Publié le 11 Juin 2025

On peut traduire l'ArkhêoHiéroKosmogamie par :                                                    L’union sacrée originelle d’où procède le cosmos.
Ce concept renvoie à une vision du monde où la manifestation est un acte sacré, fondé sur une hiérogamie primordiale, c’est-à-dire une union divine : Non-Être, Principe Primordial, Substance Naturelle (constituant tous trois la "Maison Royale" dont émerge le Fils-Esprit, l'Être, dont la première Parole "SOIS" permet le développement de deux principes complémentaires (masculin/féminin, ciel/terre, esprit/matière).

Advaita Vedānta : L’Advaita Vedānta est une école majeure de la philosophie indienne, fondée sur les Upanishads, la Bhagavad-Gītā et les Brahma Sūtras. Son point central est :
  • Advaita signifie "non-deux", non-dualité : il n’y a qu’une seule réalité ultime, le Brahman, conscience pure, sans second.

  • Le monde phénoménal (cosmos) est perçu comme Māyā, illusion ou apparence. Ce que prétend également l'ArkhêoHiérokosmogamie.

  • L’Atman (le Soi individuel) est identique au Brahman (l’Absolu). L'Êtreté est identique à l'Être.

L’union sacrée dans la cosmogonie : un point de rencontre
a) Origine sacrée du cosmos – ArkhêoHiéroKosmogamie

Apparition de la Manifestation à partir d’un acte sacré conçu comme une union de principes complémentaires. On le retrouve dans le mythe védique de Prajāpati, engendrant le monde par le sacrifice. Égal au sacrifice du Champ Naturel inné et intuitif lors de son propre renversement (inversion) permettant l'apparition de la Manifestation illusoire mais nécessaire.

b) Advaita Vedānta et le non-engendrement du monde 
 L’Advaita Vedānta est radicalement non-dualiste : le Brahman est unique, éternel, non créé. Le monde n’est pas créé dans un sens réel, mais apparaît comme une superposition sur le Brahman, à cause de l’ignorance (avidyā). Il ne s’agit pas d’un acte de création, mais d’un jeu de la conscience. C'est exactement ce qui se passe lors du renversement du Champ Naturel inné et intuitif.

 Relations et tensions entre les deux visions :
ArkhêoHiéroKosmogamie Advaita Vedānta
Cosmos issu d’une union sacrée, souvent symbolique ou mythologique Cosmos vu comme une illusion projetée sur la Réalité unique
Accent sur le sacré immanent dans le monde Accent sur la transcendance absolue du monde
Approche mythopoïétique Approche philosophique et métaphysique
Création vue comme processus symbolique et initiatique Réalisation que rien n’a été créé en réalité, seul Brahman est.

 Synthèse possible : une lecture complémentaire

Bien que l’Advaita nie toute réalité ultime au monde, certains maîtres (comme Śaṅkara lui-même dans son style poétique ou symbolique) ont parfois utilisé un langage imagé, voire mythique, pour indiquer la Réalité à travers des symboles.

Ainsi :

  • L’ArkhêoHiéroKosmogamie propose une mise en scène symbolique due à la conscience conventionnelle elle-même illusoire de ce que l’Advaita appelle l’émanation apparente du monde depuis l’Absolu.

  • Le mariage sacré des opposés pourrait symboliser la résorption dans l’Unité originelle : l’illusion des dualités disparaît dans la non-dualité.

En ce sens, on peut envisager que la hiérogamie originelle ne soit pas une cosmogonie réelle, mais une métaphore initiatique pour désigner l’ultime Réalité — comme dans certains Tantras non-dualistes (ex. : Kashmir Shaivism), proches de l’Advaita.


 Conclusion

L’ArkhêoHiéroKosmogamie et l’Advaita Vedānta parlent, dans des langages différents, d’une même Réalité ultime :

  • L’un par une Hiérogamie sacrée, l’autre par la métaphysique radicale.

  • L’un célèbre la manifestation sacrée nécessaire et pourtant illusoire, l’autre invite à la dissolution de toute apparence dans le Réel pur.

Ils peuvent être compris comme complémentaires dans une lecture symbolique :
 "Le symbole n’explique pas le monde, il l’éveille à sa Source" – ce que réalise pleinement la non-dualité.

« De l’union sacrée des archétypes premiers naît le monde multiple. Mais au cœur du multiple, demeure l’Un, non-duel et silencieux. »

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Publié le 10 Juin 2025

Quelques notes en dessous de celle-ci, nous avions exprimé notre relation avec la scolastique en tant que Tradition intellectuelle médiévale entre le XIIe et XVIIe siècles. De temps à autre une demande apparait concrétisant le désir de recevoir un peu plus de détails au sujet de cette relation. Donc voici:

La scolastique, qui a prospéré au Moyen Âge, est une méthode de pensée qui cherche à concilier la foi et la raison. Elle s’appuie sur une analyse rigoureuse des textes antiques, notamment ceux de la philosophie grecque, tout en intégrant la doctrine chrétienne. Les scolastiques, comme Thomas d’Aquin, ont cherché à comprendre la nature de Dieu, de l’univers et de l’homme à travers une synthèse intellectuelle structurée.

L'ArkhêoHiéroKosmogamie, un terme moins courant, semble combiner des éléments de l’herméneutique sacrée et de la cosmogonie. Cette notion pourrait faire référence à une vision holistique des origines cosmiques, intégrant à la fois des récits mythiques, des découvertes archéologiques et des interprétations religieuses.

La relation entre ces deux concepts réside donc dans leur quête commune de comprendre l’origine et la nature de l’univers. La scolastique, par sa méthode rationnelle et théologique, cherche à établir une vérité universelle sur la création, souvent en s’appuyant sur la révélation divine et la philosophie antique. L'ArkhêoHiéroKosmogamie, quant à elle, pourrait représenter une approche plus intégrative, qui considère aussi bien les textes sacrés et les mythes pour reconstituer une vision globale des origines.

En profondeur, on peut voir la scolastique comme une tentative de systématiser et de rationaliser ses origines, en cherchant à les harmoniser avec la foi chrétienne. L'ArkhêoHiéroKosmogamie, en revanche, pourrait être perçue comme une démarche plus ouverte, qui valorise la diversité des sources et des interprétations pour approcher de la vérité cosmique.

Il est important de souligner que la scolastique, tout en étant une méthode de pensée rigoureuse, n’a pas toujours rejeté les mythes ou les récits traditionnels sur l’origine de l’univers. Au contraire, elle a souvent cherché à intégrer ces éléments dans une vision cohérente, en les interprétant à la lumière de la foi et de la raison. Par exemple, certains scolastiques ont analysé les textes bibliques en les confrontant aux philosophies antiques, comme celles d’Aristote ou de Platon, pour mieux comprendre la nature de la création et de l’existence.

L'ArkhêoHiéroKosmogamie, en tant que concept, pourrait représenter cette tentative d’intégration, en combinant des éléments issus de différentes traditions et disciplines pour reconstituer une cosmogonie globale. Elle pourrait aussi refléter une approche plus holistique, qui ne se limite pas à une seule source de connaissance, mais qui valorise la pluralité des perspectives pour approcher de la vérité ultime.

De plus, cette relation peut aussi être vue comme un dialogue entre la foi et la raison. La scolastique, en cherchant à rationaliser la foi, peut s’apparenter à une démarche qui cherche à donner une base rationnelle aux récits cosmogoniques, qu’ils soient issus de la Bible ou de la philosophie antique. L'ArkhêoHiéroKosmogamie, quant à elle, représente cette quête de compréhension à travers une synthèse de mythes, de textes sacrés, permettant d’éclairer les origines de l’univers sous différents angles.

En somme, la relation entre ces deux notions est celle d’un échange constant : la scolastique tente d’harmoniser foi et raison, tandis que l’ArkhêoHiéroKosmogamie pourrait symboliser cette démarche intégrative, cherchant à rassembler toutes les sources possibles pour une compréhension plus complète des origines cosmiques.

 

 

 

 

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Publié le 9 Juin 2025

Nouveau symbole de

l'ArkhêoHiéroKosmogamie (1)

                                  Arkhêo : ancien, originel, premier, devant.

                                 Hiéro : sacré.

                                 Kosmo : monde, univers, ordre cosmique.

                                 Gamie : union , mariage.

Ainsi, l'ArkhêoHiéroKosmogamie - que l'on peut nommer également Union sacrée cosmique des origines ou Mariage sacré archétypal du Cosmos, c'est-à-dire l'ensemble de ce qui est informel et formel. L'Union sacrée étant englobe la Totalité, le connu et l'inconnu, le manifesté et le non manifesté et subodore l'Absolu impalpable, inconnaissable, l'Arkhê - Non-Être -, mais possiblement éprouvé par la Conscience Témoin reflet de la Conscience Absolue, puisque ce "possible" est contenu dans le Principe de possibilité.

Le symbole représente l'Intellect et l'Âme Principe unis entre eux, insécables, et unis avec l'Axe de verticalité unissant le Ciel et la Terre, l'Arbre de Vie, l'Arbre Droit.

"Là où est l'Intellect, là est le Trésor".

Tout le Travail proposé lors des Rencontres aboutit à Cela, le dévoilement intuitif du Trésor, donc de l'Intellect véritable.

S'insinue aujourd'hui au cœur des Rencontres, la

Fondation ArkhêoHiéroKosmogamie 

basée sur une étude essentielle menant à un ensemble progressif d'observations intimes bouleversantes pour l'observateur classique

Le Symbole de l'ArkhêoHiéroKosmogamie peut surprendre si l'on oubli l'Union sacrée des opposés. De part et d'autre de l'Arbre de Vie - Axe de Vie - il représente l'Harmonie entre les polarités fondamentales. La Lune féminine (Substance Naturelle/Âme universelle) influençant la Force vitale solaire (Principe Primordiale). 

Mais également, dans la Tradition, on inverse les symboles pour signifier la transmutation intérieure, le retournement initiatique ou le retour à la verticalité par l'union des opposés (solve et coagula). Ce "croisement" se trouve - entre autres - symbolisé également par les statuaires pharaoniques.

1)  © Certificat d'horodatage n° 10403 réalisé sur la plateforme Copyright.eu;  tous les termes propres à l'ArkhêoHiéroKosmogamie étant ainsi protégé.

Les deux images ont été réalisées par Photoshop  et IA.

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Publié le 9 Juin 2025

Une véritable recherche de l'Esprit au-delà de l’intellect :

implication impersonnelle du chercheur.

La quête spirituelle authentique va bien au-delà de la simple recherche intellectuelle ou de la compréhension théorique. Elle s’inscrit dans une démarche profonde, sincère,  souvent intime, où le chercheur s’engage pleinement dans une exploration du soi et de l’univers. La difficulté majeure sera une non participation moïque. Ce n’est pas seulement une recherche de connaissances, mais une immersion totale qui transcende le mental classique et conventionnel (intellect/émotions) et touche à l’essence même de l'idée d’être.

Dans cette démarche, une implication impersonnelle du chercheur est essentielle. Il ne s’agit pas simplement de lire ou d’étudier, par exemple les propositions orales, écrites ou schématisées de l'ArkhêoHiéroKosmogamie, ou des textes sacrés,  mais de laisser Vivre en soi chaque "pas descendant" de la recherche avec une ouverture du cœur et une présence attentive. La véritable quête demande une humilité sincère, une capacité à laisser mourir et laisser pleinement naitre ce qui se présente, ce qui remettra en cause les certitudes ou les conforts personnels.

Au-delà de l’intellect, cette recherche implique une pratique régulière (et ce terme est faible), principalement la contemplation, d'abord avec objets (ce qui s'élève en soi) puis sans objets "quand le fruit est mûr et prêt à changer de lieu". Elle exige aussi une patience infinie, car la Connaissance éprouvée de l'Esprit qui souffle et donc fait se lever, même légèrement, le voile, ne se dévoile jamais immédiatement, mais se révèle souvent dans la persévérance et la confiance, c'est à dire dans la Foi réelle absolument impersonnelle, c'est à dire non liée à l'individualité désireuse.

Il ne s’agit pas d’accumuler des connaissances même si certains éléments s'accroche à la mémoire - peu importe -, mais de laisser la conscience conventionnelle, non pas "s’éveiller à une réalité plus vaste" comme il est dit ordinairement car le " s' " indique toujours la présence d'une individualité améliorée, d'un "moi-je" maître et décideur du jeu un peu plus étincelant, mais d'un reconditionnement plus vaste qu'elle, plus simple qu'elle, plus "immobile" qu'elle. 

                                      Avec le sourire...

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Publié le 3 Juin 2025

Ceci est une réponse rapide mais suffisante à une question posée à plusieurs reprises :  Que cachent les termes Aspirante et Aspirant? Quelle différence avec "chercheur spirituel"?

            L’Aspirante, l’Aspirant ne sont pas des individualités quelconques, en leurs cœurs sont présents, ouverts, les « Possibles » : l’inspiration, l’aspiration, l’appel, l’intuition, etc. L’Aspirante et l’Aspirant réels Entendent l’Appel de l’Être-Esprit, l’Appel du Fils-Esprit-Dieu. Il faut pourtant les prémunir, dès le premier pas engagé, d’un certain danger : les précautions à s’associer par rapport aux êtres de l’entourage : les êtres qui vous accompagnent sont ou des ailes ou des boulets est-il dit. Il n’y a dans ces paroles rien de péjoratif. Nous avons moult fois constaté l’influence inconsciente d‘un entourage aimant et bienveillant, mais porteur de distractions, substantif féminin employé dans son sens premier : action de retrancher une partie d’un tout. Il s’agit donc de ne pas manquer d’attention, de se garder des influences en se tenant relié aux racines de l'Arbre "montant", l'Axe de Verticalité. En ce sens, on peut comprendre mieux les mots sibyllins qu’Adésius le mystérieux dépose en l’oreille de son disciple Constantin (272-337) : quand un jour tu prendras part aux Mystères tu auras honte d’être né comme un homme.

Aspirantes et Aspirants véritables sont recouverts d’un double aspect : inspiration/aspiration. Du point de vue du « haut », de l'Esprit, l’aspiration divine du latin aspīro souffler vers, diriger son souffle vers, et inspīro souffler dans. L’être - sans le savoir, le vivre -, est « inspiré » par le Fils-Esprit parce que celui-ci ne cesse de souffler en lui, à la différence de l’Aspirante et l’Aspirant véritables qui en sont conscients et "aspire" vers lui. Double mouvement réunit en un seul. En fait, devenir conscient qu'il s'agit du Fils-Esprit qui perçoit à travers toutes les facultés sensorielles et non pas l'individu, l’être moi-je à la fois sujet et observateur séparé de "son" observation.

Réponse de surface mais suffisante, car jamais "tout" se place sur l'étal public.

 

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Publié le 22 Mai 2025

Tenir une pierre dans la main est une expérimentation à la fois concomitante et simultanée concernant l’entièreté du monde minérale, la globalité présente dans la particularité/la particularité présente dans la globalité. Ainsi pour le monde végétal, animal, humain. Entièreté du sensible et du substantiel en la Conscience Absolue, l’Êtreté, lorsque la conscience conditionnée est « démuraillée ». Il n’y a que l’Êtreté -non la part individuelle - dont un cancer fût une propriété émergente, qui EST toutes les individualités mêmes qui ont un cancer. La seule à pouvoir, non pas comprendre, mais Entendre véritablement, la seule qui est l’autre. Que peut bien apprécier, respirer et exprimer l’individu dont l’expérience vécue lui est propre ? Il mettra à disposition une sorte de bienveillance circonstanciée basée sur la sensiblerie au gout de guimauve absolument pas officinale et dénuée de réciprocité. Rappelons que le substantif féminin « bienveillance » exprime l’action de bien veiller sur, souhaiter le bien que l’autre veut, quel qu’il soit. Ce qui reste foncièrement dualiste.

                                     

© Serge Simonotti. Marie-Léandrine et l'évêque de Namur.

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Publié le 22 Mai 2025

 

Petit arrêt dans les Archives évangéliques.

                             Le complément pratique de Jean chapitre 10, versets 10-30 se tient en Matthieu 25, 1-13 concernant les vierges sages (1) qui en toute liberté de choix ont aspiré à la Connaissance, et les vierges folles (2) qui, en toute liberté de choix, sont restées délibérément dans le monde de l’extériorité par le joug exercé par le « moi-je » (nom, prénom, genre et titre que ce moi-je s'accorde en association avec le corps physique) en tant qu’observateur. Nous laisserons Aspirantes et Aspirants, Disciples, lectrices et lecteurs, curieux, découvrir ou redécouvrir ces versets s'ils le désirent. Si nous nous penchons suffisamment en direction de la profondeur cachée en ces paroles : il n’y a de Liberté vraie qu’après avoir eu le courage de laisser se retirer le t de liberté. Ce Reste, Libéré est synonyme Êtreté. Est "en Êtreté" celle, celui qui est libéré de la « carcéralisation » due aux choix émotionnels ou calculés de l’être, à ses contingences liées à des relations de cause à effet affublé de la croyance qu'elle, il a en l'idée d'être ce qu'il pense être (cette position instable mérite bien que l'on en rie gentiment). L’Êtreté est sans raison, car la Connaissance est sans raisonnement appliqué. Cela ne demande aucunement une quelconque maîtrise de soi, mais un abandon au Cœur d'une Simplicité heureuse, et cet abandon est bien une déconstruction, une rétroaction, un dé oublie menant "l’exécuté moïque" au Vide de l’être et instantanément à l’Êtreté. Ce "passage" n'est pas dénué de ce que l'on peut nommer "peur" sans faire d'erreur sur le choix du mot.

                                      Il nous faut préciser ce que nous Entendons lors de l’adoption du substantif féminin « Cœur » auquel est accordée la capitale. En hébreu, le mot cœur se dit leb et représente l’organe de l’intelligence que l’ArkhéoHiéroKosmogamie nomme Intelligence Naturelle ou Intelligence intuitive. Ce Cœur divin au cœur même du cœur humain, que nous ne cessons d’évoquer lors des Rencontres, est véritablement le siège de l’Intelligence réelle, l’Intelligence génératrice de l’Intuition Naturelle et de la pensée qui en découle. Et il n’y a en cela, aucune affectivité ni aucune sentimentalité, ni aucun rouage intellectuel. 

 

1˙Il faudra entendre sage dans le sens d’Intelligence Naturelle c’est-à-dire l’Intelligence divine en soi.

2˙Dans le sens sans l’Intelligence divine en soi c’est-à-dire se tenir dans le comportement ordinaire en lequel se tient - entre autres - l’oubli.

 

 

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Publié le 19 Mai 2025

 

Innocence (1) et Simplicité (2)

 

Dieu s'est fait homme

Pour que l’homme devienne Dieu.

Grégoire Palamas/Les Pères.

 

Verus homo vero unitus Deo

Pape Léon1er le Grand

 

 

C'est bien la Connaissance exprimée par

l'ArkhêoHiéroKosmogamie,

propriété émergente de la Hiérokosmogamie, elle-même propriété émergente de la Théokosmogamie, elle-même propriété émergente des joies et des épreuves, des pertes et des dons, des compréhensions intempestives déposées par d'innombrables incompréhensions.

Un seul FIL, l'Esprit qui porte, sans dérives de droite et de gauche: ne rien voir, ne rien lire, tout refuser et penser le moins possible, vraiment sans influence. Ne rien écouter de soi, de l'être qui jamais est Principe. Alors le chemin est droit et "vient" ce qui doit venir en des instants (courts) de Grâce. Instants qui figent, dénudent, décrassent et laissent quelques minuscules perles de véritable lucidité, c'est à dire, des touches d'une Lumière éclairante sans que jamais vienne à l'esprit l'idée erronée de les posséder. Jamais l'individu, l'idée d'être est Principe.

                                     © Serge Simonotti

 

1)˙Le substantif féminin Innocence auquel nous accordons la capitale, est associé à la racine indo-européenne *nok dévoilant une notion de mort, de perte. L’Innocent est, non comme il est dit, arriéré mental, mais celui qui a le mental en arrière, un mental qui n’occupe pas la première place. Les mots latins innŏcens, innŏcentĕr, innŏcentĭa résument ce qui ne fait pas le mal, qui est inoffensif, qui ne nuit pas, vertueux, honnêtement, de manière irréprochable, innocuité, intégrité. Mais, plus profondément, l’Innocence est la qualité de celle, celui qui n’est plus touché par la « marque humaine », mais par « l’empreinte transcendantale ».

2)˙Issu de la racine indo-européenne *sem ou *sam exprimant l’unité et l’identité. Ce qui est simple est l’indivisible, c’est-à-dire le non-composé. Le sanscrit samskr(i)ta dénote un état parfait. En hébreu, tiklah dénote également un état parfait, achevé, complet. Le latin simplus implique l’un, l’unique et simplum l’unité. Ce substantif féminin, présent de nombreuses fois en ces pages, devra être Entendu selon les définitions ci-dessus au risque de le galvauder en l’assimilant au terme simpliste « qui ne considère qu’un seul aspect des choses ». Rappelons que le substantif masculin état est issu du latin stătŭs action de se tenir, posture, attitude, être debout. Du point de vue purement spirituel, l’état de simplicité, c’est être fixé, planté dans l’Œil de Dieu, c’est atteindre à la verticalité, c’est-à-dire, à l’unité de l’être lié à son axe de priorité, à son intention première et à l’Entendement qui en découle.

 

 

 

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Publié le 19 Mai 2025

« J’ai d’autres brebis qui ne sont pas de cet enclos ; celles-là aussi je dois les mener ; elles écouteront ma voix ; et il y aura un seul troupeau et un seul pasteur. »

Jésus Christ.  Évangile de Jean, x-16.

« Nous croyons aux livres saints que Moïse, Jésus et les prophètes ont reçus du ciel ; nous ne mettons aucune différence entre eux, nous sommes résignés à la volonté de Dieu ».

Mohammed. Coran, Sourate 3, 78.

« Comme les hommes viennent à Moi, de même, Moi aussi je vais au-devant d’eux, car de quelque côté qu’ils entrent sur la voie, c’est aussi Ma Voie ».

Krishna. Bhagavad Gîta, 6,31.

C'est bien cette Unicité  qu'il nous faut laisser se dévoiler. "Qu'il nous faut laisser..." car aucune participation ne peut mener à Cela. Il s'agit plutôt d'une abstention de tout soi. C'est le propre des Rencontres dont nous parlons souvent. Et nous percevons bien toute la difficulté que cela représente pour l'individu d'admettre son inutilité. Mais il s'agit de l'opacité égotique, mentale et sensitive dont nous parlons. Un pas en arrière suffit; non participation, juste une attention libre menant à la discrimination. Cela permettra peut-être de Voir et déprouver réellement l'individualité, l'idée d'être, qui, en somme, n'est pas le Principe de toutes choses.

VOIR la diversité et, regardant à travers elle, VIVRE l'Universalité.

 

 
   

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Publié le 19 Mai 2025

Les Éditions du Térébinthe abritent des ouvrages de Serge Simonotti ainsi que les numéros de la revue Les Moissons de l'Œil; trois numéros, le quatrième étant en cours de préparation.

La distribution est effectuée par CoolLibri.com

indiquer la référence Serge Simonotti pour trouver la page illustrant et détaillant les ouvrages.

Dans l'espérance d'une féconde lecture.

En relation avec les Éditions du Térébinthe, des Rencontres régulières sont organisées à la Maison du Pain.

 

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Publié le 18 Mai 2025

S'il y a loin de la coupe aux lèvres selon l'expression antique, il y a loin de la sensation intime ressentie et sa verbalisation souvent trop rapide, donc incomplète et superficielle. Comment faire pour que la profondeur de la sensation "incompréhensible encore" ne devienne pas un écho rebondissant sur les parois granuleuses et soporifiques d'un intellect devenu morne à force d'un fonctionnement invariable? Celui qui veut le mieux fait le moins dit-on parfois, oui, voici le célèbre rasoir d'Ockham et toute son authentique efficacité! Cela demande simplicité, lenteur et cela demande de céder la place. Car, pour que la verbalisation, qui en réalité devrait être nommée "Paroles", soit égale au ressentit intime, il est crucial que l'intellect classique cède la place à l'Esprit, à l'Esprit pur, inviolable, à l'Esprit qui Sait. Car l'intimation qui s'élève n'appartient pas à l'esprit individuelle, il ne peut pas "la" réfléchir ni se l'approprier par une mise en mot superficiel et aléatoire. Il est question ici de l'Intelligence, la vrai, l'Intelligence intuitive, celle qui allie deux aspects métaphysiques : l'Intellect et l'Âme Principe.

Bien sûr, ce qui s'est écrit ne peut être réceptionné positivement par les lecteurs avides de leur propre existence (pourtant éphémère), cela sera rejeté ou railler. Pourtant, la Réalisation de la Connaissance spirituelle passe également par cette voie.

                                      ©Serge Simonotti

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Publié le 18 Mai 2025

Il est bon de revenir quelques fois aux fondamentaux:

Pourquoi, la plupart du temps la Foi est défaillante? Pourquoi le "Désir" purement spirituel est défaillant? Simplement parce que la profondeur, la racine de cette Foi, de ce Désir est déstabilisée (sens réel de ce terme) par la surface identitaire, ce "moi-je" qui caractérise notre relation au monde, à la manifestation qui nous est extérieure. Pas de dénigrement en cela, l'être se préoccupe la plupart du temps de choses qui ont leur importance. Mais, la racine est coupée, juste un souvenir mental, et le mental individualisé commande.

S'il n'y a pas eu une expérience intime outrageante pour le fonctionnement ordinaire, aucune "pratique" réellement spirituelle (hors mental, hors moi-je) ne s'impose, ne peut imposer son importance pour la vie quotidienne, c'est à dire pour la vie de l'Âme. Pour comprendre cela, il suffit de se souvenir que la plupart des religions se tournent vers le "Sujet" de leur Foi plusieurs fois par jours, et pour certaines, le plus souvent possible pendant le temps de veille. À ce stade, se tient la différence entre les spiritualités "laïques" et la spiritualité religieuse. Non pas la pratique, mais la Relation avec "l'Objet" de la Foi, de la croyance, se doit d'être la plus intime possible, dans le temps et dans la profondeur. En quelques mots: si cela ne tient pas du Sacré, cela tient de l'égo, du moi-je et cela est inutile parce qu'illusoire, éphémère parce que cahotique.

                                      © Serge Simonotti   Retournement.

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Publié le 10 Avril 2025

La conscience,

selon son état, fractionné - être - ou global - Êtreté -,

est « l’appareil de mesure ».

                                     © Serge Simonotti. Dépôt cabinet juridique.

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Publié le 25 Janvier 2025

Suite à quelques questions posées sur la "situation" de l'ArkhêoHiéroKosmogamie , nous tenterons une réponse aussi simple que possible:  

S’il fallait cloîtrer l'ArkhêoHiéroKosmogamie, ce serait probablement dans le cercle de la scolastique (1). La Connaissance émancipée par l’Intelligence Naturelle - Raison non discursive -, que l’on peut tout aussi bien nommer Intuition Naturelle auto certifiée, étant véritablement perçue comme la « porte étroite (2) ou le trou d’une aiguille (3) » de l’évangile par rapport à la croyance hypothétique ou la foi non éprouvée, non expérimentée à partir de l’Intuition Naturelle même. Mais le fait certain de la « porte étroite ou du trou de l’aiguille » évangélique oblige à accepter l’ArkhêoHiéroKosmogamie en qualité de «chrétienne moyenâgeuse» sinon christologique (4).

Signalons, sans qu'aucun ratissage large soit sous-jacent - nous avons déjà donné...- qu'autour de l'ArkhêoHiéroKosmogamie s'organisent des Rencontres mensuelles gratuites, l'Esprit donnant gratuitement.

                                     © Serge Simonotti. Nom et phrase déposés en cabinet juridique

1)˙Philosophie et théologie enseignées au Moyen Âge notamment à l’université de Paris. Selon nous, et nous ne l’entendons pas comme une hypothèse, c’est bien l’Intelligence Naturelle qui mène à l’expérimentation de ce qu’elle Révèle par Intuition Naturelle. Comme exprimé en début d’ouvrage, impossibilité de la preuve sinon « intuitionnelle ». Mais une Intuition qui s’expérimente et qui devient agissante.

2)˙Évangile de Matthieu de Luc 13,24.

3)˙Évangile de Matthieu 19, 24.

4)˙ La christologie est l’étude de la personne, des œuvres - paroles et actes - du Christ-Jésus.

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Publié le 28 Décembre 2024

L’Antinomie divine, potentiellement présente dans "l'Absoluité" ni relative ni contingente, s’étend jusqu’à son niveau minimal, jusqu’à l’être humain physico-psychique engoncé dans ses entremêlements et écartèlements : bien/mal, plaisir/souffrance, certitude/incertitude, santé/maladie, vie/mort… fragilité humaine/stabilité divine. Bergson(1), en exprimant à l’inverse va à notre rencontre : « En optant voilà deux mille cinq cents ans pour la description de la réalité telle que nous la livre Parménide, nous avons appris à voir un monde cloué, vissé, fixe, apparemment invariable, docile à nos concepts, nos classifications, nos distinctions, nos divisions, comme en état d’arrestation. Tout a conspiré à nous mettre en présence d’objets que nous pouvons tenir comme invariables (Bergson, La Pensée et le Mouvant) ». Comme s’il était la « continuité » en tant que propriété émergente de Parménide(2), Héraclite d’Éphèse dit "l'obscur", décloue, dévisse, décadenasse : L’eau de la mer est à la fois très pure et très impure : pour les poissons, elle est potable ; pour les humains, elle est imbuvable et nuisible. (Fragment 61). Encore : C’est la maladie qui rend la santé agréable ; c‘est le mal qui engendre le bien ; c’est la faim qui fait désirer la satiété, et la fatigue qui fait désirer le repos.  (Fragment 111).

C'est en cela que se tient le principe même de l'ArkêoHiéroKosmogamie, l'étude complète et l'observance sévère de la compréhension émanant de l'étude même. Ceci est une vraie réforme de l'être en laquelle toute saveur-guimauve est exclue.

                                     © Serge Simonotti

[1]˙Henri Bergson (1859-1941) philosophe français. Extrait de La pensée et le Mouvant 1934.

[2]˙Parménide (vers la fin du Vie siècle avant J.-C. -vers 460 avant J.-C.). Philosophe grec. Sa philosophie est concise dans les propos de Bergson ci-dessus.

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