Publié le 22 Mai 2025

Tenir une pierre dans la main est une expérimentation à la fois concomitante et simultanée concernant l’entièreté du monde minérale, la globalité présente dans la particularité/la particularité présente dans la globalité. Ainsi pour le monde végétal, animal, humain. Entièreté du sensible et du substantiel en la Conscience Absolue, l’Êtreté, lorsque la conscience conditionnée est « démuraillée ». Il n’y a que l’Êtreté -non la part individuelle - dont un cancer fût une propriété émergente, qui EST toutes les individualités mêmes qui ont un cancer. La seule à pouvoir, non pas comprendre, mais Entendre véritablement, la seule qui est l’autre. Que peut bien apprécier, respirer et exprimer l’individu dont l’expérience vécue lui est propre ? Il mettra à disposition une sorte de bienveillance circonstanciée basée sur la sensiblerie au gout de guimauve absolument pas officinale et dénuée de réciprocité. Rappelons que le substantif féminin « bienveillance » exprime l’action de bien veiller sur, souhaiter le bien que l’autre veut, quel qu’il soit. Ce qui reste foncièrement dualiste.

                                     

© Serge Simonotti. Marie-Léandrine et l'évêque de Namur.

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Publié le 22 Mai 2025

 

Petit arrêt dans les Archives évangéliques.

                             Le complément pratique de Jean chapitre 10, versets 10-30 se tient en Matthieu 25, 1-13 concernant les vierges sages (1) qui en toute liberté de choix ont aspiré à la Connaissance, et les vierges folles (2) qui, en toute liberté de choix, sont restées délibérément dans le monde de l’extériorité par le joug exercé par le « moi-je » (nom, prénom, genre et titre que ce moi-je s'accorde en association avec le corps physique) en tant qu’observateur. Nous laisserons Aspirantes et Aspirants, Disciples, lectrices et lecteurs, curieux, découvrir ou redécouvrir ces versets s'ils le désirent. Si nous nous penchons suffisamment en direction de la profondeur cachée en ces paroles : il n’y a de Liberté vraie qu’après avoir eu le courage de laisser se retirer le t de liberté. Ce Reste, Libéré est synonyme Êtreté. Est "en Êtreté" celle, celui qui est libéré de la « carcéralisation » due aux choix émotionnels ou calculés de l’être, à ses contingences liées à des relations de cause à effet affublé de la croyance qu'elle, il a en l'idée d'être ce qu'il pense être (cette position instable mérite bien que l'on en rie gentiment). L’Êtreté est sans raison, car la Connaissance est sans raisonnement appliqué. Cela ne demande aucunement une quelconque maîtrise de soi, mais un abandon au Cœur d'une Simplicité heureuse, et cet abandon est bien une déconstruction, une rétroaction, un dé oublie menant "l’exécuté moïque" au Vide de l’être et instantanément à l’Êtreté. Ce "passage" n'est pas dénué de ce que l'on peut nommer "peur" sans faire d'erreur sur le choix du mot.

                                      Il nous faut préciser ce que nous Entendons lors de l’adoption du substantif féminin « Cœur » auquel est accordée la capitale. En hébreu, le mot cœur se dit leb et représente l’organe de l’intelligence que l’ArkhéoHiéroKosmogamie nomme Intelligence Naturelle ou Intelligence intuitive. Ce Cœur divin au cœur même du cœur humain, que nous ne cessons d’évoquer lors des Rencontres, est véritablement le siège de l’Intelligence réelle, l’Intelligence génératrice de l’Intuition Naturelle et de la pensée qui en découle. Et il n’y a en cela, aucune affectivité ni aucune sentimentalité, ni aucun rouage intellectuel. 

 

1˙Il faudra entendre sage dans le sens d’Intelligence Naturelle c’est-à-dire l’Intelligence divine en soi.

2˙Dans le sens sans l’Intelligence divine en soi c’est-à-dire se tenir dans le comportement ordinaire en lequel se tient - entre autres - l’oubli.

 

 

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Publié le 19 Mai 2025

 

Innocence (1) et Simplicité (2)

 

Dieu s'est fait homme

Pour que l’homme devienne Dieu.

Grégoire Palamas/Les Pères.

 

Verus homo vero unitus Deo

Pape Léon1er le Grand

 

 

C'est bien la Connaissance exprimée par

l'ArkhêoHiéroKosmogamie,

propriété émergente de la Hiérokosmogamie, elle-même propriété émergente de la Théokosmogamie, elle-même propriété émergente des joies et des épreuves, des pertes et des dons, des compréhensions intempestives déposées par d'innombrables incompréhensions.

Un seul FIL, l'Esprit qui porte, sans dérives de droite et de gauche: ne rien voir, ne rien lire, tout refuser et penser le moins possible, vraiment sans influence. Ne rien écouter de soi, de l'être qui jamais est Principe. Alors le chemin est droit et "vient" ce qui doit venir en des instants (courts) de Grâce. Instants qui figent, dénudent, décrassent et laissent quelques minuscules perles de véritable lucidité, c'est à dire, des touches d'une Lumière éclairante sans que jamais vienne à l'esprit l'idée erronée de les posséder. Jamais l'individu, l'idée d'être est Principe.

                                     © Serge Simonotti

 

1)˙Le substantif féminin Innocence auquel nous accordons la capitale, est associé à la racine indo-européenne *nok dévoilant une notion de mort, de perte. L’Innocent est, non comme il est dit, arriéré mental, mais celui qui a le mental en arrière, un mental qui n’occupe pas la première place. Les mots latins innŏcens, innŏcentĕr, innŏcentĭa résument ce qui ne fait pas le mal, qui est inoffensif, qui ne nuit pas, vertueux, honnêtement, de manière irréprochable, innocuité, intégrité. Mais, plus profondément, l’Innocence est la qualité de celle, celui qui n’est plus touché par la « marque humaine », mais par « l’empreinte transcendantale ».

2)˙Issu de la racine indo-européenne *sem ou *sam exprimant l’unité et l’identité. Ce qui est simple est l’indivisible, c’est-à-dire le non-composé. Le sanscrit samskr(i)ta dénote un état parfait. En hébreu, tiklah dénote également un état parfait, achevé, complet. Le latin simplus implique l’un, l’unique et simplum l’unité. Ce substantif féminin, présent de nombreuses fois en ces pages, devra être Entendu selon les définitions ci-dessus au risque de le galvauder en l’assimilant au terme simpliste « qui ne considère qu’un seul aspect des choses ». Rappelons que le substantif masculin état est issu du latin stătŭs action de se tenir, posture, attitude, être debout. Du point de vue purement spirituel, l’état de simplicité, c’est être fixé, planté dans l’Œil de Dieu, c’est atteindre à la verticalité, c’est-à-dire, à l’unité de l’être lié à son axe de priorité, à son intention première et à l’Entendement qui en découle.

 

 

 

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Publié le 19 Mai 2025

« J’ai d’autres brebis qui ne sont pas de cet enclos ; celles-là aussi je dois les mener ; elles écouteront ma voix ; et il y aura un seul troupeau et un seul pasteur. »

Jésus Christ.  Évangile de Jean, x-16.

« Nous croyons aux livres saints que Moïse, Jésus et les prophètes ont reçus du ciel ; nous ne mettons aucune différence entre eux, nous sommes résignés à la volonté de Dieu ».

Mohammed. Coran, Sourate 3, 78.

« Comme les hommes viennent à Moi, de même, Moi aussi je vais au-devant d’eux, car de quelque côté qu’ils entrent sur la voie, c’est aussi Ma Voie ».

Krishna. Bhagavad Gîta, 6,31.

C'est bien cette Unicité  qu'il nous faut laisser se dévoiler. "Qu'il nous faut laisser..." car aucune participation ne peut mener à Cela. Il s'agit plutôt d'une abstention de tout soi. C'est le propre des Rencontres dont nous parlons souvent. Et nous percevons bien toute la difficulté que cela représente pour l'individu d'admettre son inutilité. Mais il s'agit de l'opacité égotique, mentale et sensitive dont nous parlons. Un pas en arrière suffit; non participation, juste une attention libre menant à la discrimination. Cela permettra peut-être de Voir et déprouver réellement l'individualité, l'idée d'être, qui, en somme, n'est pas le Principe de toutes choses.

VOIR la diversité et, regardant à travers elle, VIVRE l'Universalité.

 

 
   

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Publié le 19 Mai 2025

Les Éditions du Térébinthe abritent des ouvrages de Serge Simonotti ainsi que les numéros de la revue Les Moissons de l'Œil; trois numéros, le quatrième étant en cours de préparation.

La distribution est effectuée par CoolLibri.com

indiquer la référence Serge Simonotti pour trouver la page illustrant et détaillant les ouvrages.

Dans l'espérance d'une féconde lecture.

En relation avec les Éditions du Térébinthe, des Rencontres régulières sont organisées à la Maison du Pain.

 

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Publié le 18 Mai 2025

S'il y a loin de la coupe aux lèvres selon l'expression antique, il y a loin de la sensation intime ressentie et sa verbalisation souvent trop rapide, donc incomplète et superficielle. Comment faire pour que la profondeur de la sensation "incompréhensible encore" ne devienne pas un écho rebondissant sur les parois granuleuses et soporifiques d'un intellect devenu morne à force d'un fonctionnement invariable? Celui qui veut le mieux fait le moins dit-on parfois, oui, voici le célèbre rasoir d'Ockham et toute son authentique efficacité! Cela demande simplicité, lenteur et cela demande de céder la place. Car, pour que la verbalisation, qui en réalité devrait être nommée "Paroles", soit égale au ressentit intime, il est crucial que l'intellect classique cède la place à l'Esprit, à l'Esprit pur, inviolable, à l'Esprit qui Sait. Car l'intimation qui s'élève n'appartient pas à l'esprit individuelle, il ne peut pas "la" réfléchir ni se l'approprier par une mise en mot superficiel et aléatoire. Il est question ici de l'Intelligence, la vrai, l'Intelligence intuitive, celle qui allie deux aspects métaphysiques : l'Intellect et l'Âme Principe.

Bien sûr, ce qui s'est écrit ne peut être réceptionné positivement par les lecteurs avides de leur propre existence (pourtant éphémère), cela sera rejeté ou railler. Pourtant, la Réalisation de la Connaissance spirituelle passe également par cette voie.

                                      ©Serge Simonotti

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Publié le 18 Mai 2025

Il est bon de revenir quelques fois aux fondamentaux:

Pourquoi, la plupart du temps la Foi est défaillante? Pourquoi le "Désir" purement spirituel est défaillant? Simplement parce que la profondeur, la racine de cette Foi, de ce Désir est déstabilisée (sens réel de ce terme) par la surface identitaire, ce "moi-je" qui caractérise notre relation au monde, à la manifestation qui nous est extérieure. Pas de dénigrement en cela, l'être se préoccupe la plupart du temps de choses qui ont leur importance. Mais, la racine est coupée, juste un souvenir mental, et le mental individualisé commande.

S'il n'y a pas eu une expérience intime outrageante pour le fonctionnement ordinaire, aucune "pratique" réellement spirituelle (hors mental, hors moi-je) ne s'impose, ne peut imposer son importance pour la vie quotidienne, c'est à dire pour la vie de l'Âme. Pour comprendre cela, il suffit de se souvenir que la plupart des religions se tournent vers le "Sujet" de leur Foi plusieurs fois par jours, et pour certaines, le plus souvent possible pendant le temps de veille. À ce stade, se tient la différence entre les spiritualités "laïques" et la spiritualité religieuse. Non pas la pratique, mais la Relation avec "l'Objet" de la Foi, de la croyance, se doit d'être la plus intime possible, dans le temps et dans la profondeur. En quelques mots: si cela ne tient pas du Sacré, cela tient de l'égo, du moi-je et cela est inutile parce qu'illusoire, éphémère parce que cahotique.

                                      © Serge Simonotti   Retournement.

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