Publié le 26 Octobre 2024
Certains individus.es. se sont probablement procuré nos ouvrages et certaines questions se sont posées, notamment sur ce que la Hiérokosmogamie nomme le Déterminisme classique. Et cela est bien compréhensible. Et nous ne pouvons proposer, en ce blog, qu'une définition succincte de ces deux termes tout en remerciant ces lectrices et lecteurs (bien que tout cela soi déterminé):
"La Hiérokosmogamie est fondée sur un déterminisme[1] classique[2]. Par ce déterminisme, chaque être est doté d’une Capacité Naturelle d’Aperception propre à dévoiler l’Inspiration en corrélation avec un degré d’Impéritie modelant la conscience conventionnelle conformiste en laquelle, si l’impéritie se fissure, « s’effondre » le Champ Naturel inné et intuitif assurant ainsi le dévoilement définitif d’un climat nouveau au sein d’une Conscience devenue Plénière et imprégnée de la Connaissance intuitive, Connaissance innocente sans lendemain : l’agent illusoire et l’objet sont Un[5]."
Bien évidemment, ce déterminisme classique ne peut qu'être rejeté en une époque où le libre arbitre et l'absolue "liberté individuelle" règne. Nous le comprenons sans l'accepter. pourtant, ce déterminisme classique est présent dans la Connaissance et dans les écrits ou paroles des Connaissants, des Sages et cela bien avant Platon. Nous proposerons ici juste un petit passage d'une œuvre de l'alchimiste Fulcanelli (pseudonyme d'un nom voilé) : Il n'y a, ici-bas, ni hasard, ni coïncidence, ni rapport fortuit; tout est prévu, ordonné, réglé, et il ne nous appartient pas de modifier à notre gré la volonté imperscrutable du Destin. "Extrait de Le Mystère des Cathédrales, page 19 éditions Discovery Publischer." Ce que Fulcanelli nomme "Destin", la Hiérokosmogamie le nomme Destinée divine.
On pourra découvrir de tels passages à travers d'innombrables œuvres, quelles soient musulmanes, chrétiennes, gnostiques, ismaéliennes, zoroastriennes, égyptiennes et très nettement dans la Bhagavad Gita indienne, et aussi loin que lectrices et lecteurs sauront remonter. cela devrait poser réflexion.
En fait, cette Connaissance, quand elle est comprise, assimilée et éprouvée dans les actes mène à la plus grande Liberté, à l'intime tranquillité, et pour qu'il n'y est pas d'erreur de compréhension à la lecture de cette note, à la plus grande volonté qui soit dans la mise en œuvre de l'Agir, car c'est bien l'Œuvre, la Destinée Divine qui s'accomplit.
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[1]˙Emprunté au latin dētermĭnātĭo fixation des limites, fin, extrémité et de dētermĭno limiter, régler. Le déterminisme est l’envers de ce que la conscience conventionnelle nomme « libre arbitre », ce qui impose une liberté totale à l’individu puisque celui-là est le devant, le premier, le seul lieu en lequel s’élèvent toutes décisions. Sans le déterminisme, la Connaissance ne serait jamais dévoilée. La plupart du temps l’impéritie imprégnant l’individu lui est inconsciente. Elle est reine des « qualités » que chaque être conventionnel s’attribut, alors que du point de vue initiatique, c’est-à-dire du point de vue de la Connaissance innocente sans lendemain, ses qualités ne sont qu’obscurités. Elle gagne en importance lorsqu’un être ressent la nécessité impérieuse de s’engager dans une voie initiatique (faussement appelée voie spirituelle) ; elle devient alors tout à fait consciente parce que dans l’obligation d’engager la bataille afin de défendre l’ensemble des conventions et des fruits qu’elles apprécient.
[2]˙Latin classĭcus de la première classe. Entendu dans le sens fidèle à la Tradition antique et qui s’en inspire.
[3]˙l’agent, - le sujet – est illusoire ; le seul Agent est l’Esprit. Lorsque sujet et objet sont un, la totalité est non seulement connue, mais vécue. Or il ne reste que la totalité, le sujet, l’agent se reconnaissant serviteur et témoin de la Connaissance.
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