L'ArkêoHiéroKosmogamie reconsidère l'idée que l'on a de la conscience, de Dieu, de la spiritualité. Elle est se rattache à un déterminisme éclairé.
Organisation de Rencontre gratuite. En soutient, le livre l'hYpothèse Hiérokosmogamie aux éditions du Térébinthe (distribution CoolLibri), ainsi que les "expériences" intimes. D'autres ouvrages sont disponibles chez le même distributeur.
Cette phrase d’une importance essentielle pour qui cherche à appréhender la Connaissance est tirée de l’Évangile de Marie, un écrit gnostique découvert à Nag Hammadi (et présent dans le codex de Berlin en 1896), qui fait partie des textes dits « apocryphes ». Il met en avant un enseignement ésotérique du Christ transmis à Marie-Madeleine. Ce texte valorise fortement la Connaissance (Gnose) et l’Esprit plutôt que les rites ou l’institution. L’ArkhêoHiéroKosmogamiene cesse de le mettre en avant lors de ses Rencontres dans l’espérance de voir s’élever la lumière - lucidité – provenant du Saint des Saints - Cœur - d’un des participants.
L’Intellect, le nous dans le vocabulaire gnostique et néoplatonicien désigne l’Intelligence spirituelle supérieure, l’organe intérieur qui perçoit les réalités divines. Il n’est pas l’intellect discursif (la raison calculatrice) qui nous fait croire que bon nombre d’érudits ou de lettrés possèdent l’Intelligence, mais il est la faculté contemplative réceptive à la Vérité, l’Unicité de toutes choses. Le Trésorrappel l’évangile de Matthieu 6,21 : là où est ton trésor là aussi sera ton cœur. Le trésor n’est donc pas matériel, il est la plénitude spirituelle, la plénitude de l’Esprit qui est Lumière donc Lucidité et Connaissance. Ce Trésor c’est de l’or éternel. Le texte marial reprend et transforme cette équation en reliant le trésor non plus au cœur (centre de l’affectivité et de la volonté), mais à l’Intellect (centre de la connaissance spirituelle, c’est-à-dire de l’Intelligence intuitive).
Dans la perspective gnostique, ou indienne et également dans la perspective ArkhêoHiéroKosmogamique, le monde matériel est souvent vu comme une illusion. Le Salut ne se trouve pas dans l’extérieur, les contingences, mais dans le retour à l’origine divine la seule réalité. Difficile à croire, souvent même pour les participants aux Rencontres : les contingences l’emportent toujours.
Le vrai Trésor -pourtant accordé à l’humain (Illumination, Salut, Union divine) ne se trouve pas dans les richesses, ni même dans les rites extérieurs, mais dans la partie la plus haute de l’humain : Intellect spirituel.
Lors de la dernière Rencontre, il y a quelques jours, s'est immiscé dans une conversation ce qui se passait lors de la consommation d'une tomate émergée d'une semence éternelle: consommer cette tomate c'était consommer également les semences éternelles qu'elle comportait, c'était ingérer l'éternité, l'intemporel. Cet acte de consommation matériel était, en Réalité, l'acte de consommer l'Éternel, un acte sacré à la fois extérieur et intérieur, mais surtout un acte intime et, sans vouloir choquer les chrétiens qui lisent ce blog, un acte de transsubstantiation. Ce qui me mène à laisser s'exprimer sur la nature où deviennent rares ceux qui la reconnaissent, c'est à dire celles, ceux qui la perçoivent à travers ces particules.
L'Esprit comme reflet de la nature: Dans certaines traditions spirituelles, l'Esprit est vu comme étant intrinsèquement lié à la nature. Par exemple, dans les philosophies orientales comme le taoïsme ou le bouddhisme, la nature est perçue comme une manifestation de l'esprit universel. L'Esprit ne fait qu’un avec la nature et l'univers. Rappelons que l'Univers, pour l'ArkhêoHiéroKosmogamie, est en la nature. La contemplation de la nature est ainsi une manière d'entrer en contact direct avec ce principe divin ou transcendant. La beauté d'un paysage, la force d'une montagne ou la fluidité d'un ruisseau sont des moyens par lesquels peut se dévoiler une connexion spirituelle - avec l'Esprit -.
La nature en tant que Temple de l'Esprit: Dans de nombreuses cultures, la nature est considérée comme un lieu sacré, un temple où l'Esprit se manifeste. Par exemple, chez les peuples autochtones, la terre, les arbres, les rivières et les animaux sont souvent perçus comme des entités spirituelles ou des "êtres vivants" ayant une âme. Ces peuples considèrent que l'harmonie avec la nature est essentielle pour la paix intérieure et le bien-être spirituel.
L'Esprit et la dualité corps-esprit-nature: Dans une perspective plus occidentale et philosophique, certaines traditions chrétiennes ou rationalistes mettent en avant la dualité entre l'Esprit (comme entité immortelle - Dieu -) et la nature matérielle. Cependant, même dans ces traditions, l'interaction entre l'esprit humain et la nature reste centrale. Par exemple, certains courants mystiques ou écologiques soulignent que l'attention à la nature - à travers des pratiques comme la méditation en plein air, les promenades dans les forêts ou l’agriculture spirituelle - peut éveiller un sens profond de la transcendance ou de la connexion divine.
La nature comme voie d'éveil spirituel: Dans la mystique, la nature est souvent vue comme un guide vers l'éveil spirituel. Des mystiques comme Saint François d'Assise ou Rainer Maria Rilke ont trouvé dans la nature un moyen de se connecter à l’Infini. L'idée est que la nature, dans sa pureté, nous offre des signes, des symboles et des inspirations qui nous aident à comprendre notre place dans l'univers et à expérimenter une dimension spirituelle plus large. L'ArkhêoHiéroKosmogamie est en accord avec l'attitude mystique au sujet de la nature, l'exemple des semences éternelles de tomates le prouvent, ce qui ne veut pas dire que ce qui en a résulter ce dévoile d'un claquement de doigts.
Les principes de la nature comme reflet de l'ordre spirituel: Certains courants spirituels, comme ceux du néo-platonisme, de l'hermétisme ou de la théosophie, enseignent que la nature reflète un ordre spirituel ou divin. Les lois de la nature, telles que les cycles de la vie, la croissance, la mort et la régénération, sont vues comme des métaphores de processus spirituels. Par exemple, la transformation d'une graine en arbre peut être vue comme une allégorie de l'âme humaine passant par différentes étapes de purification et d'ascension spirituelle. Mais il faudra bien transcender ce genre d'allégorie et atteindre des profondeurs maintenues invisibles encore pour ce qui est de l'observateur sensible.
En somme, la relation entre l'Esprit et la nature est multiple et varie en fonction des cultures et des systèmes de pensée. Pour certains, la nature est une manière de rencontrer l'Esprit ou de s'éveiller spirituellement. Pour d’autres, l'Esprit est une force omniprésente qui se trouve à la fois dans la nature et dans l’être humain, et la contemplation de la nature peut servir de moyen pour renforcer cette connexion. Enfin, l'engagement spirituel avec la nature est aussi un acte de responsabilité morale, pour protéger et honorer cette Terre qui est perçue comme sacrée.
Mais tout ceci est encore en relation étroite avec un observateur qui observe...
L'ArkhêoHiéroKosmogamie exprime qu'il est impossible de faire l'expérience réelle de Dieu, et selon le terme expérience, de se l'acquérir, car cela oblige à la présence d'un observateur.
L’ArkhêoHiéroKosmogamie (qui désigne, l’union sacrée originelle Non-Être-Principe divin-Ordre cosmique) implique que toute expérience de Dieu est logiquement impossible, car elle présupposerait un observateur, c’est-à-dire une séparation entre le sujet et l’objet observé.
Dans un cadre phénoménologique, l’expérience implique toujours une dualité : un « moi-je » qui perçoit et un « autre » perçu. Il s’agit bien de la présence d’un espace (milieu idéal indéfini) et d’un temps (milieu indéfini imposant à la fois une continuité et une succession). Si Dieu est accepté comme absolu, non-duel, infini, alors toute expérience directe par un « moi-je » séparé serait contradictoire : le fait même d’observer le poserait comme extérieur, et donc limité. Beaucoup de mystiques (soufis, Advaita, néoplatonicien, etc.) ainsi que l’ArkhêoHiéroKosmogamie contournent cette impasse en disant que Dieu ne peut pas être observé, mais seulement goûté, réalisé par extinction de l’idée d’être quoi que ce soit (fanā’ chez les soufis). Ce n’est pas « moi-je » qui expérimente Dieu, c’est la conscience individuelle qui se dissout dans ce que l’on peut nommer, mais de façon hasardeuse, Conscience divine qui est vraiment « l’Un sans second ». Dans cette optique, l’impossibilité de “faire l’expérience” de Dieu est liée au fait qu’une « expérience » implique une médiation à partir d’un point de vue (sens littéral). Or le divin, s’il est absolu, est sans point de vue, il est le fondement même sur lequel s’élèvent tous les points de vue. Tous exactes du point de vue de l’individu (l’idée d’être), tous illusoires du point de vue global sans espace ni temps de l’Absolu.
Tant qu’il y a observateur, il n’y a pas union. Quand il n’y a plus observateur, il n’y a plus expérience, il y a Être sans aucune idée.
Condition de l'expérience: il faut un observateur, celle, celui qui lit.
Dualité sujet/objet
moi-je qui observe Dieu
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Dieu = Absolu, Infini/Observateur = limité
(Non-duel) (point de vue duel)
│
Contradiction logique :
"Si Dieu est absolu, il ne peut être
objet d'une expérience duale."
Lecture du schéma :
Toute expérience suppose un observateur.
Cela crée une dualité : un sujet qui perçoit, un objet perçu.
Si Dieu est l’Absolu, il ne peut être « objet » au sein d’une dualité.
La seule voie possible, selon cette logique, est de faire disparaître la dualité, c’est-à-dire l’idée d’être durablement établie en la conscience : l’observateur (moi-je) (la notion d’observation) se dissout et il n’y a plus identification à l’expérience au sens classique, mais identité avec ce qui est stable, éternel et toujours indéfinissable. Tant qu’il y a « regard », il y a séparation. La Connaissance (dénuée de savoirs quelconques) n’est pas une expérience au sens habituel, mais une disparition de l’expérience dans l’être pur.
Évidemment, il s'agit bien d'un résumé établit pour un blog. Également, en vérité, rien de vraiment neuf dans cette note, et la façon d'aboutir à cette "extinction", plutôt perçue comme un retournement, un renversement, dans un premier temps, est propre à l'ArkhêoHiéroKosmogamie. Et ce n'est pas réellement une partie de plaisir pour l'égo, l'idée d'être, cela ne caresse pas dans le sens du poil...si la démarche estsincère. Et, pourquoi ne pas le réécrire: peu de monde devant la petite porte tueuse du nihilisme, de la stupidité et de l'aliénation. Ce dernier terme pour rappeler qu'il s'agit de l'antonyme d'intelligence, bien évidemment la véritable Intelligence, celle qui est Naturelle parce que non née de quelque chose; celle qui, passant par un esprit nettoyé, est de l'Esprit.
Du point de vue spirituel, l'Être "précède" toute manifestation, toute création. c'est à dire qu'il émane en tant que conscience. Il n'est pas un état parmi d'autres, mais la Réalité exhalée par le Non-Être ultime en tant qu'arrière plan de toute chose. Créer, au sens usuel, implique une activité mentale, une intentionnalité, une projection vers l'extérieur... et un être - une conscience - en tant qu'actrice et observatrice de "sa" création. Être, en revanche, renvoie à une présence nue, à l'identité la plus profonde, en Vraie à une non-identité toujours voilée par le tumulte des pensées et des désirs, bases même de la création.
Créer: un acte de l'égo, de l'idée d'être?
Dans cette perspective, "créer" peut être perçu comme une volonté de l'égo, de l'idée d'être, dans le but de se définir, d'exister par l'action. Cela implique un mouvement centrifuge, un éloignement, par inconnaissance, de la Véritable Identité, l'Être véritable qui n'a rien à prouver, rien n'à accomplir car il est Silence, Présence, immobilité, et par définition, ne peut être connu. Le Sage, le Connaissant, ne cherche pas à faire, mais à laisser Être; il ne fabrique pas, il accueille l'émanation de l'Esprit sous toutes ses formes. Être, c’est reconnaître que rien ne manque, que tout est déjà là dans la Conscience pure, plénière, absolue... si l’on consent à se taire intérieurement. Si cela ne se tait pas, la Conscience pure reste un ouï-dire.
Non-dualité et déconstruction du faire:
Dans les traditions non-dualistes (comme l’Advaita Vedānta ou certaines écoles mystiques chrétiennes ainsi que l'ArkhêoHiéroKosmogamie), il est dit que tout effort pour "atteindre" l’Être nous en éloigne. Le paradoxe spirituel est que l'Être ne s'acquiert pas : il se réalise, il se dévoile et, selon la loi de correspondance inversée, se voile, se dissipe l'égo, l'idée d'être, l'individualité.
Conséquence existentielle et pratique:
Rappel à l’arrêt du faire compulsif, de la volonté de se construire, d’être reconnu, c'est à dire bien cadré dans l'idée d'être ceci ou cela, ou même de “réussir sa vie spirituelle”. Cela invite à l’enracinement dans ce que Maître Eckhart appelait la “simple présence de Dieu”. C’est un retournement radical : ne plus chercher à produire quoi que ce soit, mais à coïncider, à se laisser être en Dieu, dans la Source, sans séparation.
La Gnose - Connaissance - et le Vide spirituel : tension et coïncidence des contraires
Dans la tradition spirituelle, la Gnose (du grec gnôsis, signifiant « connaissance ») ne se réduit pas à un savoir intellectuel, mais renvoie à une expérience intérieure, immédiate et transformative du Réel ultime, de l’Absolu, du Divin. Cette connaissance est directe, intuitive et purificatrice, souvent décrite comme un dévoilement (kashf en soufisme), une illumination ou une participation définitive à l’Être. Ce qui invite à une profonde réflexion sur le concept de « mort ».
Paradoxalement, cette Gnose s’articule étroitement avec une autre notion centrale dans les traditions spirituelles ainsi que dans l'ArkhêoHiéroKosmogamie - bien que celle-ci le nomme d’une autre façon (1) - : le Vide spirituel. Loin d’évoquer un simple néant ou une absence de sens, ce vide est souvent présenté comme la condition même de la réalisation intérieure. Le lien entre Gnose et Vide spirituel se dévoile alors dans une dialectique profonde : c’est par le vide que s’opère la plénitude de la Connaissance. C’est dans le Vide que l’Esprit est vécu et nous vit.
La Gnose comme plénitude de l’Être
La Gnose désigne une forme de connaissance intuitive qui dépasse les dualismes ordinaires : sujet/objet, intérieur/extérieur, moi/autre, etc. Elle est l’union de la conscience avec sa source première. Dans la gnose néoplatonicienne, chrétienne ou soufie, elle est souvent décrite comme un « retour à l’Un », à travers un processus de purification, de détachement et de contemplation. Mais le terme « retour » est inacceptable pour l'ArkhêohiéroKosmogamie.
Dans le soufisme, par exemple, Ibn ‘Arabî décrit cette Connaissance comme le fruit de la ma‘rifa, un état où le connaissant, la connaissance et le connu ne font plus qu’un. L’être humain, dépouillé de l’égo (nafs), devient alors un miroir pur reflétant l’essence divine, il n’est plus véritablement humain, même si le corps physique tente à le faire croire, il est définitivement divin-humain, Éternel « dans » et « au-delà » de l’éphémère donc illusoire corporalité.
Mais pour que cette révélation ait lieu, une intériorisation profonde et sans faille est obligatoire : une kénose (du grec kenosis « videment de soi »), une extinction progressive de l’ego, c’est-à-dire de l’idée d’être qui ouvre à la réceptivité pure.
Le vide spirituel : absence comme seuil du Réel
Le vide spirituel ne désigne pas ici une vacuité stérile, mais un état de silence intérieur, de suspension des représentations, de désappropriation de soi. Dans la mystique orientale (bouddhiste ou taoïste), ce vide est souvent premier. Il n’est pas un manque, mais une potentialité pure. Dans le zen, par exemple, il est dit : « Le vide est forme, et la forme est vide » (Heart Sutra). L’ArkhêoHiéroKosmogamie inspire ce Vide en tant que Non-Être soutient de l’Être-Êtreté-être.
Dans le soufisme, ce vide prend la forme du fanâ’ - l’extinction de soi en Dieu - qui précède le baqâ’, la subsistance en Dieu. Ce vide n’est pas une finalité, mais une étape indispensable : on ne peut recevoir la Vérité que si l’on a été vidé de tout ce qui n’est pas Elle. Cela implique une mort symbolique de l’ego, du moi séparé, pour laisser place à ce qui est au-delà du moi.
La dialectique du vide et de la plénitude
La relation entre Gnose et vide spirituel peut être comprise à travers la dialectique du dépouillement et de la révélation. Pour connaître Dieu - ou l’Absolu - il faut cesser de vouloir posséder, maîtriser ou comprendre par les moyens ordinaires de l’intellect. La Gnose exige un retrait du mental discursif, une ouverture sans anticipation, un accueil silencieux. C’est dans ce retrait que le Vide devient fécond. Il devient un espace intérieur dans lequel la Lumière peut apparaître. Le cœur débarrassé de ses attachements devient un réceptacle. D’où la formule mystique : « Dieu ne se révèle qu’aux cœurs vides ». Ce vide est alors un miroir, ou un creuset, un lieu où la transformation s’opère. Plotin disait : « Il faut que l’âme devienne simple, pure, vide, pour s’unir au Principe qui est lui-même au-delà de toute forme. » Ce dépouillement est à la fois douloureux (mort du moi) et libérateur (naissance à l’Êtreté et ouverture à l’Être).
Vers une coïncidence des contraires
Dans la perspective gnostique, la Gnose n’est donc pas l’opposé du vide spirituel, mais son accomplissement. Elle ne se produit que dans le vide, mais ce vide, une fois vécu pleinement, révèle une plénitude d’un autre ordre — une plénitude non duelle, indéfinissable, inexprimable, que les mystiques désignent souvent par des termes apophatiques : l’Être, l’Un, le Silence, la Lumière, le Nom caché… On pourrait dire que le Vide est la forme que prend Dieu avant qu’Il ne se dise, et que la Gnose est cette écoute intérieure du Vide jusqu’à ce qu’il parle.
Ainsi, la Gnose n’est pas l’accumulation de vérités, mais le fruit du renoncement à toute prétention de savoir. Elle surgit lorsqu’il ne reste plus rien à quoi s’accrocher, sauf le Mystère lui-même. Ce n’est pas un savoir « en plus », mais un savoir « en moins » — ou plutôt : un savoir à partir du Rien, et non contre lui.
Conclusion
La Connaissance spirituelle pure et le vide spirituel ne s’opposent pas, mais se répondent dans un mouvement d’intériorisation et de dévoilement. L’un est la condition de l’autre. La Gnose est impossible sans le Vide, tout comme le Vide ne devient lumineux qu’à travers la Gnose. Dans cette tension féconde, les Aspirantes, Aspirants, Disciples apprennent à mourir à eux-mêmes pour renaître à l’Absolu. C’est alors que le Vide cesse d’être absence pour devenir Présence invisible, et que la Gnose cesse d’être une quête pour devenir Évidence, c’est-à-dire Lucidité. Le terme Lucidité introduit une nuance essentielle. Dans le contexte spirituel attaché à ce blog, mais principalement, essentiellement dans les fondements même de l’ArkhêoHiéroKosmogamie, la Lucidité ne désigne pas simplement une clarté mentale ou une vigilance ordinaire, mais une Conscience dépouillée des illusions psychiques de l’idée d’être-égo, de l’individu, une Conscience plénière capable de percevoir ce qui est au-delà des projections, des désirs et des peurs. Vaste et effrayant programme pour celle celui qui Entend vraiment ces paroles. Et évidemment : peu de monde devant la petite porte, et c’est tant mieux.
Gnose → Vide → Lucidité globale comme fruit du dépouillement.