Publié le 28 Décembre 2024

L’Antinomie divine, potentiellement présente dans "l'Absoluité" ni relative ni contingente, s’étend jusqu’à son niveau minimal, jusqu’à l’être humain physico-psychique engoncé dans ses entremêlements et écartèlements : bien/mal, plaisir/souffrance, certitude/incertitude, santé/maladie, vie/mort… fragilité humaine/stabilité divine. Bergson(1), en exprimant à l’inverse va à notre rencontre : « En optant voilà deux mille cinq cents ans pour la description de la réalité telle que nous la livre Parménide, nous avons appris à voir un monde cloué, vissé, fixe, apparemment invariable, docile à nos concepts, nos classifications, nos distinctions, nos divisions, comme en état d’arrestation. Tout a conspiré à nous mettre en présence d’objets que nous pouvons tenir comme invariables (Bergson, La Pensée et le Mouvant) ». Comme s’il était la « continuité » en tant que propriété émergente de Parménide(2), Héraclite d’Éphèse dit "l'obscur", décloue, dévisse, décadenasse : L’eau de la mer est à la fois très pure et très impure : pour les poissons, elle est potable ; pour les humains, elle est imbuvable et nuisible. (Fragment 61). Encore : C’est la maladie qui rend la santé agréable ; c‘est le mal qui engendre le bien ; c’est la faim qui fait désirer la satiété, et la fatigue qui fait désirer le repos.  (Fragment 111).

C'est en cela que se tient le principe même de l'ArkêoHiéroKosmogamie, l'étude complète et l'observance sévère de la compréhension émanant de l'étude même. Ceci est une vraie réforme de l'être en laquelle toute saveur-guimauve est exclue.

                                     © Serge Simonotti

[1]˙Henri Bergson (1859-1941) philosophe français. Extrait de La pensée et le Mouvant 1934.

[2]˙Parménide (vers la fin du Vie siècle avant J.-C. -vers 460 avant J.-C.). Philosophe grec. Sa philosophie est concise dans les propos de Bergson ci-dessus.

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Publié le 26 Décembre 2024

Sans être catholique mais Chrétien de souche antique (donc christique) et pareillement non dualiste sévère, belle était l'image vaticane de l'ouverture de la Porte Sainte qui marque l'Année Sainte. Symbole "remarquable" présent dans toutes les traditions d'une façon ou d'une autre. Et évidemment, présente dans l'évangile de Matthieu 7-13: "Entrez par la porte étroite. Car large est la porte, spacieux est le chemin qui mène à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par là." Et présente constamment de façon sourde lors de nos Rencontres mensuelles: car il est difficile de passer de la dualité de l'être individualisé adombré par un je-moi solidifié depuis le stade du miroir (voir note précédente), difficile de sortir de l'observateur au regard aigu toujours porté de droite à gauche et de gauche à droite, difficile de s'évader d'une conscience éparpillée dans un entrelacement d'intériorités et d'extériorités. Et difficile d'échapper au déferlement de pensées, d'émotions...Difficile de ne plus, non pas " ne rien désirer", mais de ne plus ressentir le concept de désir toujours en adhésion avec le concept "je-moi". Et tout ceci est la porte spacieuse qui mène à la perdition. Ces italiques ne convenant pas; cette "perdition" est simplement la dualité effrénée, cette inconnaissance qui crée tous les conflits, en soi et avec ce qui est considéré comme l'autre. L'être mobile a oublié que "sa" mobilité doit être soutenue par ce qui lui est complémentaire. L'un sans l'autre il n'y a pas.

   © Getty Images

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Publié le 24 Décembre 2024

Bonjour, sur la pointe des pieds, juste une proposition en direction, notamment des personnes qui participent régulièrement aux Rencontres et indirectement, aux personnes qui ont participé à notre Travail (dans le sens alchimique du terme) et qui en ressentent encore le parfum. 

En ces trois instants festifs, ce soir et demain et dans quelques jours, il serait avantageux de tenter, lors de ces "distractions" la Vision triple : les observés, l'observateur conditionné, l'Œil qui perçoit ce qui se passe, de manière générale, se tient au niveau d'un observateur (je-moi) observant, à l'extérieur, à distance de lui-même (qu'il s'agisse de 1cm, de 30cm ou plus) des "objets" de toutes sortes. Sans ce qu'il voit.. (les 5 sens) à l'extérieur, l'humain existerait-il ? La conscience conditionnée existerait-elle ?

Cette vision double, observés conditionnant-observateurs conditionnés manque de racines, ce "deux" est changeant, temporaire, éphémère, donc sans Réalité Réelle. Or il faut bien que l'éphémère repose sur plus stable, plus éternelle pour être.

Tout est dit. Chers amis, quand ces moment éphémères conditionnés parce que inscrits dans une notion de temps et d'espace, infuse le concept d'agréabilité , mais sans que cela conditionne quoi que ce soit EN vous-mêmes.

 

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Publié le 22 Décembre 2024

Tout le monde connaît le célèbre "stade du miroir" comme formateur de la fonction du "je" auquel j'associe la fonction "moi" dans le sens de "propriétaire de ce que le "je" perçois. Cette fonction "je" apparait chez l'enfant entre 18 et 24 mois et l'authentifie en tant qu'individu propre et, ce qui importe par suite, l'apparition de l'extériorité. Évidemment je n'entre pas ici dans les détails, ce qui serait vaniteux de ma part puisque n'en étant pas spécialiste. Mais c'est bien l'apparition de ce "je-moi" et de l'apparition de l'extériorité qui  m'importe.

En fait, les mots "extérieur", "extériorité" sont à bannir du vocabulaire de l'Aspirante et de l'Aspirant à devenir Connaissance, c'est-à-dire à devenir, dans le vocabulaire de l' ArchéoHiéroKosmogamie, Êtreté ou Soi selon une autre proposition indienne. Car, lorsque cela est "vécu" (ce terme ne convenant plus) l'état, ou plutôt ce non-état englobant tout ce qui est, comme un dissolvant, le concept d'extériorité et celui d'intériorité sont tous deux dissout. Ainsi, toutes pratiques ou exercices portés vers l'extérieur ou vers l'intérieur ne sont qu'obstacles exécutés par une individualité qui s'est reconnue dans le miroir. Rien n'est extérieur à la Conscience pure, à ce que l'ArchéoHiéroKosmogamie nomme le Couple Royal. Et, comme rien n'est extérieur au Couple Royal qui reste indéfinissable et comme la tradition le propose, ne peut être nommé que de façon négative, que reste-t-il sinon pour Celle, Celui qui est toujours lié à un corps physique mais sans y être identifié sinon Lui-même: tout apparait en Lui, rien ne lui est extérieur,  car, n'étant plus identifié, Il ne perçoit plus que Lui-même car tout est Lui-même. Ainsi,

« Laissez les enfants venir à moi, ne les empêchez pas, car le royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent. Amen, je vous le dis : celui qui n’accueille pas le royaume de Dieu à la manière d’un enfant n’y entrera pas. » Évangile de Marc 10, 13-16.

Il est bien entendu que les enfants concernés par ce verset - qui dénote une large connaissance de celui qui l'exprime - sont les enfants entre 18 et 24 mois.

 

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Publié le 21 Décembre 2024

Un peu en avance, voici le numéro 3 de la revue, disponible dans

la bibliothèque de l'imprimerie CoolLibri,

Les Moissons de l'Œil de janvier 2025.

Dans ce numéro de 80 pages vous trouverez la continuité de l'enseignement de Hiérokosmogamie de Serge Simonotti, un texte sur ses "impériences" spirituelles de Maxime Demaret, Frédéric Dimey nous revient avec un écrit sur sa connaissance de Sankara et de la non-dualité, Christine Dilmi continue sa Quête spirituelle et nous propose un texte assez hermétique mais empli d'éléments remarquables, une proposition de Haïkus de Claire Landais Sauvage, une fidèle de la revue, Christine Chardonnier, musicienne de profession, nous propose un court texte, un texte léger, minimaliste mais débordant de poésie, de musique, et de silence. Christine dévoile un grand amour (réciproque) envers la musique et avec cet invisible silencieux qui soutient la musique et par lequel elle est traversée. Éric Roux Reiffsteck, paysan parfumeur et quasiment alchimiste nous propose un bel article sur sa façon -extraordinaire - de travailler. Je conseille d'aller y voir par l'entremise d'un site pour approfondir encore ce qu'il détaille dans la revue. Et enfin la suite de "la longueur du Regard", deuxième partie en Égypte. Tous ces articles sont accompagnés de photographies.

80 pages éblouissantes proposées par des auteurs passionnants, à travers lesquels passe et j'en suis intimement persuadé, l'Esprit pur.

Je les remercie du fond du Coeur.

Achat possible dans la bibliothèque de l'imprimeur CoolLibri. Tapez dans la barre de recherche Serge Simonotti (éditeur des Éditions du Térébinthe).

Prix de la revue: 20 €

 

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Publié le 8 Décembre 2024

Une lectrice assidue du blog qui ressent enfin le désir de la mise en place d'une pratique quotidienne a posé, il y a quelques jours, la question suivante :  quelle pratique ou exercice puis-je réaliser tous les jours et de façon plus ou moins constante? Cette dame ne participant pas aux Rencontres régulières ne pouvait donc pas bénéficier d'une pratique ou d'une ascèse qui ne pouvait pas être mise à l'étal des Rencontres pour en dévoiler les effets (du point de vue de la Connaissance Réelle). Il ne restait donc qu'un seul possible,  le plus simple mais le plus déconcertant, le plus rapide du point de vue de la Connaissance (au premier degré de sa compréhension) tout en permettant une Attention de chaque seconde et - par obligation - un retrait rapide de la multitude. Mais, "le Royaume des Cieux appartient aux audacieux". Voici ma proposition :

"Il n'y a pas deux flocons de neige identiques depuis toujours, pourtant il ne s'agit que d'eau, toujours de l'eau, toujours la même eau. VOYEZ cette unique eau qui soutient les formes différentes de ce que l'on nomme "flocons", descendez jusqu'à ce que l'on nomme "eau" puis descendez jusqu'à ce qui soutient cet élément. Puis, VOYEZ cela au sujet de tout ce qui porte un nom."

 

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Publié le 4 Décembre 2024

ARKÊOHIÉROKOSMOGAMIE

                              COPYRIGHT.EU INTERNATIONAL SERVICE. Généré le 03/12/2024 à 13 H 51 (PM) 

Il y a 5 décennies, s'incluait dans ce qui paraissait être "mon quotidien" la rencontre d'un scientifique dont le surprenant travail était basé sur la lumière. En parallèle, des rencontres d'un autre genre menèrent à un collège Templier qui me fit connaitre, et éprouver, la nécessité de la rigueur et de la "ligne droite". Plusieurs années à traverser des paysages inconnus dont l'existence quotidienne aux alentours n'identifiait jamais ; paysages parfois déséquilibrants mais auxquels il fallait impérativement se donner.

Cela déboucha, de longues années plus tard, sur une Vision intime qu'il faudra nommer ThéoKosmogamie. Longue ascèse ne dévoilant son "Vouloir" qu'à "petit feu". La descente Naturelle vers ce qui sera appelé beaucoup plus tard HiéroKosmogamie prendra deux décennies. Ces deux Enseignes se voulaient encore dualistes. Aujourd'hui, deux décennies plus tard, il est obligatoirement question d'ARKÊOHIÉROKOSMOGAMIE absolument non dualiste.

Il ne s'agit absolument pas de changements dus à un désidérata humain (psychique ou égotique), mais un approfondissement de l'un à l'autre sans jamais quitter le premier: la ThéoKosmogamie est dans l'ArkêoHiéroKosmogamie, celle-ci même présente en potentialité dans la première. La HiéoKosmogamie étant présence potentielle dans les deux. Chacune alimentant les deux autres.

C'est l'occasion de remercier les lecteurs des 5000 pages lues depuis la création du blog.

Au sujet des Rencontres sans considération d'argent.

L'Esprit donne - Souffle - et la plupart du temps l'humain vend ce qu'il a reçu - obligatoirement - gratuitement.

 

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Publié le 3 Décembre 2024

    La Quête vers l'Accomplissement d'un réel Destin déterminé

       

 

           « Nul n’est jamais monté au ciel confortablement », disait Isaac le Syrien. Sans nul doute.  Nous poursuivons le rêve infernal de l’Éveil, le climat paisible de l’Identité globale nue, vierge… et c’est à l’identité nuancée que nous parvenons, à celle que nous connaissons à chaque instant de notre vie linéaire. En cherchant le fruit et son noyau, nous parvenons au bourgeon, à la sève collante des forces subconscientes. En cherchant devant, c’est hier qui nous présente un passé qui brode un présent. Comme une sorte de revanche. La mouvance des caves se veut nuageuse.

           Longtemps nous marchons dans la même empreinte, en fin de compte, nous ne marchons pas. Ni montée ni descente.  La multitude des actes importe peu, leur sang est constitué d'un seul composant : automatisme.  L’existence linéaire est un tunnel sombre enroulé sur lui-même dont est exclue toute lumière. Ni disponibilité, ni ferveur, ni aisance, ni danger. Rien d’inconnu, rien de vertigineux. Il n’y a que le connu qui reste possible.

          Le monde n’a de goût que si nous nous frottons à lui, que si nous lui permettons d’Être, que si nous le dénudons des attributs mentaux dont nous l’avons bariolé. Voir et savoir n’est plus suffisant. Toucher, goûter, sentir… entrer ! La Globalité (suavité fulgurante) est à ce prix. L’Ouverture au miracle constant est à ce prix. Pour lâcher-prise, encore faut-il avoir appris à tenir consciemment la prise et à reconnaître son insignifiance. Sortir du monde personnel est un pas infranchissable pour celui qui dort son existence. L’Art de Vivre spirituellement n’est pas un mariage blanc, c’est une Envolée, un risque constant de Mort annoncée depuis toujours ; c’est une danse, pas un combat. L’entièreté est plus légère que la division. Aucun poids n’encombre celui qui continuellement, assidûment, donne naissance au monde.

          Nous laissons fructifier, accrochées à nos semelles, des existences égarées, des mouvances hypnotiques, une myriade de visages qui nous regardent dans les yeux, occultant tout Principe Essentiel, nous empêchant d’accéder aux nourritures nouvelles. L’acceptation des concepts de passé et avenir liés au sens de l’ego -considération de soi- est notre jeûne au Divin, à l’Élan Vital, au Vivant dépoussiéré de l’existence. Du vin, il me plaît dans être imbibé du goût, et ne suis pas porté à la lecture trop longue de l’étiquette

          L’Ouverture au miracle à un prix. L’Écoute. Dans cette écoute, un grand fracas à lieu, le Silence. Débordement outrageant pour le fonctionnement ordinaire. Appel silencieux insondable et inexplicable, une forêt d’inconnaissance ouvrant sur une intuition délivrée des contraintes subconscientes et alliée à un élan impersonnel.  Cette intuition, je la ressens comme une Onction Christique (ne peut comprendre que celui qui Sait et qui rend au terme christ toute sa valeur première). Un parfum d’onction. Parfum d’un Vide destiné à être un don permanent. Sans buts et sans calculs, dans le simple agir de ce qui vient. VIVRE un Présent déjà consumé.

          Chaque mot est à la fois fermeture et ouverture selon qu’il est lu ou goûté. Selon qu’on le laisse parler ou que l’on passe devant comme l’on passe devant des vitrines. Ces mots ont besoin d’oralité. Ces phrases ne valent leur pesant d’or que si elles sont le bistouri d’une sensation remontante allant s’engouffrer dans sa source propre. La porte, étroite ou large, n’est pas le royaume.

      Goûter et traverser. Goûter et passer. Goûter parce que nous sommes ce goût qui est nous: non-dualité.

       C’est la préservation de soi, la non-implication dans la Présence de l’Être qui pourtant est nous-même. Si l’existence est une longue mouvance chronologique incluse entre une naissance, une émancipation et une mort, le lieu impersonnel en lequel le Vivant s’explore est sans histoire, sans épaisseur, sans attente. Boire à sa coupe, c’est boire l’eau vive de l’oasis intérieure. Son invisibilité est la promesse de Le goûter partout -étant tout-, et Son Silence, plein et entier, ne manque pas de paroles. Pour cela, il faudra :

Avancer en libérant,

Lâcher en construisant,

Car l’évaporation

Ne passe que par la

Réunification.

Oui,

La nécessité est de

Se dé interprété,

Puis,

De se traduire.

                                  © Serge Simonotti  Le regard en Soi.

 

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