différents aspects d'une émergence réelle en vue de la clarté innée et intuitive. Toutes les défaites que j'ai constaté lors de différentes Rencontres sont greffées sur le même déroulement: distraction, doute, abandon, justification de l'abandon. Déroulement lié à une prise à la légère de ces trois qualités. L'être attaché au fonctionnement classique est ainsi fait: l’extraordinaire, l'exotique, ce qui est nouveau contient sa complémentarité, l'usure.  L'ordinaire revient au galop, et la mentalisation classique -avec son apport de justifications- fait le reste. La particule, la chose visible est toujours préférée à l'onde, elles sont pourtant à la fois complémentaires et Une.

Ces trois qualités  sont:

Établir l'ordre des priorités:

La première et incontournable condition pour faire un premier pas en direction de la Connaissance est d'établir clairement ce que l'on veut vraiment. Il faut donc mettre en place une introspection profonde et sans failles sur les motifs de l'engagement. La décision, pour être précise et claire ne doit pas être précipitée. Prendre le temps d'établir l'ordre des priorités en relation avec les éléments du quotidien qui incombe à chacun, et voir clairement quels seraient les éventuels terrains pouvant créer un écartèlement. Le premier terrain "vague" étant la nécessité encore d'un papillonnage à travers différentes propositions, le deuxième, le désir de faire pour soi en vue d'une amélioration de soi, d'une reconnaissance ou d'un bien-être toujours facultatif. Preuves incontestables que l'heure n'est pas venue de suivre une seule direction: Tous les chemins mènent à Rome dit-on; oui, à condition de n'en suivre qu'un seul.

 La qualité d'intention:

 S'engager en quelque chose à moitié ou de façon papillonnante ne mène à rien et prouve qu'il n'y a aucune priorité dans le fonctionnement. Je l'ai constaté à maintes reprises, le papillonnage créant la confusion et le doute. Cela permet de rester en accord parfait avec l’Évangile de Matthieu 6.24: Nul ne peut servir deux maîtres. Car, ou il haïra l'un et aimera l'autre; ou il s'attachera à l'un, et méprisera l'autre.

Qualité zéro ou Qualité Naturelle d'Aperception 

Le terme qualité n'est ici relié à rien qui tiendrait de l'adjectif. Cette qualité est en soi une Capacité quand elle est Naturelle. Cette Capacité est donc à percevoir non comme une particularité de l'image-moi, mais comme une puissance impersonnelle dont l'être peut prendre conscience.

Cette qualité/capacité/puissance se doit de rester naturelle. Ce qui veut dire qu'elle n'est pas modifiée par l'image-moi ou la considération altérée de soi, que l'on peut résumer en deux termes, orgueil et vanité d'être. Tout ce qui "appartient" à la suppléance de l'être est doté d'une qualité artificielle.

La qualité naturelle d'aperception est la capacité que l'on a de s'apercevoir clairement de ce qui Est sans qu'aucune valeur artificielle ne soit ajoutée à la perception et sans qu'aucun aspect n'en soit gommé. Elle est nommé également qualité zéro. L'aperception, en tant que qualité zéro, si elle est bien Entendue, désamorce toute vanité spirituelle (apostasie). Ce point zéro est ce point en lequel nous sommes naturellement ce que nous sommes, dans la simplicité de ce que nous sommes sans qu'aucun des acquis vienne interférer en quoi que ce soit. Il s'agit d'innocence, de désertification en soi: quand le disciple est désert, il est rempli de lumière; mais quand il est partagé, il est rempli de ténèbres. Évangile de Thomas, logion 61. 15-18.

L'être en plein accord avec la qualité zéro choisit toujours ce qui vient. La relation sujet choisissant et objet choisi étant sabordée.

Les trois qualités mentionnées ci-dessus font l'objet d'une attention toute particulière dans les premiers temps des Rencontres. Mais il faut, pour que cela fonctionne, que l'émergence juste née de l'aperception soit exprimée de la façon la plus naturelle possible. La verbalisation aussi se doit d'être naturelle, libre de tout ajout et de toutes suppressions, en quelques sorte, désintéressée mais assujettie à un écoute attentionnée de la par du parlant. Pas de barrages, pas de digues, pas d'écoulements verbaux canalisés. 

                                           © Serge Simonotti 

 

    

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