Publié le 25 Septembre 2021

S'il y a tri-unité lors de la sensibilisation de (et ici chacun posera le terme qu'il peut: Dieu ou autres), il y a tri-unité en tous les différents stades jusqu'en la manifestation, y compris en la non-voie. Et c'est pour cette raison que la Connaissance a exprimé "Il n'y a rien de nouveau sous le soleil."

La Hiérokosmogamie, adepte de la voie non linéaire, propose comme seule pratique l'arrêt de toute recherche. Cette seule pratique est tri-unitaire: 1) cesser de chercher à partir du moi connu (égo) ce qui, comme le disent les grands textes plus ésotériques que religieux, est imbibé en notre présence: "plus près de toi que ta veine jugulaire" (Coran); "Moi et le Père sommes un" (Évangiles). Juste deux exemples parmi beaucoup d'autres. 2) Avoir foi en cela au point de laisser cette foi emplir l'esprit. 3) tenter d'en acquérir la Connaissance par le biais de l'Intuition en premier lieu et de la Raison ensuite afin de ne pas céder la place à une agitation mentale suscitée par le moi-mental. Cette tri-unité ne peut être choisi par libre arbitre, elle est déterminée par avance. Il n'y a pas de fatalité en le déterminisme non classique. Donc pas de différence entre celle ou celui qui s'ouvre à la non-voie et celle ou celui qui la refuse ou ne la rencontre jamais. Par exemple, à l'instant où les notes de ce blog s'écrivent, elles ne sont pas écrites pour tout le monde. C'est plus vaste que cela, elles sont écrites dans le Vide. C'est à partir de ce Vide qu'elles tombent, comme les flocons de neige, comme les gouttes de pluie, exactement là où elles doivent tomber. Pas de hasard. Beaucoup ne connaitront jamais leur existence, donc elles n'existent pas. D'autres les verront et ne s'y intéresseront pas, elles n'existeront plus. Certaines et certains s'y attacheront. il n'y a rien à dire de tout cela. Pas de différence. Le concept d'un blog est d'écrire à un maximum de monde. C'est un concept naïf (dans le sens de surface) inclus en l'idée d'un moi localisé. Jamais dans un filet ne sont pris les poissons qui ne doivent pas être pris. Mais seul le plus gros des poissons compte. 

La tri-unité proposée par la Hiérokosmogamie demande une centration autour d'elle-même permettant 1) la mise à distance de la complexification mentale (croire automatiquement à ce que "je" pense, 2) la conservation de l'Entendement intuitif, 3) l'approfondissement de cet Entendement par la Raison. La centration proposée se nomme SILENCE (il est bon, s'il y a un intérêt soutenu à cet instant, de revenir sur la note précédente pour ne pas se laisser biaiser par l'ordinaire dualiste du terme silence).

En l'expression de cette note, il sera aisé de reconnaitre qu'il n'y a pas de place pour "moi", pour la présence individuelle d'un moi. Toutes questions le concernant sont obsolètes. Tout ce qui se pense à partir de lui est illusion. C'est à partir de cette considération (toujours sidérante), "ce moi que je pense être est vide" que s'ouvre l'espace vide (1) sur le Vide. Et que ce premier vide qui n'est pas moi est  si près de ce Vide qui est en réalité ce que Je Suis, la Nature Une. Et c'est cette Simplicité qui est de la plus grande difficulté. Si cette difficulté n'était pas déterminée, la Simplicité ne pourrait, en se dévoilant, être reconnue.

(1) Il est grand tant d'abandonner l'idée néfaste d'une porte s'ouvrant sur quelque chose de différent.

© Serge Simonotti.  " Abondance du dépouillement".

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Publié le 24 Septembre 2021

Le Psaume 46:11 donne ce conseil:

Tenez-vous tranquilles et sachez que je suis Dieu.

Selon les traductions, "tranquilles" sera remplacé par "arrêtez" et aussi "faites une pause".

Ces propositions ne sont que de justes, mais tièdes échos du terme qui annonce directement la non-voie, celui que propose la Hiérokosmogamie: SILENCE.

Tenez vous en silence et sachez que je suis Dieu.

Mais il est important d'Entendre ce terme en partant de son étymologie: le sanskrit mauna a le sens de silence, mais, apparenté au grec monos "un seul", il est lié à la connaissance d'unité de l'être et de solitude. Le vrai silence est un état unifié. Seul ce Silence fait, non savoir mais Connaître -sens biblique- Dieu. C'est ce Silence qui dévoile une véritable reconsidération de l'idée d'être.

Bien entendu il serait incongru de placer ici une image.

 

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Publié le 20 Septembre 2021

Dans l'Aujourd'hui des mots.

Une question se pose concernant l’ensemble des notes déposées dans ce blog. Et une fois de plus revient sur l’avant-scène la question du langage employé et dans le même instant entendu.  S’agit-il d’aphorismes, de préceptes ou de sentences ? La sentence est définie comme étant un jugement, un décret, une opinion exprimée de manière dogmatique dans un style littéraire, il ne s’agit pas de cela. Le précepte est une formule qui exprime un enseignement, par son côté incisif il engage dans une règle à suivre en pensée et en acte ; les paroles rapportées dans ces notes vont à l’encontre du processus mis en avant par le précepte. Quant à l’aphorisme, sous une forme concise, c’est une proposition de pensée, de réflexion. Certaines phrases, si parce qu’extraites de leur contexte, malmènent, touchent, impressionnent ou choquent peuvent s’approcher de l’aphorisme, mais tout en proposant un degré d’ouverture plus vaste.

Les mots écrits possèdent une originalité, celle d’être ce qu’ils sont sans qu’une nécessité d’efficacité ou le souci de plaire soient leurs raisons d’exister. Incompréhensibles souvent, elles abondent pour laisser s’élever un arrière-goût de vide, un relent d’authentique défaite qui sera innovateur ou empli affaiblissement. L’intellect en sort désemparé, il n’est pas à la hauteur de l’affrontement, ses outils et la méthode employée n’ayant aucune portée. Ces paroles arrivent en ligne droite d’un point d’Innocence. Charrient-elles quelques déchets décrochés des rives mentales ? C’est après l’écriture ou les paroles prononcées lors de rencontres que se met en place la culture de la désappropriation déjà citée dans une présentation. J’espère, pour celle ou celui qui les reçoit qu’elles soient purs joyaux, non dans le sens de rareté ou de valeur, mais dans celui de ferment. Pour peu que l’on se baigne dans leurs eaux suffisamment longtemps, que l’on se laisse emporter sans voir s’élever la moindre résistance, sans que n’interviennent jamais ou ?, comment ?, le fleuve d’un monologue nouvellement né ne s’arrête jamais. Ce monologue est l’interprétation même d’une voix penchée sur l’Oreille globale dont l’unique désir est de nous faire parvenir à nous-mêmes. Une voix que vous entendez raisonner juste partout en vous, qui vous porte à un étage supérieur et qui, comme un scalpel, sépare le bon grain de l’ivraie (toute réelle conscientisation nécessitant le contraste). Une voix, un son, un sentiment, une vaste compréhension qui emplit la torpeur de l’être comme la cloche matinale emplit le silence quand tout dort encore.

 Comment entrer en relation avec le contenu de ces phrases dont la finesse ou l’épaisseur (selon) du corps ouvre pourtant sur un potentiel infini ? Tout est là : pousser la porte qui libère de l’intellect et ouvre sur le ressenti, sur le goût, sur la saveur du mot, de la phrase. Dépasser le sens premier et entrer dans l’épaisseur, aller en sa profondeur, se laisser couler jusqu’en dans la saveur charnelle du mot. Pensez-vous vraiment pouvoir écrire ou lire en profondeur, accéder à l’ésotérisme du mot pluie sans avoir jamais ressenti la pluie sur votre visage ? Sans avoir été trempé de la tête au pied ? Ou le mot froid sans avoir ressenti un froid glacial pénétrer jusqu’à la moelle des os et contracter chaque membre de votre corps ? Pouvez-vous écrire où lire le mot amour sans avoir aimé, sans avoir été amoureux et être passé au travers, sans en être éclaboussé, des phases éblouissantes de ce climat offert par nombre de poètes ? Le mot ou la parole sont des pilules effervescentes créant un état intense émotionnel selon la qualité originale propre à chacune et chacun. Une sorte de rappel, non de mémoire, mais d’un vécu présent direct et total. Mais les mots cités en exemple sont adaptés à l’existentiel, ce qui importe ce sont ceux qui touchent (sens littéral) à l’essentiel, ceux qui raccourcissent la distance entre l’Essence et l’existence.

Il nous faut sans cesse revenir au centre, nous souvenir sans cesse que l’Essence (Substantia Natura pour la Hiérokosmogamie) est la substance sensibilisée nommée conscience. Lire le mot et s’attarder sur le seul aspect que nous en connaissons, c’est regarder une vitrine sans jamais entrer dans le magasin, sans jamais pénétrer dans sa profondeur et s’octroyer la possibilité de rencontrer, toucher les richesses dont la vitrine n’est qu’un faible aperçu.

« Fends le bois, je suis là ; soulève la pierre tu me trouveras là » nous rappelle l’évangile. De quelle façon faut-il fendre le bois et soulever la pierre pour que la Substance soit là ? Comment lire les mots pour que la Substance soit en lieu et place du mental et de son savoir nominal fossilisé ? Quel pourcentage de moi-même doit s’évaporer par une transformation subtile pour que la Substance Naturelle soit à l’œuvre dans la jaillissante mouvance globale de sa liberté ?

Le mot est une clé qui ouvre non sur le sens de la phrase, mais sur sa profondeur voilée. Le mot doit être touché, ressenti jusque dans la chair, lire pluie et ressentir la pluie, lire faim et ressentir la faim, ainsi pour naissance, larmes, goûtez, automne, rose, éveil… et pour l’ensemble des mots. Encore il faut, pour que transparaisse à l’appel d’un mot ses entrailles les plus profondes, que l’existence soit profondément vécue, que toutes ces composantes aient été profondément acceptées, que rien n’en a été retranché par peur de la souffrance, de l’angoisse, de l’inconnu et du danger qu’ils symbolisent, ou par nécessité morale et obéissance aux croyances engendrées par les conditionnements. Pas si facile direz-vous…

 © Serge Simonotti.

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Publié le 15 Septembre 2021

La Connaissance.

Une Constance, sans début et sans fin, sans instant présent. Une constance sans conscience avec objet. Une Conscience sans personne de conscient. Une Conscience sans conscience. Ce mot, conscience liée à l’objet-moi pouvant être remplacé par Présence sans objet. La question "mais qui suis-je alors aujourd'hui" posée lors d'une dernière rencontre ne reçoit que cette réponse: "Présence sans objets stagnants."

Une position de chercheur spirituel cherchant l’objet de son désir à sa propre ressemblance, c’est-à-dire compréhensible et acceptable pour lui-même, serait une position intolérable. Situation de tensions continues ne menant qu’à l’abandon d’un imaginaire exotique, mais banalisé par l’apparition d’un imaginaire plus exotique encore. La position juste n’est pas la recherche ou l’étude, mais l’intimité de la relation engagée sans aucun qualificatif en intervention : L’Écoute. L’Écoute pure est à l’œuvre, sans interférence. Pas d’effort volontaire, ni tendre l’oreille vers ce que l’on peut entendre ni prêter attention à ce que l’on entend. L’Écoute n’est pas en relation avec le verbe transitif écouter. L’Écoute est un lieu vide de toute connaissance, de tout mouvement, de toute observation, vide de toute naissance. Une coupe qui, sans cesse, se remplit et se vide sans qu'il reste de cela le moindre arôme. La relation engagée est un accord de soi à soi. Non un accord d’une personne avec ce qu’elle entend, accepte ou refuse, mais une disponibilité à ce qui vient, une disponibilité sans cause dans le plus lumineux désintéressement. Pas de climat intérieur ancien, pas de climat intérieur nouveau, et aucune bonne raison pour qu’il y soit quoi que ce soit de définitif. Effondrement de l’existant et Présence sans justification. Pas d’apprentissage, pas de réception ni d’intégration, pas de dissolution dans quoi que ce soit. Aucune mouvance n’est le mouvement qui permettrait de revêtir (Connaissance) ce que j’ai nommé dans la note précédente Destinée Divine. Se laisser glisser dans ce qui vient, sans désir, sans volonté de participation. Se laisser glisser en ce qui a déjà été fait. Ceci est le déterminisme non classique de la Hiérokosmogamie.

Rien n’est ancien, rien n’est nouveau ; rien n’est connu, rien n’est inconnu. Rien n’a dévoilé qui n’est déjà ouvert. La plus petite des portes est grande ouverte. Cessons de frapper. Pas d’interprétation, cela ne sert à rien. Mais si une interprétation s’élève, cela ne sert à rien non plus de l’endiguer. Une Écoute pure, sans interférence, selon les trois aspects de la Destinée ; apparition/élévation, conservation/émancipation, maturation/flétrissement. Ce dernier terme étant à mes yeux synonyme de « moisson ».

La Connaissance profonde de la Destinée Divine est le moyen de désintégration de ce point brillant de mouvance vaniteuse, l’image-moi, ce nous-mêmes que nous sauvons d’une mort possible par chaque instant d’existence en tant que « réalité individuelle, actuelle, unique et contingente » (1). La Connaissance est un métal en fusion prêt à s'adapter à toutes les formes sans jamais perdre de vue sa Nature. Elle ne peut être limitée par un savoir scléroser (formes que prendrait le métal en fusion), ne peut être maintenue sous le joug de calculs et de réflexions vaniteuses. La Connaissance est l’accomplissement de demain et d’hier par l’étroit passage d'une  non-mouvance, l' Écoute sans empreinte, là, maintenant.

(1) Philosophie existentielle.

Une précision est ici nécessaire: certains passages de cette note sont probablement incompréhensibles sinon inacceptables pour les personnes sans contact avec les postulats de la Hiérokosmogamie. Ainsi, les personnes en contact avec elle doivent-elles se tenir dans le non-oubli lors de leur lecture.

 

   © Serge Simonotti.

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Publié le 13 Septembre 2021

Un mystérieux désir suprême à la fois voilé et dévoilé.

Permettez-moi de nommer Destinée Divine (pour faire simple, bien que je trouve ce vocabulaire inconfortable) la réponse même à la question : « Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? » posée par Leibnitz.

La Destinée Divine (tout ce qui est, tout ce qu’il advient) est engendrée par le Désir que la Substance Naturelle (chacun se servira ici du mot qui lui convient, mais en faisant attention à une possible chosification)) a de se connaitre. Si nous choisissons par exemple le « Un » ou « l’Unité », comment peut-il se connaître ? Pour cela, il faudra un dédoublement, un transport, une sensibilisation de cette Substance, de cet Un ou cette Unité… jusqu’à son retour face à lui-même. La Destinée Divine est le mécanisme permettant la « mouvance » de Divin à Divin, elle n’est pas le destin de l’humain, mais le Destin du Divin en attente de lui-même. Le destin de l’humain n’est pas, il n’y a pas d’humain. Il n’y a personne, seul l’UN en mille facettes. L’UN ricochant sur lui-même. Le ricochet, c’est la Destinée qui dans l’épuisement de l’énergie (comme le galet sur l’eau), s’écroulera au sein même de ce qui la soutenue. Rien n’incombe au galet, rien n’incombe à la Destinée Divine ; tout arrive, sans intervention, spontanément.  La compréhension et l’acceptation que nous ne sommes pour rien dans le déroulement, l’écoulement, l’étalement de la Substance Naturelle ou Un est un arrêt définitif brutal, une perte d’identité et par conséquent une perte de direction.

Tous les évènements intérieurs, tous les évènements extérieurs ne sont que les rouages d’un mécanisme global, La Destinée Divine, menant à cette heure essentielle, ce que je nomme lors des rencontres autour de la Hiérokosmogamie, le Point de Naissance. Chaque acte, chaque sensation, chaque expérience profondément vécus, donc profondément partagés, est un épuisement, un possible pour l’obscur (l’image-moi) de se connaître et de se désapprouver, une possibilité que retourne à sa place la complexité aux multiples directions. Être en conformité, en confirmation avec la Destinée Divine, c’est être en conformité avec le mécanisme Repos/Mouvement.

L’homme qui retrouve sa juste place dans l’immédiateté de la Destinée Divine, Sait, Vit un des aspects de la Connaissance expérimentée:  la spontanéité n’est pas reproductible, elle est écoulement sans commencement ni fin. Aucune décision personnelle pour aucun motif « désireux », l’acte survient à travers ce que nous aimons nommer "notre inexistence". Il n’est coloré par aucune tendance séparatrice telle que réussite ou défaite, bien ou mal, parfait ou passable ou à effacer. L’accomplissement est constant, sans interpolation imaginaire. Il n’y a place pour rien d’autre que l’innommable. Certains (beaucoup) se laisseraient aller à des termes comme Vivant en les malaxant d’un amidon utilisé comme apprêt. Ils ne sont que des écueils sur lesquels ceux qui écoutent chutent. Chaque mot employé se doit d’être en papier d’Arménie, juste une odeur sans savoir et sans imagination aucune, une émanation pauvre, mais empreinte d’empyreume. Ce terme, « Vivant », revêtant la situation globale d’une extinction qui, par lui, survient, mais qui n’est pas lui. Pourtant ce « Vivant » parait être l’antonyme « d’extinction ». L’Homme Vivant, c’est l’Homme sans réussite et sans échec, sans connaissance et sans ignorance, sans tristesse et sans optimisme, sans santé et sans maladie, sans jeunesse et sans vieillesse. Le Vivant ne peut être que brûlant et je l’accepte en tant que Lumière Christique(1), en tant que principe purificateur et émancipateur sous-jacent à tous les évènements de la Destinée Divine. Fœtus, bébé, enfant, adulte, vieillard; intelligence, bêtise, mémoire ou sénilité; force ou faiblesse, joie ou tristesse, richesse ou pauvreté, matérialité ou spiritualité, tous ces soi-disant « évènements » sont là, réuni comme des taches de couleurs différentes conçues dans la même matière sur la palette (sensibilisation) de la Substance Naturelle (Substantia Natura) qui est eux toutes, dans le plus grand détachement qui soi. Pas d’états passés, pas d’état présent, pas d’états futurs, demain est déjà hier. Accomplissement constant dans un effondrement constant.

Toutes les pensées, toutes les émotions, symboles d’une passion subconsciente agissante, sont une gigantesque partie de cartes instituant le jeu de l’existence et l’existence d’un joueur selon la phase de jeu exposée. C’est au cœur de ce « maintenant permanent », dans le fond le plus pur de ce jeu que ce qui est encore Inconnaissance peut être reconstitué, que ce qui est sensibilisé peut être traversé par l’insensible qui lui a donné naissance, que la Mouvance peut se reconnaitre en le Repos et vice versa.

 

 

 


1. Il s’agit là d’Onction. Le terme « christique » n’étant pas la propriété d’une ou de plusieurs religions.

    © Serge Simonotti.

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Publié le 12 Septembre 2021

L'esprit ne peut comprendre ni admettre cela , ni s'asseoir au bord du chemin.

L’immédiateté du déterminisme non classique ne crée personne et n’offre aucune expérience particulière. En réalité, il n’offre rien, sinon l’occasion constante d’Être sans raison, sans moissons. Il est le même pour tous : ce qui survient survient. Impossible de changer quoi que ce soit ou d’éviter quoi que ce soit. Pas de différence entre le riche et le pauvre, entre l’homme en bonne santé et l’homme malade, entre l’instruit et l’asthénique, le doux et le violent. Le corps physique, les émotions, les pensées, les actes surviennent, leurs originalités ne nous incombent pas. Nous en sommes justes témoins. Nous ne pouvons rien à leurs colorations alors que nous sommes si certains du contraire. C’est en ce sombre cheminement que l’existence se complique. Cette révélation, au creux d’une réception tranquille, crée un espace grandissant, une onde de silence au sein de laquelle tout jaillit, s’agglomère et disparaît.

« Vois !

Cela né de nulle part,

De rien ni de personne.

Cela ne nous traverse même pas.

                                     Cela ne supporte pas les fleuves de mots.

Voir ne demande pas une présence localisée.

Ce que l’homme sensible perçoit est un ouï-dire. »

Il n’y a rien à changer, rien à soustraire, rien à ajouter, rien à s’octroyer, rien à rendre. Même pas question de dire « tout est juste ».  Les caractères originaux et les situations originales qui font la coloration de l’existence me sont étrangers. Ce qui est est ce qui est. Cela ne m’incombe pas, mais j’en assume la mouvance, et cette « assumassions » est le début de la consumation de l’idée d’être (quoi que ce soit). Marcher, penser, douter, aimer, travailler, soigner, frapper, prendre en main un objet et ne pas être concerné. Être disponible comme un instrument de musique, laisser se jouer la musique qui se joue et laisser se danser le bal cosmique, et laisser tout cela s’évaporer. Rester l’instrument sans trace. Sans satisfaction ou insatisfaction.

Je nomme cela par un mot simple, mais peu employé, l’évent, l’exposition au vent frais parce que toujours neuf de l’Esprit. L’évent marque l’abandon de l’idée d’être (si l’on garde à l’esprit que « je » n’ai rien fait pour cela), fait vivre la circularité éternelle qui s’étale devant l’œil global impersonnel que Je Suis. Il n’y a rien à comprendre en cela et personne ne peut le faire comprendre. Ce serait un jeu de dupe entre deux entités séparées. Tout a été le meilleur qui soi pour nous, rien ne pouvait être meilleur, plus entier. Toutes les conditions sont remplies depuis toujours et pour toujours. Notre existence, comme notre montre ou notre voiture, fonctionne. La bonne vitesse, l’heure exacte. Je suis plus près de la main si je ne regarde pas l’objet qu’elle tient. Je suis plus près de la Vie si je ne regarde pas l’existence qu’elle soutient. Elle se déroule selon son dû, cela n’a rien à faire avec ce que je suis. Reste un corps physique, des caractères originaux déterminés et le souffle de l’Esprit qui les entrelace et rythme leur danse. Pas de demande et pas d’offrande au creux de cette danse. Et l'illusion d'une participation à danser le mieux possible.

Au sein du Déterminisme non classique, en son milieu sans âge, début et fin sont inscrits en un. Déploiement permanent de ce qui est déjà fait. Comme l’arbre dans le pépin, comme l’épi dans le grain. Non une relation de causes et d’effets, ce qui indiquerait la présence d’intermédiaires et la présence de l’espace et du temps, mais une élévation immédiate, une transmutation immédiate en un état supérieur déjà présent, comme le sucre dans la canne, la maturité dans le fruit. Degré de maturité auquel le fruit ne peut rien. Le terme « canne » est synonyme du terme «sucre ». Des mots différents étiquetés à des formes différentes. Ceci n’est pas VOIR.

Du point de vue de la Hiérokosmogamie et de son déploiement, il n’y a pas de relation de cause à effet, mais une mouvance spontanée sans début ni fin, née d’elle-même, en un seul jaillissement. Une sensibilisation. Début et fin étant rigoureusement identiques, en sommes. S’il faut admettre la nécessité des mots, ce serait celui de « Zéro » ou « Rien » ou « Vide ». Mais on le ressent instantanément, ces mots sont pleins d’eux-mêmes. Idem pour « Silence ».

Début et fin étant inexistants, il n’y a plus d’évènements déclenchant un effet, plus d’arbres généalogiques, mais une mouvance globale déjà là en tant que sous bassement d’un temps et d’une localisation et de leur mutation en formes, en devenir. Ce qui est capital, ce qui déclenche la Connaissance de « qui je suis » est le déploiement de la réciprocité Repos/Mouvement, Présence/présence, Éternité/mortalité.

Tout dans le déterminisme non classique, l’un des postulats de la Hiérokosmogamie, pousse à la décapitation.

    © Serge Simonotti.

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Publié le 9 Septembre 2021

   Une paisible présence.

 

 

 

© Serge Simonotti.

Je reconnais aisément que la culture de la désappropriation parait inconcevable si elle est entendue du point de vue psychique. Elle est tout autant inadmissible pour les voies progressives. Mais elle est convaincante lors du seul pas d'entrée sur la Voie Directe. Je dis "la" bien que cette Voie, ou plutôt non-voie porte plusieurs noms.

La Hiérokosmogamie étant imbibée d'un déterminisme non classique, le concept d'erreur lui est étranger. En fait, il n'y a rien à changer, à réparer à juger. il s'agit de se désapproprier de tout ce qui est surérogatoire à ce qui est. Or tout ce qui est surérogatoire, c'est tout ce qui n'est pas le ressenti pure (quel qu'il soi). Si le ressenti est "mien" alors déferle le mental et son imaginaire exalté; si le ressenti est libre de "moi" il n'y a pas d'intention vis à vis de lui, alors il est constaté et il n'y a rien à transformer.

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Publié le 7 Septembre 2021

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Publié le 7 Septembre 2021

Comme la simplicité est difficile d'accès.

"Le combattant n'atteindra l'être intérieur quand le devenant."1.

Qu’est-ce que la réalité dont chacun parle à sa façon ? Une interprétation continuelle du monde sous les feux de nos projections. Existence imaginaire, mais bien réelle dans l’enclos du mensonge. Quel accouchement est le nôtre dans ce cas, sinon des rejetons stériles. La stérilité donnant naissance à la stérilité. bien entendu, ces premiers mots sont vinaigrés pour celle ou celui qui reste persuadé que ce qui est à l'extérieur de soi est solide parce que elle/lui est solide d'une part, et toujours existant que elle ou il en soi l'observateur ou pas.

En restant axé sur ce que j'ai exprimé, il ne peut y avoir d’enseignement spirituel (entre deux solides) dans le sens de professer, de démontrer, d’instruire ; mais dans le sens de ne rien faire connaître du tout, en n’indiquant aucune direction, aucune voie. Cette non-marche se fera dans la solitude intérieure. Cela requiert de la part de celle ou celui qui « offre » d’offrir un minimum de contenu, d'être une sorte de plongeoir qui permet de prendre l'élan nécessaire pour un envol qui ne le concerne en aucune façon. Cela laisse de la place pour une Intelligence désencombrée en celle ou celui qui reçoit. Cette Offrande, pauvre en quantité, mais riche de son poids déséquilibrant, est une occasion de suppléer la normalisation sécuritaire, un possible de réorientation ordonnée des capacités personnelles menant à un agir global impersonnel, d’être saisi par une flamme dispensatrice d’une consumation échauffante, une langue de feu qui laisse vide de cette illusion cloisonnée qui a été « moi ». Un véritable Nirvana ! Mais dans le sens étymologique de ce terme : extinction (de toute pensée, volonté, sensation quand celles-ci sont authentifiées comme étant personnelles). Aucun savoir personnel possible. Personne qui sait, personne qui ne sait pas.

Le drame (pour la plupart) se tient en cela : pas de participation possible. Alors, comment faire si l’on ne peut rien faire, surtout quand la participation à un travail spirituel implique toujours dans l’esprit du participant le fait de recevoir ce pour quoi il participe. Mais que pourrait-il recevoir qu’il ne se donne à lui-même ? Que pourrait-il recevoir sinon lui-même ? Recevoir de l’extérieur implique le fait de devenir de plus en plus étranger à soi-même, de plus en plus étranger à notre identitaire Nature Une. Chaque femme ou homme n’est pas une succursale jouissant d’une autonomie segmentée. Chacun est la Nature même de la Substantia Natura, Substance Naturelle indivise sensibilisée, c'est à dire se rendant perceptible de deux façons. En fait, chaque femme ou homme est femelle mâle ; unité parce que divisé en deux égalités -Repos/Mouvement-, divisé en deux égalités -Repos/Mouvement- parce qu’unité. La mouvance incite (ou devrait inciter) à la Connaissance du Repos, car c'est de lui qu'émane le mouvement, c'est de sa simplicité qu'émane le mental complexifié. Voir réellement le Deux Un, c'est VOIR.

                                      © Serge Simonotti.

Quel intérêt d’apprendre à notre état mortel quoi que ce soit sans que soit reconnu (de façon naturelle) l’état intemporel ? L’homme s’approprie, dissèque et interprète. Il écoute par intérêt et place en banque. L’information devient une déformation supplémentaire qui l’éloigne davantage de l’immanence.

1. Semences d'Éveil autour d'une tasse de thé. Accarias / l'Originel 2003. Épuisé.

 

 

 

 

 

Éditions du Térébinthe 2018. Lullu.com  

 

 

 

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Publié le 4 Septembre 2021

Le passage du psychisme singulier au Souffle Global.

Le « vouloir savoir » et le « vouloir vouloir » sont une nage à contre-courant, à la fois une résistance et une participation coûte que coûte au déroulement (sens littéral du terme) de l’existence. Ce savoir et cette volonté réduisent l’action à la simple expression du désir personnel, créent le drame psychologique et étouffent Le Vivant spontané, immédiat et sans fluctuations, seule force ayant le pouvoir de nous diminuer au point de nous libérer des puissances psychiques ou mentales.

VIVRE (expérimenter réellement) que « Demain est déjà hier, tout est déjà fait. Reste uniquement à rendre le mouvement possible, afin de glisser et revêtir ce qui vient. Sans désirs, sans volonté, soumis à ce qui est déjà fait.» Cela mène à quoi si cette anti-attitude persiste? Vivre (bizarrement) qu’il n’y a pas d’acteur.

Le « vouloir savoir » et le « vouloir vouloir » son des pôles imaginaires, des artifices menant à dé-simplifier (donc à complexifier) un mécanisme parfaitement huilé : il n’y a pas de hasard, pas de destin, mais un seul Agir silencieux et déterminé (Repos) duquel d’écoulent toutes les actions (Mouvement) . Un Deux qui est le visage même de la Connaissance.

Mais, tant que l’humain interprète,

Il ne peut y avoir de révélation spontanée.

 Le seul possible d’envahissement par Le Vivant est l’obstination à espérer ce qui est déjà terminé. Pas d’instant présent. Un constant abandon à ce point de jonction de ce demain qui est déjà hier. L’absolu certitude d’une immanence, dans le sens "tout est intérieur à tout". L’instant présent est une séquence suivie d’autres séquences jusqu’au mot fin. Ce qui nécessite la croyance en un commencement. Il y a en cela, un désir d’existence personnelle, un désir de situation de celle ou celui qui est encore localisé (c’est-à-dire empêtré dans le dualisme), un désir de participation et d’identité. L’instant présent indique encore une direction.

   © Serge Simonotti.

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