Publié le 26 Décembre 2024

Sans être catholique mais Chrétien de souche antique (donc christique) et pareillement non dualiste sévère, belle était l'image vaticane de l'ouverture de la Porte Sainte qui marque l'Année Sainte. Symbole "remarquable" présent dans toutes les traditions d'une façon ou d'une autre. Et évidemment, présente dans l'évangile de Matthieu 7-13: "Entrez par la porte étroite. Car large est la porte, spacieux est le chemin qui mène à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par là." Et présente constamment de façon sourde lors de nos Rencontres mensuelles: car il est difficile de passer de la dualité de l'être individualisé adombré par un je-moi solidifié depuis le stade du miroir (voir note précédente), difficile de sortir de l'observateur au regard aigu toujours porté de droite à gauche et de gauche à droite, difficile de s'évader d'une conscience éparpillée dans un entrelacement d'intériorités et d'extériorités. Et difficile d'échapper au déferlement de pensées, d'émotions...Difficile de ne plus, non pas " ne rien désirer", mais de ne plus ressentir le concept de désir toujours en adhésion avec le concept "je-moi". Et tout ceci est la porte spacieuse qui mène à la perdition. Ces italiques ne convenant pas; cette "perdition" est simplement la dualité effrénée, cette inconnaissance qui crée tous les conflits, en soi et avec ce qui est considéré comme l'autre. L'être mobile a oublié que "sa" mobilité doit être soutenue par ce qui lui est complémentaire. L'un sans l'autre il n'y a pas.

   © Getty Images

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Publié le 24 Décembre 2024

Bonjour, sur la pointe des pieds, juste une proposition en direction, notamment des personnes qui participent régulièrement aux Rencontres et indirectement, aux personnes qui ont participé à notre Travail (dans le sens alchimique du terme) et qui en ressentent encore le parfum. 

En ces trois instants festifs, ce soir et demain et dans quelques jours, il serait avantageux de tenter, lors de ces "distractions" la Vision triple : les observés, l'observateur conditionné, l'Œil qui perçoit ce qui se passe, de manière générale, se tient au niveau d'un observateur (je-moi) observant, à l'extérieur, à distance de lui-même (qu'il s'agisse de 1cm, de 30cm ou plus) des "objets" de toutes sortes. Sans ce qu'il voit.. (les 5 sens) à l'extérieur, l'humain existerait-il ? La conscience conditionnée existerait-elle ?

Cette vision double, observés conditionnant-observateurs conditionnés manque de racines, ce "deux" est changeant, temporaire, éphémère, donc sans Réalité Réelle. Or il faut bien que l'éphémère repose sur plus stable, plus éternelle pour être.

Tout est dit. Chers amis, quand ces moment éphémères conditionnés parce que inscrits dans une notion de temps et d'espace, infuse le concept d'agréabilité , mais sans que cela conditionne quoi que ce soit EN vous-mêmes.

 

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Publié le 22 Décembre 2024

Tout le monde connaît le célèbre "stade du miroir" comme formateur de la fonction du "je" auquel j'associe la fonction "moi" dans le sens de "propriétaire de ce que le "je" perçois. Cette fonction "je" apparait chez l'enfant entre 18 et 24 mois et l'authentifie en tant qu'individu propre et, ce qui importe par suite, l'apparition de l'extériorité. Évidemment je n'entre pas ici dans les détails, ce qui serait vaniteux de ma part puisque n'en étant pas spécialiste. Mais c'est bien l'apparition de ce "je-moi" et de l'apparition de l'extériorité qui  m'importe.

En fait, les mots "extérieur", "extériorité" sont à bannir du vocabulaire de l'Aspirante et de l'Aspirant à devenir Connaissance, c'est-à-dire à devenir, dans le vocabulaire de l' ArchéoHiéroKosmogamie, Êtreté ou Soi selon une autre proposition indienne. Car, lorsque cela est "vécu" (ce terme ne convenant plus) l'état, ou plutôt ce non-état englobant tout ce qui est, comme un dissolvant, le concept d'extériorité et celui d'intériorité sont tous deux dissout. Ainsi, toutes pratiques ou exercices portés vers l'extérieur ou vers l'intérieur ne sont qu'obstacles exécutés par une individualité qui s'est reconnue dans le miroir. Rien n'est extérieur à la Conscience pure, à ce que l'ArchéoHiéroKosmogamie nomme le Couple Royal. Et, comme rien n'est extérieur au Couple Royal qui reste indéfinissable et comme la tradition le propose, ne peut être nommé que de façon négative, que reste-t-il sinon pour Celle, Celui qui est toujours lié à un corps physique mais sans y être identifié sinon Lui-même: tout apparait en Lui, rien ne lui est extérieur,  car, n'étant plus identifié, Il ne perçoit plus que Lui-même car tout est Lui-même. Ainsi,

« Laissez les enfants venir à moi, ne les empêchez pas, car le royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent. Amen, je vous le dis : celui qui n’accueille pas le royaume de Dieu à la manière d’un enfant n’y entrera pas. » Évangile de Marc 10, 13-16.

Il est bien entendu que les enfants concernés par ce verset - qui dénote une large connaissance de celui qui l'exprime - sont les enfants entre 18 et 24 mois.

 

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Publié le 21 Décembre 2024

Un peu en avance, voici le numéro 3 de la revue, disponible dans

la bibliothèque de l'imprimerie CoolLibri,

Les Moissons de l'Œil de janvier 2025.

Dans ce numéro de 80 pages vous trouverez la continuité de l'enseignement de Hiérokosmogamie de Serge Simonotti, un texte sur ses "impériences" spirituelles de Maxime Demaret, Frédéric Dimey nous revient avec un écrit sur sa connaissance de Sankara et de la non-dualité, Christine Dilmi continue sa Quête spirituelle et nous propose un texte assez hermétique mais empli d'éléments remarquables, une proposition de Haïkus de Claire Landais Sauvage, une fidèle de la revue, Christine Chardonnier, musicienne de profession, nous propose un court texte, un texte léger, minimaliste mais débordant de poésie, de musique, et de silence. Christine dévoile un grand amour (réciproque) envers la musique et avec cet invisible silencieux qui soutient la musique et par lequel elle est traversée. Éric Roux Reiffsteck, paysan parfumeur et quasiment alchimiste nous propose un bel article sur sa façon -extraordinaire - de travailler. Je conseille d'aller y voir par l'entremise d'un site pour approfondir encore ce qu'il détaille dans la revue. Et enfin la suite de "la longueur du Regard", deuxième partie en Égypte. Tous ces articles sont accompagnés de photographies.

80 pages éblouissantes proposées par des auteurs passionnants, à travers lesquels passe et j'en suis intimement persuadé, l'Esprit pur.

Je les remercie du fond du Coeur.

Achat possible dans la bibliothèque de l'imprimeur CoolLibri. Tapez dans la barre de recherche Serge Simonotti (éditeur des Éditions du Térébinthe).

Prix de la revue: 20 €

 

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Publié le 8 Décembre 2024

Une lectrice assidue du blog qui ressent enfin le désir de la mise en place d'une pratique quotidienne a posé, il y a quelques jours, la question suivante :  quelle pratique ou exercice puis-je réaliser tous les jours et de façon plus ou moins constante? Cette dame ne participant pas aux Rencontres régulières ne pouvait donc pas bénéficier d'une pratique ou d'une ascèse qui ne pouvait pas être mise à l'étal des Rencontres pour en dévoiler les effets (du point de vue de la Connaissance Réelle). Il ne restait donc qu'un seul possible,  le plus simple mais le plus déconcertant, le plus rapide du point de vue de la Connaissance (au premier degré de sa compréhension) tout en permettant une Attention de chaque seconde et - par obligation - un retrait rapide de la multitude. Mais, "le Royaume des Cieux appartient aux audacieux". Voici ma proposition :

"Il n'y a pas deux flocons de neige identiques depuis toujours, pourtant il ne s'agit que d'eau, toujours de l'eau, toujours la même eau. VOYEZ cette unique eau qui soutient les formes différentes de ce que l'on nomme "flocons", descendez jusqu'à ce que l'on nomme "eau" puis descendez jusqu'à ce qui soutient cet élément. Puis, VOYEZ cela au sujet de tout ce qui porte un nom."

 

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Publié le 4 Décembre 2024

ARKÊOHIÉROKOSMOGAMIE

                              COPYRIGHT.EU INTERNATIONAL SERVICE. Généré le 03/12/2024 à 13 H 51 (PM) 

Il y a 5 décennies, s'incluait dans ce qui paraissait être "mon quotidien" la rencontre d'un scientifique dont le surprenant travail était basé sur la lumière. En parallèle, des rencontres d'un autre genre menèrent à un collège Templier qui me fit connaitre, et éprouver, la nécessité de la rigueur et de la "ligne droite". Plusieurs années à traverser des paysages inconnus dont l'existence quotidienne aux alentours n'identifiait jamais ; paysages parfois déséquilibrants mais auxquels il fallait impérativement se donner.

Cela déboucha, de longues années plus tard, sur une Vision intime qu'il faudra nommer ThéoKosmogamie. Longue ascèse ne dévoilant son "Vouloir" qu'à "petit feu". La descente Naturelle vers ce qui sera appelé beaucoup plus tard HiéroKosmogamie prendra deux décennies. Ces deux Enseignes se voulaient encore dualistes. Aujourd'hui, deux décennies plus tard, il est obligatoirement question d'ARKÊOHIÉROKOSMOGAMIE absolument non dualiste.

Il ne s'agit absolument pas de changements dus à un désidérata humain (psychique ou égotique), mais un approfondissement de l'un à l'autre sans jamais quitter le premier: la ThéoKosmogamie est dans l'ArkêoHiéroKosmogamie, celle-ci même présente en potentialité dans la première. La HiéoKosmogamie étant présence potentielle dans les deux. Chacune alimentant les deux autres.

C'est l'occasion de remercier les lecteurs des 5000 pages lues depuis la création du blog.

Au sujet des Rencontres sans considération d'argent.

L'Esprit donne - Souffle - et la plupart du temps l'humain vend ce qu'il a reçu - obligatoirement - gratuitement.

 

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Publié le 3 Décembre 2024

    La Quête vers l'Accomplissement d'un réel Destin déterminé

       

 

           « Nul n’est jamais monté au ciel confortablement », disait Isaac le Syrien. Sans nul doute.  Nous poursuivons le rêve infernal de l’Éveil, le climat paisible de l’Identité globale nue, vierge… et c’est à l’identité nuancée que nous parvenons, à celle que nous connaissons à chaque instant de notre vie linéaire. En cherchant le fruit et son noyau, nous parvenons au bourgeon, à la sève collante des forces subconscientes. En cherchant devant, c’est hier qui nous présente un passé qui brode un présent. Comme une sorte de revanche. La mouvance des caves se veut nuageuse.

           Longtemps nous marchons dans la même empreinte, en fin de compte, nous ne marchons pas. Ni montée ni descente.  La multitude des actes importe peu, leur sang est constitué d'un seul composant : automatisme.  L’existence linéaire est un tunnel sombre enroulé sur lui-même dont est exclue toute lumière. Ni disponibilité, ni ferveur, ni aisance, ni danger. Rien d’inconnu, rien de vertigineux. Il n’y a que le connu qui reste possible.

          Le monde n’a de goût que si nous nous frottons à lui, que si nous lui permettons d’Être, que si nous le dénudons des attributs mentaux dont nous l’avons bariolé. Voir et savoir n’est plus suffisant. Toucher, goûter, sentir… entrer ! La Globalité (suavité fulgurante) est à ce prix. L’Ouverture au miracle constant est à ce prix. Pour lâcher-prise, encore faut-il avoir appris à tenir consciemment la prise et à reconnaître son insignifiance. Sortir du monde personnel est un pas infranchissable pour celui qui dort son existence. L’Art de Vivre spirituellement n’est pas un mariage blanc, c’est une Envolée, un risque constant de Mort annoncée depuis toujours ; c’est une danse, pas un combat. L’entièreté est plus légère que la division. Aucun poids n’encombre celui qui continuellement, assidûment, donne naissance au monde.

          Nous laissons fructifier, accrochées à nos semelles, des existences égarées, des mouvances hypnotiques, une myriade de visages qui nous regardent dans les yeux, occultant tout Principe Essentiel, nous empêchant d’accéder aux nourritures nouvelles. L’acceptation des concepts de passé et avenir liés au sens de l’ego -considération de soi- est notre jeûne au Divin, à l’Élan Vital, au Vivant dépoussiéré de l’existence. Du vin, il me plaît dans être imbibé du goût, et ne suis pas porté à la lecture trop longue de l’étiquette

          L’Ouverture au miracle à un prix. L’Écoute. Dans cette écoute, un grand fracas à lieu, le Silence. Débordement outrageant pour le fonctionnement ordinaire. Appel silencieux insondable et inexplicable, une forêt d’inconnaissance ouvrant sur une intuition délivrée des contraintes subconscientes et alliée à un élan impersonnel.  Cette intuition, je la ressens comme une Onction Christique (ne peut comprendre que celui qui Sait et qui rend au terme christ toute sa valeur première). Un parfum d’onction. Parfum d’un Vide destiné à être un don permanent. Sans buts et sans calculs, dans le simple agir de ce qui vient. VIVRE un Présent déjà consumé.

          Chaque mot est à la fois fermeture et ouverture selon qu’il est lu ou goûté. Selon qu’on le laisse parler ou que l’on passe devant comme l’on passe devant des vitrines. Ces mots ont besoin d’oralité. Ces phrases ne valent leur pesant d’or que si elles sont le bistouri d’une sensation remontante allant s’engouffrer dans sa source propre. La porte, étroite ou large, n’est pas le royaume.

      Goûter et traverser. Goûter et passer. Goûter parce que nous sommes ce goût qui est nous: non-dualité.

       C’est la préservation de soi, la non-implication dans la Présence de l’Être qui pourtant est nous-même. Si l’existence est une longue mouvance chronologique incluse entre une naissance, une émancipation et une mort, le lieu impersonnel en lequel le Vivant s’explore est sans histoire, sans épaisseur, sans attente. Boire à sa coupe, c’est boire l’eau vive de l’oasis intérieure. Son invisibilité est la promesse de Le goûter partout -étant tout-, et Son Silence, plein et entier, ne manque pas de paroles. Pour cela, il faudra :

Avancer en libérant,

Lâcher en construisant,

Car l’évaporation

Ne passe que par la

Réunification.

Oui,

La nécessité est de

Se dé interprété,

Puis,

De se traduire.

                                  © Serge Simonotti  Le regard en Soi.

 

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Publié le 26 Octobre 2024

Certains individus.es. se sont probablement procuré nos ouvrages et certaines questions se sont posées, notamment sur ce que la Hiérokosmogamie nomme le Déterminisme classique. Et cela est bien compréhensible. Et nous ne pouvons proposer, en ce blog, qu'une définition succincte de ces deux termes tout en remerciant ces lectrices et lecteurs (bien que tout cela soi déterminé):

"La Hiérokosmogamie est fondée sur un déterminisme[1] classique[2]. Par ce déterminisme, chaque être est doté d’une Capacité Naturelle d’Aperception propre à dévoiler l’Inspiration en corrélation avec un degré d’Impéritie modelant la conscience conventionnelle conformiste en laquelle, si l’impéritie se fissure, « s’effondre » le Champ Naturel inné et intuitif assurant ainsi le dévoilement définitif d’un climat nouveau au sein d’une Conscience devenue Plénière et imprégnée de la Connaissance intuitive, Connaissance innocente sans lendemain : l’agent illusoire et l’objet sont Un[5]."

Bien évidemment, ce déterminisme classique ne peut qu'être rejeté en une époque où le libre arbitre et l'absolue "liberté individuelle" règne. Nous le comprenons sans l'accepter. pourtant, ce déterminisme classique est présent dans la Connaissance et dans les écrits ou paroles des Connaissants, des Sages et cela bien avant Platon. Nous proposerons ici juste un petit passage d'une œuvre de l'alchimiste Fulcanelli (pseudonyme d'un nom voilé) : Il n'y a, ici-bas, ni hasard, ni coïncidence, ni rapport fortuit; tout est prévu, ordonné, réglé, et il ne nous appartient pas de modifier à notre gré la volonté imperscrutable du Destin. "Extrait de Le Mystère des Cathédrales, page 19 éditions Discovery Publischer." Ce que Fulcanelli nomme "Destin", la Hiérokosmogamie le nomme Destinée divine.

On pourra découvrir de tels passages à travers d'innombrables œuvres, quelles soient musulmanes, chrétiennes, gnostiques, ismaéliennes, zoroastriennes, égyptiennes et très nettement dans la Bhagavad Gita indienne, et aussi loin que lectrices et lecteurs sauront remonter. cela devrait poser réflexion.

En fait, cette Connaissance, quand elle est comprise, assimilée et éprouvée dans les actes mène à la plus grande Liberté, à l'intime tranquillité, et pour qu'il n'y est pas d'erreur de compréhension à la lecture de cette note, à la plus grande volonté qui soit dans la mise en œuvre de l'Agir, car c'est bien l'Œuvre, la Destinée Divine qui s'accomplit.

                                   © Serge Simonotti.

[1]˙Emprunté au latin dētermĭnātĭo fixation des limites, fin, extrémité et de dētermĭno limiter, régler. Le déterminisme est l’envers de ce que la conscience conventionnelle nomme « libre arbitre », ce qui impose une liberté totale à l’individu puisque celui-là est le devant, le premier, le seul lieu en lequel s’élèvent toutes décisions. Sans le déterminisme, la Connaissance ne serait jamais dévoilée. La plupart du temps l’impéritie imprégnant l’individu lui est inconsciente. Elle est reine des « qualités » que chaque être conventionnel s’attribut, alors que du point de vue initiatique, c’est-à-dire du point de vue de la Connaissance innocente sans lendemain, ses qualités ne sont qu’obscurités. Elle gagne en importance lorsqu’un être ressent la nécessité impérieuse de s’engager dans une voie initiatique (faussement appelée voie spirituelle) ; elle devient alors tout à fait consciente parce que dans l’obligation d’engager la bataille afin de défendre l’ensemble des conventions et des fruits qu’elles apprécient.  

[2]˙Latin classĭcus de la première classe. Entendu dans le sens fidèle à la Tradition antique et qui s’en inspire.

 

 

[3]˙l’agent, - le sujet – est illusoire ; le seul Agent est l’Esprit. Lorsque sujet et objet sont un, la totalité est non seulement connue, mais vécue. Or il ne reste que la totalité, le sujet, l’agent se reconnaissant serviteur et témoin de la Connaissance.

 

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Publié le 17 Octobre 2024

Quelques questions ont été posées sur les propos de la note précédente. Elles n'allaient pas, en fin de compte, dans le sens d'un désir de compréhension. Quand "l'idée d'être soi" définie par le "je-moi" est prioritaire pour ne pas dire unique (quand l'individu est la seule chose importante pour l'individu), se dessine toujours une position défensive. Nous n'irons pas plus loin et sans tenir compte des propos tenus. Donc, voici notre réponse:

La Connaissance ne peut être atteinte par l'individu quels que soient ses efforts égotiques; c'est la Connaissance qui "va" à l'individualité selon son degré de transparence. Il ne peut y avoir de "transcendance" liée à l'individu. C'est sa "spongiosité" qui permettra une trans-spiration selon la loi de correspondance en correspondance elle-même avec l'Ordre cosmique.

 

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Publié le 14 Octobre 2024

La véritable Relation

Suite à l'article écrit ce matin, une demande particulière nous a été proposée: expliquer le rôle de "l'enseignant spirituel" en relation avec différentes personnes.

Nous allons y répondre le plus justement possible :

Tout d'abord une rectification : le substantif "personne" - individu de l'espèce humaine sans distinction de sexe - ne convient pas. C'est bien le terme "individu" qu'il est juste d'employer selon la définition. Le substantif "personne" étant employé que dans le contexte non-humain c'est-à-dire "divin" ou plus exactement "métaphysique". Pour ne pas trop nous étirer en longueur, ce qui nous mènerait trop loin dans l'étude, citons simplement les "trois personnes de la Trinité chrétienne."

En Réalité, il n'y a pas "d'enseignant" ou "d'instructeur"; encore moins étiqueté "spirituel". C'est une illusion purement vaniteuse! Et qui enseignerait un individu congelé dans "son" individualité corporelle et psychique"! 

En Réalité, il y a un Disciple et Serviteur du Cœur, du Tabernacle enfoui en le cœur -au centre métaphysique - en l'humain. C'est à Cela que le Discours s'adresse; une conversation intime de Connaissant à Connaissance. Si l'individu traversé "n'entend pas", aucune importance! S'il "Entend", aucune importance! Ce qui adviendra étant prédéterminé.

Inutile de se porter plus en profondeur.

                                               © Serge Simonotti

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Publié le 14 Octobre 2024

Le rite de passage

Maître Eckhart prononcera dans l'un de ses Sermon : fondus sans être confondus »[1]. Nous reconnaissons bien là l’indivisible dualité dissimulée dans le Tabernacle, le Naos, le Saint des Saints, lieux du breuvage d’immortalité, le Cœur spirituel en le cœur physique et demeure centrale de l’Esprit, cette eau, si elle est bue apaise définitivement la soif. Or pour être fondu sans être confondu, pour réceptionner en l’individu la force qui fera sortir de cette fausse réalité qui est l’idée d’être, un rite est obligatoire : mais toi, quand tu pries[3], entre dans ta chambre, ferme ta porte et prie ton Père qui est dans le secret. Et ton Père, qui voit dans le secret, te fera fleurir ouvertement[4]. Le terme chambre, est bien entendu symbolique, il indique l’obligation de s’isoler des sens portés vers l’extérieur et de se tourner vers la Demeure sacrée. Certaines traductions emploient le substantif féminin cellule. Ajoutons en signe d’une rigoureuse honnêteté, ce rite d’intériorisation n’est pas d’une application simple et déplait aux débutants, toujours obnubilés par l'idée d'un "cœur sentimental" ou à "l'amour sentimental". À l'inverse, ce rite demande rigueur, application, régularité, constance, et pour cela, éloignement des objets des sens, ce qui permettra l’apaisement et ouvrira la porte du recueillement ; et le plus important, n’être lié à aucun but défini - matériel ou psychique – développé par le désir imaginatif, de n'être lié à aucune notion de mérite sous peine de ne pas recevoir l’influence impérieuse de l'Esprit : et ton Père qui voit dans le secret, te fera fleurir ouvertement.

En fait, sortir de l'existence par procuration. C'est-à-dire vivre, exister par la présence de "l'autre". Et cet "autre" est autant psychique que physique. Sortir de la relation sujet-objet, relation dans laquelle le sujet est tourné vers son objet autant que l'objet est tourné vers son sujet. Or le terme "objet" convient pour tout ce que le sujet observe, qu'il s'agisse d'objets internes - sensations de tous ordres - ou externes. Tant que le sujet est défini , ce qui lui est inverse ne serait qu'une idée. Et tout ceci n'est pas une affaire qui doit être prise à la légère.

                                    ©Serge Simonotti

[1]˙Maître Eckhart (1260-1328) est théologien et philosophe dominicain. Son œuvre la plus célèbre: Les Sermons aux éditions du Seuil, dans la collection Tell Gallimard et chez Albin Michel.

[2]˙Un chapitre sera consacré à la Trace.

[3]˙À entendre dans le sens de s’introduire par une Présence silencieuse, une Présentation de soi au plus proche, latin chrétien praesentatio action de montrer, présentation. Cette Présentation de soi doit être profondément vécue comme « s'offrir comme un Présent ». Entrer vide et revenir plein d'un autre "soi" en lequel l'idée d'être illusoire est consumée. Rien de plus rien de moins.

[4]˙Évangile de Matthieu 6,6. Peshittâ. Évidemment, le terme "Père" est à reconsidérer.

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Publié le 9 Octobre 2024

De l'Intention Naturelle de la semence selon la loi de correspondance

Le "renouvellement" de la conscience conventionnelle - conditionnée de multiples façons -, en tant que terre habilitée à recevoir[1] des Possibles, mais toujours selon le Principe de détermination, en la Capacité Naturelle d’Aperception/Impéritie qui lui incombe et qui ne peut en aucun cas être transformée, diminuée ou améliorée, ce renouvellement et confirmation de la valeur primordiale, est symbolisé par la parabole du semeur que l’on trouve dans les trois évangiles synoptiques, également dans l’évangile de Thomas et la Peshittâ, mais absente de l’évangile de l’Esprit, l’évangile de Jean. Ils comportent de légers changements entre eux probablement dus aux différents traducteurs selon les époques et à leurs niveaux de compétence. Nous avons été portés vers la traduction de la Peshittâ par monsieur Patrick Calame[2], chapitre 13, versets 1-9 : Voici, disait-il, que le semeur est sorti pour semer. Quand il sema, la semence tomba au bord du chemin, le volatil vint et les mangea. Une autre tomba sur le roc où il n’y avait guère de terre, et aussitôt elle poussa parce qu'il n’y avait pas de profondeur de terre. Mais, quand le soleil se leva, elle devint brûlante, et comme elle n’avait pas de racines, elle se dessécha. Une autre tomba dans les épines, et les épines montèrent et l’étouffèrent. Une autre tomba dans la bonne terre, et elle donna du fruit, cent fois, soixante fois, trente fois. Qui a des oreilles pour entendre, entende ! Notons que cent, soixante et trente correspondent à la Capacité Naturelle d’Aperception, le degré " cent " correspondant au fait d'une Impéritie dévoilée et démantelée - Victoire assez rare cependant - les différences entre soixante et trente étant en correspondance avec les illusions et résistances propres à l’impéritie. On remarquera que l’action d'un semeur est libre, il ne choisit pas le lieu où va tomber la semence, il sème à profusion sur l’ensemble de la terre, comme le fait la Connaissance lors de son effondrement en la conscience conditionnée, c'est-à-dire effondrant sa capacité sur l'ensemble de l'esprit et de l'âme redevenue Âme - à bas l'ignorance qui dit "mon âme"! -. Le semeur en tant que support de l’action ne doit pas être jugé comme négligeant, cela paraît plutôt signifier qu’il n’y a en réalité que de la bonne terre, mais que le fait de l’oublier par distractions mondaines ou par désirs purement égotiques - j'aime ceci, pas cela -, crée différents climats liés aux aspects de l’Impéritie, les rendant indisponibles à la Réceptivité des semences créatrices d’un Entendement nouveau, en vue d'une Alliance renouvelée.

Symboliquement, le Semeur libre sème à tout va, ce qui signifie:

« J’ai d’autres brebis qui ne sont pas de cet enclos ; celles-là aussi je dois les mener ; elles écouterons ma voix ; et il y aura un seul troupeau et un seul pasteur. » Jésus Christ.  Évangile de Jean, x-16.

« Nous croyons aux livres saints que Moïse, Jésus et les prophètes ont reçus du ciel ; nous ne mettons aucune différence entre eux, nous sommes résignés à la volonté de dieu ». Mohammed. Coran, Sourate 3, 78.

« Comme les hommes viennent à Moi, de même, Moi aussi je vais au devant d’eux, car de quelque côté qu’ils entrent sur la voie, c’est aussi Ma Voie ». Krishna. Bhagavad Gîta, 6,31.

                                   © Serge Simonotti

[1]˙« Un champ si fertile soit-il, ne peut être productif sans culture, et c’est la même chose pour l’âme sans enseignement. » Cicéron, Tusculanes, 2, 13. Comme la semence s’ingère elle-même lors de sa transmutation en germe puis épi, les semences intégrant la conscience doivent être "manducables", absorbées pour transformer la conscience. Il s’agit d’une imprégnation. La Connaissance devenant un Agir Vivant.

[2]˙Patrick Calame est hébraïsant depuis trois décennies. Il a publié plusieurs ouvrages chez Albin Michel.

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Publié le 8 Octobre 2024

Ce n'est pas une sinécure

Selon la Hiérokosmogamie, le secret permettant une métanoïa complète et définitive se tient - entre autres - dans la parabole des vierges sages et des vierges folles en l’évangile de Matthieu 25, 1-13 dont le premier verset est explicite : alors le Royaume du Ciel ressemblera à dix vierges qui prirent leurs lampes et sortirent à la rencontre de l’époux et de l’épouse. Dans ce verset, l’âme individualisée, asséchée, a retrouvé une large part de sa virginité - de son universalité par retrait des choses du monde - ce qui permet aux vierges de se retourner en direction du Royaume des Cieux. Cinq vierges étaient sages et les cinq autres folles. Les folles prirent leurs lampes sans prendre d’huile[1] avec elles. Les sages prirent leurs lampes et de l’huile en réserve. Mais lorsque l’époux vint, après qu’elles se soient endormies profondément. Les vierges folles manquant d’huile, car leurs lampes s’étaient éteintes pendant leur sommeil, en demandèrent aux vierges sages qui refusèrent de leurs en donner par précaution - ne pas se laisser perturber par l'extériorité -  Elles s’en allèrent en acheter. Mais l’époux arriva, les vierges sages entrèrent avec lui dans la chambre nuptiale. Les vierges folles demandèrent à entrer mais la réponse fut cinglante : je ne vous connais pas. Ce secret est simple à exprimer mais difficile à tenir dans la longueur pour l’individu hypnotisé par l'activité mondaine , mais rien n'y fait: pour les chercheurs sincères, toujours avoir en soi, en son cœur l’huile d’Onction. Ainsi la Parole du Deutéronome 6.5 : Tu aimeras l’Eternel ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta pensée[2]. Parole continuée en Matthieu 22, 36-37-38 : Maître, quel est le plus grand commandement de la loi ? Jésus lui répondit : tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta pensée. C’est le premier et le plus grand commandement. Mâ Ananda Moyî, la grande Sainte indienne donne également cette sévère instruction : Ne relâchez donc jamais vos efforts jusqu’à ce que vous obteniez l’Illumination. S’il se produit une interruption, ne suspendez pas vos efforts, car une interruption provoquerait un reflux, alors que votre quête doit être continue comme un filet d’huile qui coule constant, régulier, sans solution de continuité. Également : c’est la tâche de toute votre vie et elle exige le maximum de ce que vous pouvez donner, ou encore : respirer sans penser à Dieu, c’est du gaspillage. Ainsi un autre sage indien, Ramana Maharshi : Si vous éprouvez pour Dieu une foi solide, contentez-vous de vous y tenir fermement et ne vous souciez pas de ce qui arrive autour de vous. Que ce soit le bonheur ou le malheur qui vous atteigne, demeurez totalement indifférent et conservez votre foi en Dieu. Ce n'est que lorsque notre foi est forte que Dieu se préoccupe pleinement de chacun. Cette dernière phrase propose la compréhension de la loi de correspondance. en général, la "recherche spirituel" ne marche pas justement parce qu'il manque cette correspondance avec Dieu. L'obstacle est simple: le chercheur s'intéresse uniquement à ce qu'il comprend de la recherche, aux effets qu'il ressent, ou à ce qu'il pense être une expérience spirituelle, l'Essentiel est oublié.  

Il s'agit bien d'un acte de déliement, de détachement -solvo-[3] puis un acte de réunion, de rassemblement -cŏāgŭlum-[4]. Il s'agit bien d'un retournement en direction de la cavité au Cœur du cœur, retournement lié à un Sentiment profond[5], une inspiration supérieure, au point de ressentir des fissures, des bouleversements psychiques.

          Il y a affirmation du retournement - preuve - par le sacrifice des caractères individuels de l’être. Il s’agit d’une application discriminante. Il est possible de détourner une parole de Justin[6] au niveau de la vigne : Le vigneron taille sa vigne pour la faire repousser, il en ôte les branches qui ont porté du fruit pour lui en faire pousser d’autres plus vigoureuses et plus fécondes. Une taille sévère est indispensable à la fructification. L’Ordre primordial, universel est visible dans la manifestation, qui selon les degrés hiérarchiques s’y soumet. Rien dans l’univers ne possède ses propres lois. La vigne se soumet à la loi du sacrifice, et de la même façon, l’Aspirante et l’Aspirant.

Et évidemment, ceci n'est pas une sinécure et demande une Foi constante, une position proche de l'état réactionnaire, ceci paraîtra paradoxal, mais comment maintenir le cap, ne pas dériver de la direction choisie en dehors de cela ?

 

 

 

[1]˙ En hébreu ou en araméen, l’huile c’est mecha’h, de la même racine que Mechi’hâ, le Messie, l’Oint.

[2]˙Certaines traductions indiquent de toute ta force, remplaçant pensée par force.

[3]˙Latin solvo délier, dénouer, détacher.

[4]˙Latin cŏāgŭlum ce qui réunit, ce qui rassemble.

[5]˙Un Sentiment profond, salvateur « qui sauve » de l’illusion dualiste. Ce sentiment profond mène indubitablement à une ascèse, notamment, à la contemplation sans objet. Contemplation sur l’inexprimable, l’invisible, l’impalpable. Cette contemplation sans objet mène au « sans objet », c’est-à-dire à la perte de l’opacité individuelle du sujet et à la reconsidération de l’idée d’être : passage de l’être à l’Êtreté.

[6]˙Justin de Naplouse (100 ? - 165 ?). Philosophe chrétien.

 

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Publié le 26 Septembre 2024

Voici disponible le numéro 2 de la revue

Les moissons de l'Œil

Ce numéro de 128 pages contient un éditorial, une suite de l'enseignement de la Hiérokosmogamie qui se poursuit de numéro en numéro; des "gouttes de pluie", ensemble de sentences de Maîtres spirituels orientaux et occidentaux de tout temp; la Présence de Christine Simonotti par un vaste ensemble de Paroles fulgurantes et déséquilibrantes pour celles et ceux qui sont vraiment Aspirantes et Aspirants; un excellent texte de Frédéric Dimey sur le Yoga-Sutra de Patanjali tout en rendant hommage à la Hiérokosmogamie - qu'il en soit remercié -; un texte de Christine Dilmi tout en méditation réflexive accompagnée d'un bel ensemble de photographies de ses "tissages"; un ensemble assez copieux de textes écrits par plusieurs personnes rencontrées et qui comptent sur mon parcours car rien ne s'oublie, rien ne se désagrège vraiment; comme lors du numéro 1, la présence en ces pages de madame Anne Zali est un honneur, elle dépose ici un beau texte qui paraît à la fois exprimer un pèlerinage intime et un pèlerinage extérieur, ce "deux" se mêlant en un seul, quelques photographies nous promènent au fil d'une nature et nous dévoilent la finesse de sa Vision; une longue pensée sur l'art - ce mot sur lequel est déposé aujourd'hui ce qui n'est justement pas l'Art - qui n'est pas s'il n'est Art Royal; un reportage photographique en grande absence de photographe à travers l'Égypte - une suite paraîtra dans le numéro 3 de janvier 2025 -; enfin, pour terminer ce numéro, un vibrant hommage à un homme qui a nourri ma jeunesse et mes escapades nombreuses des bancs d'écoles, monsieur Henry David Thoreau dont, presque 100 plus tard, le nom vibrera encore lors des évènements de mai 1968.

Disponibilité: cooLlibri.com en sa bibliothèque. Dans la barre de recherche taper Serge Simonotti.

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Publié le 23 Août 2024

La Connaissance

Souvent, une question se pose : qu'est-ce que la Connaissance enseignée par toutes les traditions? Ainsi que par la Hiérokosmogamie. Bien que le terme "enseignement" ne suggère pas le sens qu'on lui attribue aujourd'hui...car, Enseigner de façon traditionnelle, c'est allumer un feu et l'alimenter des désordres propres à l'individualité.

La réponse à la question posée est simple, mais ouvre une Voie sans failles parce que sans possibilité de directions : l'individu - ensemble de caractères physico psychiques - n'est pas habilité à recevoir la Connaissance puisque celle-ci ne s'offre pas!

Il y a Connaissance quand il y a accession à l'Unité transcendantale unique et permanente. La Connaissance n'est pas une élévation, ou une expansion de conscience, mais, à l'inverse, l'abandon de l'éparpillement dualiste des formes conditionnées physiques et psychiques en surface de l'être permettant une inversion vers l'indéfinissable que les traditions nomment "centre", "point central" ou "noyau". Trois définitions abandonnées par la Hiérokosmogamie parce qu'elles risquent de suggérer une relation sujet-objet,  une direction et un lieu à trouver, ou un humain qui cherche Dieu. Ce qui serait vraiment prouvé la présence de l'in-Connaissance.

En définitive, il y a Connaissance quand nous faisons Un avec l'Ordre universel une fois celui-ci révélé, avec l'Harmonie, l'équilibre perçu à travers les trois mondes. La Connaissance, c'est la Connaissance du Tout sans rien "savoir", sans rien mémoriser, sans que rien ne se sache "dans l'instant". Il y a Connaissance quand la part humaine je-moi cède la place à ce qui ne cesse de la transcender. Pas si simple.

     Copyright Serge Simonotti

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