Publié le 12 Février 2023

Ne pas se tromper de voie.

Ce n’est pas notre part d’entrer dans le domaine de la psychologie et des nombreuses branches qui la conçoivent et que j’ai illustrées par un carré dans le schéma orbiculaire 1 (voir L'hYpothèse Hiérokosmogamie, première de couverture) D’une part, nous n’en sommes pas aguerris, d’autre part, elle n’est d’aucune utilité (bien que l’intérieur de ce carré soit le lieu même des aspects psychologiques de l’être, c’est-à-dire de la presque totalité du fonctionnement de son existence. De plus, c’est en général à l’intérieur ce carré que se déroule la recherche spirituelle individualisée de presque toutes et tous ; or l’Esprit ne peut être individualisé même s’il est la partie la plus intime de chaque individu) au sein de l’Impersonnalité Globale, le Moyen, en quatre degrés, proposé par la Hiérokosmogamie :

         * Contemplation indirecte avec support. 

  * Contemplation directe sans support. Attachement permanent à la contemplation directe sans support.

  * Entendement intuitif de la métaphysique. À l’inverse des études conventionnelles, il est impossible, pour le comportement rationnel de comprendre l’au-delà de la physique sans que se révèle, en premier lieu, l’Intuition Naturelle.

     *  Agir impersonnel permettant un témoignage sans intention de ce qui s’est laissé goûter.

                                     © Serge Simonotti.

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Publié le 30 Décembre 2022

Une fin et un début?

"Bonne année" vas-t'on dire  bientôt. Mais je garde à l'esprit qu'il y a bien, si l'on tient ses propos, une fin d'année usée et le début d'une nouvelle année. Question de chiffres et de temps. C'est oublier l'insécable: il n'y a pas l'ombre d'un millième de seconde qui, en réalité, pourrait séparer fin et début. Ces deux mots sont donc obsolètes.

Mais, rien n'est sécable, il suffit de profondément laisser vivre en soi ce qui est écrit plus haut, si on le ressent vraiment...et prendre dans ses bras et souhaiter une "bonne année" aux personnes que l'on côtoie en Connaissance de leur Être Vrai.

                          ©Serge Simonotti. Manducation ésotérique.

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Publié le 21 Décembre 2022

   © Serge Simonotti. Décembre 2022.

Une façon de rendre hommage à ces préparations de repas basées sur l'intériorité (ésotérisme) de l'être et sur son aperçu-miroir (exotérisme) et prévus quelques jours avant les journées régulières de Rencontre.

C'est cet esprit et cette rigueur qui est l'axe de verticalité de ces journées, que ce soit lors des repas en commun ou lors de l'espace d'intimité. Rigueur, foi et Écoute abrupte  de l'intervention anonyme dans l'espace de l'être.

Merci aux présents et merci à ceux dont le trop grand éloignement les empêche d'être avec nous en ce moment. Et cela se tient du sud de la France au Portugal. Merci.

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Publié le 11 Décembre 2022

De la difficulté de ne rien faire selon le minimalisme ésotérique.

Toutes les démarches et les pratiques que l’on peut entreprendre ne sont que des emplâtres sur une jambe de bois. Pratiquer un exercice ou suivre une démarche particulière c’est admettre qu’il y a quelque chose à transformer ou quelque chose à trouver. Le problème est dans ce cas insoluble, car c’est avec ce qu’il faut transformer que l’on pratique. La personne qui cherche à se libérer (à se délier) le fait immanquablement avec la personne liée (nœud psychique) qu’elle est. Mais, je l’ai constaté, peu de chercheurs spirituels ont le pouvoir de se percevoir liés à eux-mêmes. Toute conception d’enseignement, de démarche ou de pratique dite spirituelle implique trop souvent un contexte d’extériorité. Il ne peut y avoir dans le processus « d’intimation lumineuse » la moindre idéation d’une avancée, un rapprochement voulu du moi vers le soi, mais la consumation de la confusion (différenciation) et la Vision de la présence constante d’un alliage binaire. La réponse est non pas contingente à la question, elle Est la question.

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                  Les Rencontres de la Hiérokosmogamie sont le lieu témoin d'un essor délié des frasques et soubresauts désireux d'un psychisme pompeux. Rien n'a préparé l’humain attaché à un psychisme mythique à percevoir (Perceval) les éclosions internes/externes du Talent Originel. Pour la plupart, rien ne permettait de soupçonner une telle nouveauté, rien ne soupçonnait un possible de Duc In Altum, d'aller en eau profonde, ou d'être capable de jeter le filet à droite de leur "embarcation personnelle". Rien ne permettait d'entrevoir une pêche miraculeuse. Quand s'impose cette traversée, ce passage de notre propre mer rouge, l'Être concerné ne ressent pas l’être qu’il assume comme une création indépendante, mais comme une relation binaire dépendant entièrement de l'Origine Naturelle de toutes choses selon la loi de correspondance.

              C'est en cette Globalité qu'apparaît l'aperception ou l'Intuition Naturelle, véritable germe qui cherche, à travers l'esprit de l'homme, à se révéler en une conceptualisation structurée pour atteindre, par l’intellect, les sensations, les mains, le corps, à une présence manifestée. Nous sommes dans l'axe même du vrai sens de la démarche spirituelle (en esprit par l'Esprit) lorsqu’elle n’est pas exotérique. Contre Jésus il sera ditauriez-vous donc été abusés, vous aussi ? Parmi les notables ou parmi les pharisiens, en est-il un seul qui ait cru en lui ? Il y a un ensemble de personnes qui ne connaît pas la Loi. "Qui ne connaît pas"! Ainsi, c’est une inconnaissance, une déliaison de la vanité de savoir. Le miracle intervient toujours quand il n'y a pas de buts présumés, quand l'iuconnu est la seule force d'action, non pas pour le dépasser mais pour se laisser engloutir, diminuer, perdre les valeurs répétitives, et s'ouvrir à ce qui survient et qui ne peut qu'être Neuf et spontané, une Connaissance sans la nécessité d'un lendemain. Une nouvelle naissance. Cela me rappelle mon ami Olivier. Nous lui avions demandé, quand l'action de sculpter s'est imposée pour lui, de ne jamais passer d'une sculpture à l'autre sans l’augmentation de la difficulté, sans jamais se laisser aller au piège de la répétition, mais de laisser l'inconnu salvateur imposer sa loi : passer au-delà, passer de l'acte psychique personnelle à l'action spirituelle impersonnelle, gratuite ; l'action par l'Esprit nu. L'Attribut (le Talent Originel), est une vertu, une vertu théologale, si l'on retient le caractère indissoluble de la pure et inaltérable filiation Origine Esprit Âme, Âme-Êtreté, âme-être, être-corps, Origine…

        Il s'agit de percevoir la différence, de savoir distinguer ce qui demande expression à partir du psychologique, et ce qui demande paroles et actions à partir du Spirituel en tant que prolongement de l’Esprit. Cette distinction est le premier inconnu rencontré par toute personne engagée en sincérité dans des Rencontres spirituelles régulières. Et si long peut parler de "dévoilement", il serait plus honnête de parler de "déchirure" ouvrant un nouvel espace. C'est en cela que l'on reconnaît la véritable valeur du cœur libéré de l'être. Il n’y a plus, à ce stade à parler de centre, mais d’une Globalité indéfinie.

   © Serge Simonotti.

 

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Publié le 8 Décembre 2022

Présence sans présence.

Tout un chacun vit dans un monde constitué d’un vertigineux herbier de connaissances dominé par la logique et la pensée rationnelle, pourtant, la raison est fluctuante, chacun en fait l’expérience ; nous changeons souvent d’opinions selon les circonstances, les choses et les personnes. Chacun, avec un tant soit peu de lucidité, peut percevoir que sa raison est souvent déraisonnable. L’évocation pure, intime et silencieuse passant au deuxième plan. C’est pourtant en elle que se trouve la clé d’une possible reconsidération de l’idée d’homme. Nos questions paraîtront probablement ridicules : tout ce dont nous avons entendu parler, ou lu ou vu en images ou vidéos, comment être sûr que cela est véritablement complet puisque nous n’en avons pas fait l’expérience directe, nous ne nous n'y sommes pas frotté ? Ce que nous en pensons, ce qui en est ressenti n'étant pas digne de l'expérience directe, vivante, n'étant en somme qu'intermédiaires. En quel lieu en nous-mêmes ces intermédiaires sont-ils stockés, sinon dans l’aspect mental fluctuant de la conscience ? Que resterait-il de nous-mêmes si tout ce qui n’est pas notre intrinsèque expérience vécue, éprouvée, se voit déduit ? Un vieil aphorisme demande : s’il existait une fleur que nul ne peut voir, comment savoir qu’elle existe ? En cet aphorisme, le mot savoir est l’obstacle interdisant de ressentir en profondeur la question, de la laisser se dissoudre puis de Voir la fleur et de se voir habité par un tonitruant éclat de rire.

Ainsi lorsque nous buvons un bol de liqueur de thé: le goût dû à la matérialité de la liqueur attise notre attention selon le plaisir ou le déplaisir. Ce goût est matériel. Puis la matérialité de la liqueur est avalée, et c'est à cette absence que se dévoile une nouvelle hauteur vaporeuse, une subtilité due à l'absence du corps même de la liqueur laissant pleine place à un nouvel Espace sans contours plein d'une nouvelle Présence éthérée.

C'est vers cela que tout être ayant entamé -sérieusement- une dite "recherche spirituelle" doit, en toutes circonstances se diriger, tendre vers: la Présence sans présence.

   © Serge Simonotti.

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Publié le 7 Décembre 2022

L'enseignement en esprit

en tant que blanc-seing envers soi-même.

         L’enseignement spirituel, par son originalité, est un signe de reconnaissance extérieur envers une intériorité méconnue. Un regard à travers la conscience humaine en direction de ce qui ne se connaît pas encore. L’enseignement spirituel, en esprit, n’est en réalité aucunement lié à une recherche spirituelle personnelle ! il ne s’adresse jamais au chercheur. Il est l’aide phénoménale envers une Intimation en autorévélation.

          Le processus de Connaissance ne naît pas de l’étude, de la pratique de rites, d’exercices ou d’une concentration face à un enseignant. Ce processus est invisible et impalpable, il intervient de lui-même au sein d’une Capacité Naturelle intime en lui offrant un « visage expressif à découvert ». Dire que l’enseignement spirituel  n’est qu’une émanation du chercheur peut apparaître comme une pensée bizarre…pourtant c’est bien ce qui se réalise…selon le degré de la Capacité Naturelle dont il est le contenant.

       Prononciation d’un certain nombre de paroles, d’exemples cités, un certain nombre de semences projetées en direction d’une terre intérieure bien en deçà des commisérations psychiques et sensitives, c’est-à-dire vaniteuses. De longs longs silences non d'intégration, ni de méditation, mais d'Écoute intime non pour faire participer à un processus de transformation, mais simplement pour dévoiler ce qui est déjà là

   © Serge Simonotti. Jardin de la Maison du Pain.

Là aussi ce tient une enseigne sans mots, sans sensations sans réflexions et qui ne s'octroie aucune importance. Une absence de soi en regard de ce qui ne porte plus de nom.

                

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Publié le 5 Décembre 2022

 Dans l’écoulement d’une conversation

 Chers amis, portons cette conversation aux confins de ce qui est ordinairement l’apanage des dîners : discussions en tous sens écartelées par une écoute relative submergée de propos personnels. Restons centrés sur un seul sujet l’enseignement spirituel. Qu’entend-on par enseignement spirituel ?

                    Retournons, si vous le voulez bien à la racine du mot « enseignement ». Un mot populaire de la famille du latin « sĭgnum » qui veut dire « marque distinctive », « sceau », « signal », et en bas latin « cloche » et « ce qui démontre, prouve ». Ce qui démontre bien une action extérieure à soi, une transmission d’un savoir qui serait de type scolaire. En grec ancien, didaskō « enseigner, instruire, tenir un discours ». Son premier sens est διδάσκω « instruction, précepte ». Les deux langues sont bien en accord et dénotent la possibilité, effectivement, que l’enseignement, par instant utile, prenne la tournure d’un « enseignement engagé ». Mais le grec nous porte plus loin, au cœur du propos. LOGOS, qui est rendu pour « enseignement » marque un niveau plus élevé. Il est d’usage en considération de l’Esprit. Il dénote la Parole essentiale issue d’un Vide souriant silencieusement. Ce substantif masculin n’est donc pas admissible en tant qu’instruction (instruire) dans le sens d’un savoir enseigné, mais dans celui d’une Réception sacrée non recherchée qui n’apprend rien et pourtant éclaire tout. Cela se nomme Connaissance. L’enseignement de ce type n’est donc pas une finalisation en vue d’un but, mais une ouverture constante, comme une rivière qui jamais n’atteint aucun océan.

                   Quant à l'adjectif « spirituel », n’est-il pas plaisant de voir qu’il est un dérivé de « soupirer », lui-même faisant partie de la famille du verbe latin SPĪRĀRE, c'est-à-dire « souffler », auquel se rattache SPIRITUS « souffle », « souffle vital (âme) ». En grec, le spirituel est le PNEUMA qui mène à SPIRITUALIS « de la nature de l’Esprit », « immatériel, qui n'a pas de corps ». Cela va-t-il nous mener à dire qu’un enseignement spirituel serait un moyen de nous faire connaître l’Esprit ? Mais vraiment, qui pourrait connaître l’Esprit sinon l’Esprit lui-même ? Par quel moyen le plus lourd peut-il connaître le plus léger ? Pas par un enseignement, un recevoir qui l’alourdirait d’autant plus, mais en cédant toute la place pour qu’apparaisse une grande légèreté, une impesanteur. Dans ce cas, il ne reste que l’Écoute ; non pas une écoute, ou mon écoute, mais l’Écoute impersonnelle qui de l’espace le plus vierge en l’être rend indifférent tous les filtres psychomythiques. Destitution naturelle (sans demandes, sans un désir notifié, quantifié) du plus lourd (ensemble des fractions psychiques). Or, pour en revenir à l’étymologie, dans la continuation de SPĪRĀRE on se heurte à SPĪRĀCŪLUM qui prend le sens de « soupirail », « ouverture ». Le « moyen » d'écouter en soi n’est donc pas un « enseignement spirituel », mais une « relation soupirail », une « relation d’Ouverture » qui permet de laisser passage à l’Esprit. Une relation créatrice d’Ouverture.

                    Mais il nous faut ajouter deux autres définitions à celle d’enseignement spirituel. C’est celles de « Voie spirituelle » et surtout celle de « disciple d’une Voie spirituelle ». Cela mène à un embranchement qui nous place devant un questionnement : faut-il être engagé sur une voie spirituelle et en suivre les enseignements, les pratiques, ce qui conduit à dire qu’il s’agit là d’une Voie extérieure, exotérique, ou est-il préférable d’être un authentique disciple d’un entendement spirituel soufflé à l’oreille par l’Esprit ? Dans ce cas ; il s’agit bien d’une Voie intérieure, ésotérique... à condition que l'écoute soi libre de tout savoir, de toute ingérence. À condition que nous buvions l'eau de notre propre puits.

             Dans le premier cas, la forme est essentielle ; dans le deuxième, la forme est simplement un moyen d’Ouverture, un soupirail laissant passer une légère lumière diffuse, la naissance d’une aperception, d’une intuition s’imposant d’elle-même. La forme est radicalement oubliée parce que devenue inutile, comme une paire de chaussures que l’on retire en rentrant chez soi parce que l’on en a plus un usage immédiat. Quand l’intuition s’élève, elle est le déterminant, la vérité (netteté) unique, la certitude d’un nouveau commencement, parce que rien ne fut vraiment avant elle. Cette Vision nouvelle deviendra une discipline de vie extérieure par l’entremise du service envers ce qui est écouté en soi. Il y a là une forme d’obéissance.

                      La différence entre les deux propositions est colossale. D’un côté la proposition d’une Voie (passage) déjà tracée allant d’un point à un autre, ce qui oblige à garder intacts dans le psychisme les concepts de temps et d’espace ; de l’autre la vastitude de l’Écoute intérieure, le rayonnement d’une Non Voie Globale, la tranquillité d’un Silence qui nous Écoute vraiment, nous Entend vraiment selon la loi de correspondance, et nous offre vraiment au niveau de ce que nous sommes vraiment...

   © Serge Simonotti  L'impossibilité d'une véritable transmission, qu'elle soit profane -  exotérique- ou sacrée -ésotérique/initiatique-; juste une conversation profane. 

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Publié le 5 Décembre 2022

Principe d'Abandon

                    De tout ce qu’il advient pendant la fructification et le mûrissement naturel, il ne convient pas d’en garder l’emballage. Une révélation (ce qui est réellement neuf) ne peut poindre que par ce qui est nouvellement né. Cela demande rigueur et attention sans cesse renouvelée. L’ancien démérite toujours du nouveau. Question d’équilibre qui permettra la stabilité, l’enracinement de la révélation et une propagation opérative. Ce qui est neuf, vierge, n’est justement pas une amélioration, une bonification ou tout autre aménagement de ce qui est ancien : changer les meubles de place dans un même appartement, ce n’est rien changer du tout ! Il est préférable de laisser se dissoudre les meubles anciens liés à un récit individualiste, se dissoudre la vétusté mentale due à l’acceptation sans contrôle de données étrangères automatiquement usagées (ne naissant pas naturellement en soi) (1), se dissoudre les croyances sans goût réel bien classées sur les étagères d’une mémoire encaustiquée qui ajoute ou retire selon les nécessités d’un équilibre psychique personnel. Banalité par acclimatation. L’incidence du concept de bonheur (2) prévaut en la conscience conventionnelle : nous ramenons dans notre nasse ce qui nous convient, ce qui nous rassure et sur lequel nous imprégnons la marque d’un tampon de vérité, nous devrions dire d’essentialité. À l’inverse, rien ne s’use s’il n’est goûté, consommé entièrement, si nous ne lui laissons pas la part belle le temps nécessaire à en sucer la moelle, quelle que soit sa qualité. Il s’agit bien ici d’une friction qui impose une résistance de ce qui était communément du domaine de la certitude. Si cela s’accomplit, l’importance accordée aux meubles anciens comporte sa complémentarité, l’inanité des convictions, des valeurs acquises, des croyances plantées dans nos sables mouvants, de certaines formes pensées assujetties à l’étage égocentrique des désirs et émotions, et par suite, à l’étage physique. Il y a rénovation naturelle en tant que complémentarité de l’usure. Ce qui nous est apparu essentiel pourrait bien s’avérer absurde, comme un mot que l’on répète de plus en plus vite perdant tout à coup sa signification.

C'est la part belle lors de l'application pratique de la Hiérokosmogamie.

 

(1) Cela demande une attention à soi hors norme. Pourtant, cette attention est indispensable.

(2) Le sens du substantif masculin bonheur, si de façon commune annonce une bonne fortune, un état favorable… tire sa racine de l’indo-européen *aweg- croître. Le véritable bonheur, c’est la croissance de soi en soi.

   © Serge Simonotti. Ce qui est  devenant l'ancien, puis visibilité de l'ancien et du neuf, puis sans cesse ce qui est neuf.

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Publié le 4 Décembre 2022

 

 L'illusion de la réalité de l'ombre lumineuse.

                    Qu’est-ce que la réalité dont chacun parle à sa façon ? Une interprétation continuelle du monde sous les feux de nos projections. Existence imaginaire, mais bien réelle dans l’enclos du mensonge mental. toutes nos lumières n'étant qu'ombreuses. Quel accouchement est le nôtre dans ce cas, sinon des rejetons stériles. La stérilité donnant naissance à la stérilité.

                    Il ne peut, en ce cas, y avoir d’enseignement spirituel (enseignement en Esprit) dans le sens de professer, de démontrer, d’instruire ; mais dans le sens de faire « re Connaître en soi » le contenu originel -Naturel- donc de n’indiquer aucune direction, c’est-à-dire aucun but, aucun aboutissement. Car ce qui est déjà, EST déjà. Cette non-marche se fait d’elle-même dans la solitude intérieure. Cela requiert d’offrir, de la part du Parlant un minimum de contenu. Cela laisse de la place à l’Intelligence de celui qui reçoit, l’Écoutant. Cette Offrande, pauvre en quantité, mais riche de son poids déséquilibrant est l'occasion de suppléer la normalisation sécuritaire instaurée par la tragédie générationnelle, un possible de réorientation, de réajustement ordonné des capacités personnelles menant à un agir global impersonnel, d’être saisi par une flamme dispensatrice d’une consumation échauffante, une langue de feu qui nous laisse vides de cette illusion cloisonnée qui a été « moi », moi sans l’autre, moi sans l’Autre qui pourtant n’est jamais l’Autre sans moi. Un véritable Nirvana ! Mais dans le sens étymologique de ce terme : extinction (de toutes pensées, sensations, volonté, quand celles-ci sont authentifiées comme étant personnelles, liées à un moi-commencement, un moi-premier). Aucun savoir personnel possible. Personne qui sait, personne qui ne sait pas.

                    Le drame (pour la plupart) se tient en cela : pas de participation possible. Alors, comment faire si l’on ne peut rien faire, surtout quand la participation à un travail spirituel implique toujours dans l’esprit du participant le fait de recevoir ce pour quoi il participe. Mais que pourrait-il recevoir qu’il ne se donne à lui-même ? Que pourrait-il recevoir sinon lui-même ? Recevoir de l’extérieur implique le fait de devenir de plus en plus étranger à soi-même, de plus en plus étranger à notre identitaire Nature Une commune. Chaque femme ou homme n’est pas un dépôt jouissant uniquement de produits non commandés. Chacun est la Nature même de l’Unité sensibilisée et la nature même de la complexité. En fait, chaque femme ou homme est fémininmasculin. Unité sensibilisée en deux égalités, ReposMouvement.

Quel intérêt d’apprendre à notre identité mortelle quoi que ce soit sans que soit reconnu l’état intemporel ? L’être s’approprie, dissèque et interprète et choisit ce qui lui convient. Vie vécue à moitié. Marche claudicante. L’Information Naturelle saupoudrée d’hypothèses psychiques convaincues d’une quelconque réalité devient une déformation supplémentaire qui éloigne davantage de l’immanence.

C’est bien cela qui est débusqué lors des Rencontres avec la Hiérokosmogamie.

   © Serge Simonotti. Couloir d'entrée de la Maison du Pain. Réalité fixe et illusion mouvante selon la lumière? Réalité globale ou illusion globale? Ou aucun des deux?

Tout est symbole dans la Maison, ceci afin de tenir en éveil dans l'espace des Rencontres. Mais l'habitude faisant, les symboles peuvent gagner en invisibilité, passer du sacré ésotérique au profane exotérique.

 

 

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Publié le 4 Décembre 2022

                   

L'oscillation fragilité/consolidation de la brillance de l'ego.

                    La seule vision de l’opacité psychophysique -imprégnation- fait oublier la transparence de ce que l’on peut nommer sans trop s’égarer l’Antériorité naturellement sensibilisée par degrés L’être psychophysique en tant que conscience conventionnaliste liée au Fantôme-moi -ego- lui-même amant du psychisme et de la pensée, fonctionne à la fois selon les règles dont il a hérité et selon celles qu’il s’est forgé au gré de ses -soi-disant- expérimentations personnelles. Il suit aveuglément la sente étroite, nommée par Grégoire de Nysse trace des chevreaux, balisée par le passage répété de ce qu’il perçoit comme ses prédécesseurs : l’illusoire expérience intime psycho-mythique et l’obéissance à des règles extérieures devenues habituelles (et justes). Sente sur laquelle il est maintenu (en toute liberté dira-t ’il), et qui quand vient le temps du Voir intuitif et de l’affranchissement, tente de le garder en place afin de maintenir bien enracinés les jalons, les repères entre lesquels il marche et qui indiquent les limites signalant la bonne direction. Ces limites auxquelles est accordée l’illusion du plus large espace possible. On se souvient des nombreuses interprétations du verset commentant l'égarement de la brebis de l’évangile et le fait que Yéshoua aille la rechercher pour la ramener dans le troupeau ! Nous avons appris, de source sûre, que dans un culte protestant, en Suisse, il y a de cela plusieurs décennies, il était enseigné qu’une patte de la brebis était cassée pour qu’elle ne s’échappe plus ! Si Yéshoua est, comme je le ressens, l’Esprit incarné n’accordant aucune dérogation superficielle à la pensée, il ne va pas rechercher la brebis pour la ramener dans le conventionnalisme, dans les limites de la trace des chevreaux, mais il l’accompagne, car tous deux sont l’Un, l’Universel illimité en Esprit. Cela ouvre le non-conventionnalisme -pas un anti-conventionnalisme-, un Oui inconditionnel à l’endroit de l’Intuition Naturelle sans opposition à l’égard de l’adverbe non, une obéissance non subjective et inconditionnelle envers la Beauté Naturelle et sans opposition en ce qui concerne les pensées transgressives. L’opposition consolidant toujours l’illusion.

                    De façon classique, la conscience standard -conventionnelle- est liée aux perceptions mentales -cerveau/pensée- et aux sensations créant ainsi une représentation de notre vie quotidienne perçue comme réelle. Le verbe transitif percevoir est issu du latin percipere, prendre ensemble, récolter, saisir. Les perceptions sont des agents de la conscience conventionnelle. Si l’on en reste à ce stade, les questions classiques couramment posées par celles et ceux qui s’interrogent sur leur raison d’être se recourbent sur elles-mêmes ne permettant aucun accès à ce que les choses sont intrinsèquement en elles-mêmes ? Les perceptions sont-elles indépendantes de celle ou celui qui perçoit ?  Sommes-nous en présence d’un cercle vicieux en lequel la conscience observatrice est changeante parce que les perceptions sont obligatoirement changeantes, parce que la pensée est sans cesse changeante ? Si oui, comment accorder une quelconque réalité au monde perçu ordinairement comme indépendant du sujet, et comment accorder une quelconque réalité à l’individu physico-psychologique que nous pensons indubitablement être ? Parce que nous nous percevons, nous nous persuadons que nous sommes ce que nous nous ressentons être. Où se cache la réalité ? Et y en a-t-il seulement une ?

© Serge Simonotti. Cathédrale de Metz. Les 33 degrés de la Sagesse gravés sur le petit portail. Les visages interchangeables de l'homme.

 

 

 

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Publié le 14 Septembre 2022

© Serge Simonotti.

Encore faudrait-il commencer à déterminer si l'âme est une chose, un climat ou une capacité.

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Publié le 14 Septembre 2022

© Serge Simonotti. Grande mosquée du Caire.

La légende dit bien "s'éprouver être de partout" donc, de nulle part en particulier. La particularité oblige l'application opérative du concept de distance. La croyance à l'identité personnelle élimine tout possible d'éprouver l'Identité Universelle en laquelle l'on est obligatoirement inclus. On le ressentira facilement, être inclus en cette Identité, c'est, en quelque sorte, "ne plus être". Que reste-t-il dans ce cas?

La Hiérokosmogamie plaçée au coeur du déterminisme non classique est concordiste.

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Publié le 14 Septembre 2022

©Serge Simonotti.

Une histoire d'Amour sans affects pas si facile que cela a laissé Vivre, quoiqu'il soit crié sur les toits. J'en suis témoin tous les mois lors des Rencontres privées. L'idée d'être (moi-je) essaie de comprendre l'incompréhensible ou se base sur des sensations intérieures qu'elle croit être sienne.

Une histoire d'Amour sans affect qui imbibe les corpus de toutes les traditions depuis "la nuit des temps". Et cette histoire n'a rien à voir avec un bien-être personnel quelconque simplement parce que la vie (qui est l'animé), est antinomique. Un corpus dit bien : il fait pleuvoir sur les bons et les méchants.

C'est cette histoire d'Amour sans affect qui sera le substrat invisible lors de notre si courte Rencontre des 1 et 2 octobre. Mais, ce qui est souvent refusé, c'est l'inconditionnelle nécessité pour que cette histoire (cette alliance) puisse, même légèrement, se révéler, de ne pas être caressé dans le sens du poil. La non-affectivité n'est pas un dessèchement, mais une neutralité permettant d'accéder puis de faire accéder à un espace autant lucide que possible. La Connaissance dénudée de la compréhension ordinaire est de l'ordre du DEUX-UN reconnu et authentifié (finement éprouvé) en un Soi en et hors soi.

Comme il a toujours été dit, la Hiérokosmogamie est une hypothèse foudroyante sans importance. Ce qui importe, ce sont les soudures, l'union intime au-delà d'un rapport au temps dont elle permet la révélation.

 

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Publié le 13 Septembre 2022

Hiérokosmogamie: hypothèse ou réalité?

Ce qui implique une réalité, ce n'est pas le fait de la présentation ou de la représentation de quelque chose, mais le fait d'entrer en communication avec elle. L'hypothèse Hiérokosmogamie n'est "réelle" que pour celle ou celui qui entre en communication avec elle. Il n'y a pas en cela -la communication- une quelconque "vérité". La communication (communicare: mettre en commun; être en relation) ne se soucie d'aucune compréhension puisque toute compréhension dépend entièrement des règles psychiques et connaissances intellectuelles personnelles: "je ne peux comprendre que par relation à ce que je suis ou pense être".

La communication se mue en une communion quand elle se voit éprouver la chose en question. Et c'est uniquement à ce stade  que celle-ci devient réalité non généralisée. C'est-à-dire réalité intime déconnectée des climats de conscience conventionnels, c'est-à-dire, déconnectée des règles programmées par l'institution spécifique à soi.

Puis, la communion se mue en un Entendement ouvert à l'apparition d'un évènement autonome nommé Point Antinomique engendré par la communion entre l'Écoutant et le Parlant et non par l'un des deux ou les deux.

 

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Publié le 9 Septembre 2022

   © Serge Simonotti. Images déposées.

Lors de notre Rencontre des 1 et 2 octobre à Paris, vous représenterez la thèse et moi (la Hiérokosmogamie) l'antithèse. La Hiérokosmogamie étant une hypothèse.

Ce serait une erreur de croire qu'il y aura une synthèse qui ne pourrait être qu'isolée. Il y aura Silence. Ce que je nomme l'évènement autonome dont ni vous ni moi ne sommes détenteurs. Et c'est de ce Silence plein qu'émane, parce que l'individu n'a rien rejeté, ni sa vision ni la nôtre, une Intuition Naturelle. Naturelle dans le sens de non né, et dans le sens du latin ontos, ontologique. une intuition qui s'élève de ce qui est Sans Fond, sans commencement.

il ne s'agira pas de choisir entre l'un et l'autre, le Parlant ou l'Écoutant, mais de garder les deux en étant lucide envers les deux pour éviter toutes dissonances.

​​​​​​​Nous développerons cela dans la première heure.

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