L'ArkêoHiéroKosmogamie reconsidère l'idée que l'on a de la conscience, de Dieu, de la spiritualité. Elle est se rattache à un déterminisme éclairé.
Organisation de Rencontre gratuite. En soutient, le livre l'hYpothèse Hiérokosmogamie aux éditions du Térébinthe (distribution CoolLibri), ainsi que les "expériences" intimes. D'autres ouvrages sont disponibles chez le même distributeur.
Nous voilà véritablement en présence des différents états, de différentes terres que le chercheur, le disciple sincère au sein d'une discipline -quelle quel soit- traversera. Bien entendu, il faut préciser que ces étapes ne sont pas supposées apporter un bien-être purement égotique. Selon les dévoilements psychiques lors de la séparation d'avec les aimantations corporelles (relations serrées corps/monde), pour celle ou celui qui reste intériorisé, cela pourrait bien être l'inverse.
avant que les différents états, terres qui les animent soient vraiment vécues.
L’âme se situe entre l’esprit intemporel et le corps physique temporel en relation avec le monde physique qui aimante l’âme quand elle est psychique, c’est-à-dire perçue comme personnelle. Le lien avec l’esprit -soudé à l’Esprit- est rompu.
Il ne s’agit pas de mélanger
l’Esprit-esprit intemporel
et
lapensée temporelle qui se doit d'être porte-Parole
de l’Esprit-esprit.
*
A) Se détourner des réalités sensibles et étrangères. B)L’âme libérée de l’emprise physique renoue avec l’esprit-Esprit. C)Nouvelle fusion avec le corps physique qui se voit être sous l’emprise de l’âme devenue impersonnelle et nommée Âme du monde. D)L’Unité Esprit-esprit, Âme, corps étant rétablie en celui, celle qui aura franchi ses étapes (terres), il y a Unification avec la Connaissance de la Totalité au sein du Principe Primordial.
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Ce titre peut paraître non respectueux, mais pour ma défense, j'emploie tragi-comédie dans son sens exact: la vie, l'existence, en tant que pièce de théâtre romanesque au contenu tragique -subconscient- et au dénouement heureux - mort psychique et Nouvelle Naissance-.
Le mental est une bourgade imperméable ou la raison bornée, la démesure de l’hybris, le gigantisme ont bonne place, une bourgade où l’Intuition pure et directe dont la richesse est la Simplicité, la modestie, l’économie en esprit, n’ont pas droit de citer. Et c’est pourtant bien de cette Terre intuitive, de ce Champ que s’élèvent les questions implosives qui provoquent l’arrêt : que sais-je réellement ? Qui suis-je réellement ? Y a-t-il un devenir essentiel lié à « ma » vie en dehors de la mort ? Questions intra-utérines, dont les réponses sont incluses dans la vastitude du Champ Naturel inné et intuitif, donc sans rapport avec une réflexion critique qui s’appuierait sur la raison ordinaire, mais suscitant un arrêt en clair-obscur qui, s’il est mené en eaux profondes -visitation du subconscient- permettra une reconsidération de l’idée d’être et ouvrira -peut-être- la porte étroite dévoilant l’Êtreté, l’état paradisiaque d’avant la chute dans les eaux subconscientes. La conception mentale, l’ennemi prépondérant 1)dont j’ai donné ci-dessus le nom de ses trois têtes, est devenue faussement naturelle parce qu’emphatique, mais son plus grand danger est d’être contagieuse. C’est la plus grande pandémie qui soit. Elle paraît être la vérité même imposant un réalisme matérialiste. Tout ce qui ne lui correspondant pas est perçu de façon suspicieuse, dubitative, pour ne pas dire hérétique.
S’il est important de définir ce mental à trois têtes, il est ce que l’on nomme subconscient -sous la Conscience lumineuse2) et purement intuitive- une inversion de cette Conscience. Il est le maître de la Chute, de la fausse liberté, de l’illusoire libre arbitre et de la vanité incontestablement liée à la considération de soi, qu’elle soit positive ou négative. Il est, la plupart du temps, l’insaisissable Fantôme-moi aussi nommé Prince des Ténèbres, le Saw-tan' ou Śāṭān hébreu, le Satan, l’adversaire de la Conscience Globale, lumineuse qui maintient l’équilibre primordial de la balance de la Justice, c’est-à-dire la maintenance sur ses deux plateaux de deux forces Naturelles, l’Intégrité et la Rectitude en constance.Ce mental est le Kérberos, le chien polycéphale qui garde l’entrée des enfers -subconscient-. Il laisse entrer les « morts » mais ne les laisse pas ressortir et empêche les « vivants » de venir les récupérer. Le Livyātān, le Léviathan phénicien et biblique, une sorte de gigantesque poisson ou crocodile. Ainsi, par ces quelques exemples, il est facile de comprendre que ce que l’on nomme aujourd’hui subconscient est dévoilé dans tous les mythes et légendes. Pour peu que ces mythes et légendes soient pris au sérieux.
Il ne s’agit pas de tenter de s’en séparer, de la contredire par soustraction ou addition de quoi que ce soit, mais de l’assumer avec lucidité jusqu’à la déchirure de ses limites, jusqu’à ce que, tout à coup, à force de la fixer du regard, nous ne la comprenions plus et qu’elle nous paraisse bien stupide. Ce qui permettra l’effondrement en elle-même du Champ Naturel inné et intuitif et de son embrassement inattendu : un effacement de la croyance dans la séparabilité et un rééquilibrage, comme il a été dit, de l’intégrité et de la rectitude. Il y a donc bien, à ce stade, l’avènement d’une Nouvelle Naissance et l’éclosion d’un Nouvel Homme. Et c’est pourquoi il y a quelque chose plutôt que rien pour reprendre la pensée de Leibniz.
1) Latin praeponderare être plus pesant, avoir plus d’importance, devant, avant. Un dérivé depondus poids, pesanteur, quantité, masse, influence.
2) La Conscience Globale : imbibassions de la conscience conventionnelle aux ordres du mental par le Champ Naturel inné et intuitif.
Ce que l’on nomme mental, c’est-à-dire l’ensemble volonté-raison-imaginaire dénaturé -qui a oublié sa divinité- s’installe sournoisement dès l’enfance. Il s’étale sur la vastitude d’un paysage vierge et s’enracine sur ces trois qualités naturelles encore potentielles pour ensuite, lors de leur pleine activité, les phagocyter. Ce mental est le moi/je connecté -en réalité- uniquement à lui-même, et à la fois incubateur de la totalité ce qui se produira. La volonté devenue personnelle s’attarde et se compromet avec l’imaginaire tout en se justifiant en s’appuyant sur la raison. La raison, devenue uniquement humaine se minéralise et se coupe de la véritable Intuition purement Naturelle, l’imaginaire s’exalte au pourtour de désirs irréalisables ou nécessitant une éternelle répétition et court de la volonté à la raison et réciproquement à la recherche de justifications. Toute la vie psychique se voit être déroutée et surestimée. Le subconscient règne en maître en déployant sa fausse lumière, et la lucidité reste assise au fond de sa somptueuse caverne.
Ces trois qualités dénaturées, détournées de leur véritable Raison d’Être, sont devenues la seule connaissance de l’humain. Il s’y accroche, les ajuste, les améliore, estimant qu’elles sont la seule réalité et que cette réalité est propre à chaque être. Mais la Sympathie des choses, l’Harmonie Naturelle, la Beauté Naturelle, l’Amour en tant que liant d’unité sans affects -non limité- pointant en direction de l’Êtreté, accordent la déception à l’humain coupé de sa Source ; coupé de son Devenir primordial.
Nicolas de Cues : Tout savoir qui porte sur la saveur d’une chose qu’on n’a jamais goûtée reste vain et stérile, tant que cette saveur n’est pas sensiblement goûtée. Il en est de même de cette Sagesse que personne ne goûte par ouï-dire, mais seulement celui qui la reçoit en lui et la goûte du dedans. Son témoignage en effet ne vient pas du dehors, mais de l’expérience même qu’il a faite de sa saveur. À qui recherche l’éternelle Sagesse, il ne suffit pas d’apprendre ce que l’on peut lire d’elle. Il faut que l’entendement, ayant découvert où elle se trouve, la fasse vraiment sienne. 1)
Je ressens bien cela lors de conférences, séminaires et notamment lors des Rencontres en cercles fermés, la nécessité absolue de ne pas être trop écouté parce que, dans ces moment-là pour les écoutants, je suis un Parlant du dehors. L'insistance constante est de laisser s’écouter l’extériorité de façon automatique, comme si cela planait autour d'eux, c’est-à-dire sans concentration poussée, sans obligation de comprendre, et d’accorder tout la disponibilité à l’Écoute et l’Entendement interne en restant, autant que possible, dans la compagnie de cela qui se dévoile sans permettre à un connu vieillissant et sclérosé de venir la contagionner pour l’outrager. Laisser naturellement se dévoiler ce qui est prédéterminé à se dévoiler. Ni plus ni moins. Le temps de la pensée et des mots peut attendre patiemment son heure. Et tous se rendent compte que cela n’est pas simple. Toujours le fantôme-moi, la considération de soi, le mental (volonté-raison-imaginaire) exigent le devant de la scène, et il ne s’agit pas de les affronter, ils se complaisent en cela ! Il s’agit de les Voir pleinement, c’est-à-dire, en toute lucidité.
1) Extrait des Œuvres choisies de Nicolas de Cues. Éditions Aubier/Montaigne.