Publié le 31 Octobre 2021

L'interaction entre le Parlant et l'Écoutant, voila la Hiérokosmogamie réelle!

Y a-t-il paradoxe entre les termes hypothèse et certitude ? Non, la certitude de la Hiérokosmogamie, qui n’est pas uniquement un nom, mais plutôt un schéma (schème) intuitif orbiculaire, est ma certitude propre. L’hypothèse hiérokosmogamique est une proposition destinée à celle ou celui qui se sent naturellement investi pour l’Entendre. Ceux qui en sont potentiellement porteurs depuis toujours et qui, parce que cela est déterminé, croiseront son chemin. Il n’y a jamais de rencontre fortuite, imprévue, mais corrélation établie (la conscience conventionnelle fait diligence, conclue trop rapidement pour s’en apercevoir). Une intrication se réalise d’elle-même entre la Hiérokosmogamie et celle ou celui qui l’Entend vraiment. Ils vont interagir l’un sur l’autre et se transfigurer l’un l’autre. La Hiérokosmogamie restera donc inaccomplie, inachevée parce qu’elle est un pain vivant*. Et inépuisable puisqu’elle se trouve tributaire d’interactions définies par la rencontre entre le Parlant et l’Écoutant. Or sont toujours déterminées de nouvelles rencontres en lesquelles les angles de vue seront différents. Il n’y a donc pas nécessité d’une mise à l’étal captieux de la Hiérokosmogamie agrémentée d’une aimantation calculée (simplisme). Ce qui s’impose à l’auteur ne peut être imposé aux lecteurs, mais simplement proposé à la valeur de l’écoute en chacun.

* Famille d’une racine indo-européenne *gʷeyē- vivre dont le gw initial a subi diverses évolutions selon son entourage vocalique. En grec, il s’est conservé sous la forme g- dans l’adjectif hugiês bien portant et son dérivé hugieinos bon pour la santé dont le premier élément provient d’une racine *su- signifiant bien. Or dans la Bible, le Bien, c’est Dieu. Dans le Sermon sur la Montagne, la TOB commence chacune des sentences par Heureux… ce qui n’est pas inexact, mais heureux stipule un effet. La Peshittâ commence les sentences par Ils ont le Bien… Ils ont le Vivant, ils ont Dieu. La manducation de la Hiérokosmogamie ce n’est pas manger Dieu, mais manger, assimiler et laisser mûrir toute la clarté des intuitions qui ne sont que sensibilisation de la Substantia Natura.

  © Serge Simonotti.

 

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Publié le 26 Octobre 2021

Être déconcerté.

(Perdre l’assurance de son jugement, de la chose acquise).

Aujourd’hui, le concept d’observateur est décomplexé, et on peut le dire sans trop prendre de risque, jusqu’à la non-justification de ce terme. Il s’est évadé de la notion d’un regardant qui regarde un objet, qui est ce qu’il est, à distance de lui. Ce que je regarde est en grande partie ce que je sait. Dans ce cas, comment pourrais-je voir ce que je ne connais pas ? Évidemment, pour celui qui Entend vraiment cela, qui Entend donc au-delà de son savoir, c’est déconcertant, bouleversant (mettre sens dessus dessous) !!! Celui-là, ou celle-là est passé au crible. Ce qui a déconcerté éloigne (sépare) ce qui était savoir acquis. Mais tant mieux pour ceux-ci, car ce qui est passé au crible permet de réunir par ce passage au crible. Ne reste sur le tamis de l’Entendement que la seule et unique pépite d’or : si je tiens serré entre deux doigts le petit bout du fil de laine, si je le goûte, c’est la pelote entière que je Connais. Inutile de dérouler toute la pelote.

La Connaissance dépourvue d’un savoir matérialisé, conscientisé, est impertinente, elle ne confirme jamais ce que nous croyons dur comme fer, ce que nous avons attaché avec une corde de vérité. Elle abroge en grande partie ce que nous admettons comme conforme à nos croyances, donc à nos usages. C’est cela le Voir neuf dont parle la Hiérokosmogamie.

Je conçois bien que ces propos déconcertent, (et c'est vous, ceux qui sont déconcertés, qui êtes importants pour moi)…ils sont donc l’occasion d’une décentralisation d’envers soi et non d’une centralisation heureuse (égotique) en soi.

 

                                   © Serge Simonotti. Baptême dans les eaux du Jourdain.

                                        

                     

 

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Publié le 21 Octobre 2021

 De l’influence de la vérité sur

le comportement humain.

 Souvent vous m'avez lu ou entendu, que ce soit dans les écrits, les webinaires, les relations intimes Skype, mais aussi dans les conférences, séminaires, retraites et autres entretiens, employer la parole « en Vérité ». C'est en la Vérité intime éprouvée que ce doit d'être vécue l'existence. chacun devrait être l'enseigne vraie de ce qu'il vit vraiment en soi, de ce qu'il a reconnu comme étant vrai sans que ce soit un rejeton de la vérité de quelqu'un d'autre.

Posons un peu de clarté sur le terme vérité :

Le substantif féminin vérité est issu du grec original aletheia qui exprime la sincérité, l’excellence intime, une véritable intimité sans intermédiaires et sans condition. Être soi-même en le Soi même. L’hébreu yatstsiyb issu de l’araméen yetseb exprime d’être surement, réellement, vraiment, mais aussi digne de confiance, vrai, certain, sur.

J'ai écrit ailleurs planté fixé dans l'œil de Dieu. C'est bien de cela qu'il s'agit. Mais j'en convient, cela paraîtra irrévérencieux à certains. Je rappelle, et c'est inscrit dans une des premières notes, la Hiérokosmogamie n'est ni déiste ni théiste.

Le sens humain lié à l'image-moi ignore qu’il porte en lui cet enracinement de la vérité en Vérité parce qu’il porte haut les fluctuantes nécessités de sa survivance, mais il n’y a pas d’humain, juste un lieu, et c’est en ce Lieu vide du sens humain que la Vérité intime s’ancre en sa Racine Absolue.

Comment la Vérité intime en dévoilement pourrait-elle résister aux tempêtes du sens égotique, si Elle n’était, par interaction naturelle, arrimée à plus vaste et plus Juste qu’Elle ?

Qui confondra sa vérité personnelle basée sur une montagne de ouï-dire psychiques, avec cette aletheia  dont le goût s’offre, par une apparition/disparition incessante, au Parfum Substantiel Naturel qui, comme une douce huile d’Onction nous imprègne en nous faisant -définitivement- oublier d’oublier. Celui ou celle-là, en s'offrant à un discernement intra-muros, devrait avoir la sagesse de reconnaître son ignorance.

 

                                                © Serge Simonotti.

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Publié le 19 Octobre 2021

  © Serge Simonotti.

Petite cordelette lâchée de 1,60m. de hauteur. Ce qui en résulte, ce que perçoit l'observateur, est-il dû au hasard ou au déterminisme non classique -non laplacien- 

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Publié le 19 Octobre 2021

ÉPIPHANIE de la LUMIÈRE.

Questions aux chercheurs spirituels que nous rencontrons et à ceux que nous avons rencontrés (si en eux subsiste une empreinte).

Quelle est la semence qui est passée de la nuit à la Lumière ? Pas de prétention ni de vanité ! Il n’y en a jamais qu’une seule, jamais deux, car « on ne peut pas monter deux montures en même temps » ni « servir deux maitres à la fois ». Ce qui veut dire qu’une seule semence de lucidité réelle les contient tous. Il faut donc ne jamais la quitter et ne pas suivre les traces d'un mental toujours en quête de toujours plus de sensations. En ce qui nous incombe, la richesse est la pauvreté globale.

Et s’il y a eu réellement passage d’un état à un autre, quel en est le témoignage définitif ? Ce n’est que par le témoignage que l’épiphanie peut symboliser la « manifestation nouvelle » dont vous êtes les garants. L’épiphanie est « l’apparition officielle » d’un nouveau climat intérieur matérialisé dans l’expression horizontale.

Le substantif féminin « Épiphanie » est tiré du grec épi qui veut dire « sur », et du grec phaneia qui veut dire « paraitre ». L’Homme nouveau, l’Homme qui a retrouvé sa naturalité, qui s’est éveillé à sa naturalité, transparait au-delà de l’homme ancien.

S’il y a eu une véritable « métanoïa », une véritable transformation, un vrai bouleversement du lieu psychique, il lui a fallu s'écrouler sur lui-même. C’est cet écroulement qui est l’épiphanie, et s'il n’est pas autorisé, le grain reste grain, il ne meurt pas à lui-même et aucun épi ne peut s’émanciper. L’ancien reprend du galon incontestablement, quoi qu’en pense un mental satisfait des quelques sensations étouffées dans l’œuf.

En ce sens, la consommation est un état d’esprit non consumant...

Oui, misérablement, on peut garder les effets de la Lumière (mais pas la Lumière) pour soi, pour un propre plaisir, pour de propres créations, pour une propre paix humaine (psychique), pour une « malpropre » vanité.

Ne rien crier de sur les toits de la ville psychique.  Être fondamentalement oublieux de ce qui vient d’être offert, n’en savoir rien et ne vouloir rien en savoir. La complétude est à ce prix : Le nouvel Homme ne se connait pas ; il n’est pas sujet de lui-même.

C’est en tout cela que se tiennent les nuances entre l’authentique et le calcul ; entre la sincérité de l’Offrande de Soi et la participation personnelle localisée, hasardeuse et toujours défaillante.

Il est bon que de temps à autre la pensée et l’écriture qui en émane soit radicale*.

  • Qui va jusqu’au bout de chacune des conséquences impliquées par le choix initial.
  • Relatif à la racine, à l’essence.

 

                                    © Serge Simonotti.

 

 

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Publié le 17 Octobre 2021

L'œil unique du cyclope.

L’homme divisé a la sensation d’être entier. Fondamentalement ignorant de ce qui soutient sa personne et fondamentalement identifié aux expériences (qui lui sont arrivées) survenues, il marche dans les méandres de la réactivité et dans le désert des convictions. Ses opinions le désaltèrent et ses choix le rassurent. Il est un vase clos se nourrissant de lui-même alors que toute son attention est tournée vers l’extérieur. Ainsi va-t-il, sûr d’avancer, alors qu’en réalité, il ne se déplace pas. Il est déplacé par les évènements qui spontanément arrivent. Il croit faire, alors que tout, spontanément, arrive. Il est choisi, alors qu’il pense choisir. Il pense décider alors qu’il est l’ouvrier d’une décision déjà révolue. Il pense intervenir alors qu’il ne fait que se glisser, même si cela coince par moment, dans ce qui vient. Il est l’occupant labyrinthique d’une terre promise.

La non-connaissance de sa Nature Une oblige l’homme divisé à avoir une conception aléatoire de lui-même et du monde. Sur cette conception, il construira -vaille que vaille- ses vérités matérielles, ou philosophiques ou spirituelles. Peut-être a-t-il des vérités ou des avis à partager sur les trois. Une recherche spirituelle entamée dans ces conditions n’aurait aucun fondement réel, une plaisanterie de plus dans l’amoncèlement de cartes constituant la citadelle construite par le sens de l’égo et son contremaitre, la considération de soi. L'ensemble de cette tragicomédie ne se laisse pas percevoir facilement. La considération de soi est souvent aléatoire, l’opinion que l’humain a de lui-même est possiblement incertaine, hasardeuse.

Lors de l’alchimie spirituelle (transmutation par rapprochement intime), un paradoxe étrange fait son apparition. Plus nous approchons -inconsciemment- de ce que nous ne connaissons pas encore, plus l’état psychique parait empirer. À ce stade, l’unique moyen est de river son attention sur ce qui se produit sans perdre de vue qu’il s’agit d’un déroulement (sens littéral) nécessaire, et d’autre part, garder suffisamment d’attention sur la présence informelle et antinomique du climat nouveau qui survient. Pour mieux comprendre mon propos s’il ne parait pas clair : le mouvement peut faire naitre l’intuition du repos. Le climat nouveau qui survient est le corps de ce qui s’éprouve. Seul l’éprouvé permet la reconnaissance de l’ivraie et du bon grain. La frustration, la colère, l’envie, la peur, l’impossibilité… sont des trappes menant à la caverne de l’initiation. Encore faudra-t-il avoir le courage d’ouvrir les trappes, d’entrer et de les refermer sur soi.

   © Serge Simonotti.

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Publié le 10 Octobre 2021

 

 

 

Ces deux images sont en relation avec la note précédente.

L'expérience vécue, les émotions ressenties, les connaissances intellectuelles et la considération de soi, qu'elle soit lumineuse ou ombragée, sont sans utilité sur la non-voie proposée par l'hypothèse hiérokosmogamique. Tout cela ne prouve que l'épaisseur d'un mur, aussi bien décoré soit-il. Pourtant, en un endroit précis, celui-ci est fissuré. Et c'est cette fissure qui s'empare (peut-être) de notre attention, comme un trou dans une feuille de papier. C'est le vide de ce que l'on nomme trou qui attire celle ou celui qui est libéré du butinage, des fioritures inscrites sur le mur ou la feuille de papier. Mais il s'agit bien de se laisser grignoter le mental classique par le fait même que sans la présence du mur ou de la feuille de papier, pas de vide.

© Serge Simonotti.

Pas de passé (de choses connues),

Pas de présent (en tant que fruit du passé),

Pas de futur  (imaginaire hypothétique).

Cette trinité est à la fois la superposition de trois phénomènes qui interagissent ensemble, et une globalité immédiatement perceptible. Exemple: lorsque Photoshop est ouvert sur une image, en bas à droite de l'écran une superposition de calques, sur l'écran une seule image. À quel endroit de l'écran se tiendrait la notion de réalité?

 

 

                                                                    

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Publié le 10 Octobre 2021

 © Serge Simonotti.

C'est le sens même de l'hypothèse Hiérokosmogamie. Converger, se pencher, se tourner vers l'inconnu qui s'élève par intuition ou aperception lors de nos rencontres d'une part et dans le quotidien d'autre part et de se laisser submerger par l'incompréhensible encore. Cela implique de passer d'un état à un autre, de changer, de façon naturelle (sans participation personnelle) et pourtant éclatante, de Nature. Question d'Écoute sans rapport avec les acquis de quel ordre qu'ils soient. C'est en ce sens qu'il faut Entendre conversion. Et non dans le sens d'une soumission à la volonté de Dieu.

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